Comment j’ai découvert la source du bonheur

Quoique l’on lise, que ce soit dans la presse sérieuse ou moins sérieuse, économique ou culturelle, philosophique ou de loisirs, lorsqu’il s’agit de bonheur, on s’attache à en trouver une recette à partir d’éléments aussi variés et divers que le revenu (bien sûr), le lieu de vie, les relations sociales, la situation politique du pays, le climat, l’accès à la culture etc.

 

Le bonheur, une recette ?

Alors à partir de ces éléments on nous concocte des élixirs, dont on a grand mal à déterminer s’il y en a vraiment un qui marche. Certes, on en vient souvent à des conclusions telles que celle-ci : les pays en situation de paix, de prospérité économique, et d’un fort accès à la culture sont parmi les plus heureux. Seulement c’est une erreur grossière. Le bonheur ne se mesure pas avec un revenu, un accès facilité à la culture, ou un quelconque autre critère venant du contexte.

 

En tout cas, c’est ce que me fait dire mon expérience personnelle. En effet, il y a environ 10 ans de cela, encore en pleine jeunesse et au début de mes études, je me faisais effectivement une image du bonheur surtout déterminée par certains éléments de l’environnement dans lequel je m’imaginais : un appartement cosy et aménagé selon mon goût à Paris, un boulot dans lequel je pourrais avoir des responsabilités et bien gagner ma vie, des relations sociales régulières avec ma famille et mes amis, et une compagne avec laquelle passer de bons moments. Je vais vous avouer une chose : c’est plus ou moins ce qu’il s’est passé mis à part l’instabilité (changement de compagne, de lieu de vie, de boulot etc).

 

Tout est en vous

Seulement, ce n’est pas grâce à cela que je suis heureux, j’ai souvent eu l’impression de l’être, mais ne le suis vraiment que maintenant (attention je dis pas que j’étais malheureux ces 10 dernières années non plus, encore heureux). Certes, loin de moi est l’idée de dire que mon environnement, ma situation ne comptent pas dans ma vie. Ce n’est pas mon propos. En effet, je suis content d’avoir une compagne que j’aime, de bien gagner ma vie, d’avoir des responsabilités au travail, un appartement bien aménagé et confortable, et voir régulièrement famille et amis. Mais mon cheminement m’a amené vers autre chose ces derniers temps, et je dois vous l’avouer : je n’ai jamais été si heureux.

 

Et chose importante : ma situation ici à Genève ne me satisfait plus. Tant parce que je ne suis pas fan de la ville que parce que je me lasse de mon boulot. Et malgré ce contexte défavorable (que d’autres estimeront à l’inverse idéal, mais bon, chacun son truc) je suis parvenu au bonheur.

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Comment ai-je fait ? Quand bien même ma situation est censée être la clé du bonheur ? Du moins nous le fait-on croire. Je me suis concentré sur moi-même, sur le moment présent, et ai commencé ma deuxième vie. En réalité cela fait déjà quelques mois que la marche est en cours. J’en parle de plus en plus sur mon blog de mes choix de vie et comment celle-ci a changé. Mais là, je trouvais important de l’aborder sous cet angle, car bon nombre d’entre nous ont tendance à l’oublier : le bonheur se situe en vous, il ne dépend pas de votre environnement. Tout est à l’intérieur et non à l’extérieur. Cela rejoint l’idée qui vous évoquera sûrement une certaine sagesse, mais aussi un côté tout à fait utopique : qu’il faut savoir se contenter de ce que l’on a. J’entends d’ici les “Oui, mais tu comprends c’est pas si simple, c’est vrai que dans l’idéal ça devrait être comme ça mais…”. Ce fameux “mais” que tous les “réalistes” exploiteront jusqu’à la moelle. Si vous raisonnez ainsi c’est parce que le bruit tout autour de vous, ces informations qui vous embrouillent l’esprit, la société de consommation, l’éducation qu’on vous donne vous a fait croire que la clé était dans une bonne situation professionnelle, avoir une maison, une compagne/un compagnon etc. On vous a fait croire que le bonheur dépendait entièrement de votre environnement, que ce soit professionnel, familial ou financier. Mais savoir atteindre le bonheur, c’est à dire s’accomplir, être soi, ne dépend nullement de l’univers, de sa forme ou de ses couleurs.

 

Ok, mais comment faire pour atteindre le bonheur alors ?

 

Savoir atteindre le bonheur, c’est s’arrêter de penser deux minutes, penser au moment présent, au bonheur de se sentir en vie, de ressentir l’environnement, admirer ce que l’on a devant les yeux au-delà de tout critère esthétique (que vous soyez sur le mont Fuji ou enfermé dans une rame de métro), apprécier chaque détail de ce que l’on goûte (le pétillement de cette bière, le bleu singulier du ciel, la senteur du parfum d’une femme croisée dans la rue…), se dire qu’on est là, que le temps ne compte plus, qu’on est bien ici et maintenant. Le fait de se sentir, se dire qu’on est en vie alors qu’on pourrait très bien ne pas l’être. Se dire que c’est une chance et sourire béatement sans raison apparente.

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Eckhart Tolle, dans son ouvrage « Le pouvoir du moment présent » en parle en termes d’“être”, moi je l’exprimerais plutôt en termes de “ressentir”, mais pas tant d’un point de vue émotionnel que d’un point de vue spirituel. Même si ce bonheur spirituel se manifeste souvent matériellement par un bonheur émotionnel. La grosse différence avec un “simple bonheur émotionnel” étant qu’il peut surgir n’importe où, n’importe quand sans aucune condition préalable, et de ce fait est bien plus puissant et omnipotent car il cherche ses racines en profondeur, en vous. Imaginez un peu, vous avez le pouvoir d’être heureux, juste comme ça.

 

Lâcher prise

Mais parvenir à un tel bonheur intérieur, et réaliser qu’il ne dépend pas d’éléments extérieurs, c’est aussi être capable de lâcher prise. Admettre qu’il y a certaines choses sur lesquels nous n’avons pas d’emprise. Arrêter de pester contre le métro en retard, arrêter de pester contre la météo pourrie, arrêter de pester parce que vous avez le ménage à faire etc. Ce sont des choses inévitables ? Oui ou non ? “Oui mais…” Il n’y a pas de “oui mais” qui tienne je suis désolé. Vous ne pouvez rien y faire alors calmez-vous et pensez que cela pourrait être bien pire. Imaginez aussi les conséquences : est-ce si grave ? Posez-vous vraiment la question. Vous verrez que la réponse est négative. Moi c’est comme cela que j’y arrive.

Pourtant je suis/j’étais un râleur professionnel, un émotionnel qui a tendance à s’énerver ou rouspéter dès qu’un truc va de travers. Mon chemin est encore long, je le sens au fond de moi, et je le constate au quotidien. Mais je réalise aussi, et c’est la bonne nouvelle, que certaines fois je me contente de ce qu’il se passe sans broncher et avec un calme intérieur profond, tandis que quelques années auparavant cela m’aurait fait éclater.

 

Celui qui sait se satisfaire aura toujours le nécessaire. Lao Tseu

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