Pourquoi je vais faire le Tour du Monde

Depuis que j’ai rencontré ma fiancée, la fièvre du voyage m’a pris. C’est devenu si important pour moi que nous en sommes parvenus à la décision de partir un an voyager autour du monde. Bien que partir un an pour voyager autour de la planète soit de plus en plus à la mode, je pense que ça n’en demeure pas moins une expérience exceptionnelle. Les blogs, forums, vidéos et pages Facebook sur ce thème pullulent mais ça n’en fait pas pour autant une expérience anodine. Et surtout, ce n’est pas parce que de plus en plus de personnes le font qu’il faut s’empêcher de le faire sous prétexte de ne plus faire quelque chose d’unique.

En effet même si faire le tour du monde devient commun, ça n’en reste pas moins une décision qu’il faut avoir le courage de prendre. Et voici pourquoi :

 

C’est laisser sa vie de côté…

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Partir autour du monde, cela signifie tout abandonner pour un temps : travail, logement, famille, amis.

Eh oui, c’est une décision lourde de conséquences, mais quand on sait que c’est ce que l’on veut (voyager), ça devient tout de suite plus facile. Ça n’annule pas le sacrifice, non. Je suis conscient de ce que je fais. Mais déjà il y a deux principaux aspects à ce sacrifice : le professionnel, qui est à mon avis le plus facile à mettre de côté, bien qu’il va falloir tout recommencer plus ou moins à zéro en revenant. Et le social (famille et amis actuels, je ne parle pas des gens que nous allons rencontrer sur la route) qui lui est plus dur à laisser de côté, mais je me console en me disant que ce n’est que temporaire.

Voilà, c’est ce qu’il faut être prêt à mettre dans un côté de la balance.

 

…Pour mieux la découvrir

Et de l’autre côté de la balance, il y a tant de choses…Difficile de savoir par où commencer.

Un des aspects que j’attends avec le plus d’impatience, c’est d’aller à la rencontre de l’autre. L’autre qui n’est plus ni moins qu’une version de soi légèrement différente. L’autre qui à travers ses yeux si différents, voit les choses si différemment. L’autre qui va être en fait celui qui va vous les ouvrir. L’autre qui va vous enrichir d’une nouvelle vision, qui va vous rendre plus grand, plus ouvert, plus tolérant et aussi plus fasciné encore par la diversité des pratiques, des coutumes, des modes de vies qui coexistent sur notre planète. L’autre qui va vous pousser à vous améliorer, à être meilleur pour ce monde.

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L’autre, lorsqu’il s’agit d’un voyageur aussi, n’est alors pas si différent, car vous partagez votre intérêt pour le voyage, parfois davantage, et cela vous permet de vous connecter à un total inconnu. A mon avis c’est un des sentiments les meilleurs qui soit, ce partage avec une personne qu’on vient tout juste de rencontrer. 

La rencontre avec l’autre est donc une dualité : elle vous enrichit par les différences des deux êtres et elle vous connecte par leurs similarités.  

 

Bien loin d’être négligeable à mon avis est aussi la fascination que certains paysages peuvent exercer sur moi. Lors de ce tour du monde, j’espère pouvoir être émerveillé et ne faire plus qu’un avec l’immense beauté et grandeur de la nature. Des steppes mongoles aux Andes chiliennes, en passant par les forêts laotiennes, je veux me perdre dans des paysages dépassant de loin mes rêves les plus fous, mon imagination la plus délirante. Le fait de se sentir si petit, si insignifiant jusqu’au point de ne plus se sentir exister, faire partie de ce tout pour lequel on exerce une admiration sans borne. C’est le plus beau cadeau que la planète ait à nous offrir.

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Tout aussi important pour moi, la rencontre de soi-même et le dépassement de ses limites. Faire un trekking à l’écart de tout, par plus de 20 degrés le jour sans compter l’effort physique (et moins de 0 degrés la nuit à ne pas bouger dans son sac de couchage), ne plus sentir ses jambes tellement elles sont douloureuses, en avoir ras le bol de marcher, s’arrêter, se relever, continuer, avoir mal au ventre, s’asseoir, repartir, se rappeler pourquoi on est là, continuer. Toujours continuer. Continuer parce qu’on sait qu’on est bien là, malgré la douleur physique, que cette expérience de solitude avec la nature, d’efforts récompensés par le repos, quelques gorgées d’eau ou simplement l’admiration des paysages en vaut nettement la peine. Voilà ce que j’attends aussi de ce tour du monde. Savoir être seul face à soi-même, face à ses limites mentales et physiques et apprendre à se connaître car il ne reste aucun autre choix.

 

Mais en quoi est-ce différent d’un voyage d’un mois par exemple ?

Un tour du monde, c’est tous les éléments cités avant mais de façon plus poussée, plus extrême qu’un « simple » voyage de quelques semaines. Avec autant de temps alloué, il est possible de se perdre réellement, d’aller jusqu’au bout des choses. De vraiment se déconnecter de son petit monde, d’oublier jusqu’à ses racines, ses habitudes, son pays. Oublier de vérifier ses emails, oublier le prix de la vie occidentale, oublier le confort de son appartement, oublier les mets culinaires de son pays, et découvrir un monde de possibilités, découvrir les différents mondes au sein de ce même monde.

Revenir changé. Revenir complètement différent. Avec une trace indélébile dans le cœur et l’esprit. Ne jamais oublier cette expérience et vouloir recommencer le voyage.

 

Populaire, oui, mais unique

Donc oui c’est à la mode cette idée de tour du monde, mais ça n’en reste pas moins une expérience unique pour toutes les raisons expliquées ci-dessus. Unique car ce moment m’appartiendra à moi-même, parce que je le ferai à ma manière et à celle de personne d’autre. Unique parce que c’est tellement personnel contrairement au simple tourisme de masse. Il s’agit de changer ma vision du monde, de faire ma rencontre de l’autre, de m’émerveiller devant la beauté du monde, il s’agit de me rencontrer moi.

Voilà pourquoi, ma fiancée et moi allons partir pour un voyage d’un an, un an à apprendre la vie, le monde et l’humanité.

 

Not until we are lost do we begin to understand ourselves. Henry David Thoreau

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1 réflexion sur « Pourquoi je vais faire le Tour du Monde »

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