Pourquoi je veux devenir minimaliste

Vous avez vu, le nouvel iPhone est sorti ! (ou va sortir, je sais plus). Aller, dépêchez-vous de courir chez votre opérateur ou à la fnac, c’est l’iPhone 7, vous vous rendez compte ?

Il y en aurait 20, il faudrait toujours l’acheter de toute façon, c’est tellement essentiel à notre vie 😀

 

Plus, toujours plus

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A travers cette introduction quelque peu sarcastique, vous l’aurez compris, je cherche à critiquer notre société actuelle et ses travers. Bienvenu dans le capitalisme. Quel rapport direct avec le capitalisme ? N’est-ce pas plutôt juste une tendance récente dû au confort relatif dans lequel on vit en occident et qui consiste à s’équiper en tout ? Alors oui on cherche à s’équiper en tout, mais pourquoi ? Parce que c’est censé nous rendre heureux, tout simplement. Mais ce n’est bien sûr pas la vérité, du moins pas entière, je vous détaille un peu cela dans mon article « Consommer rend-t-il heureux ?« . Et pourquoi les entreprises cherchent-elles à nous persuader que cela rend heureux d’acheter, de consommer ? Pour vendre, évidemment. Pourquoi vendre, et surtout vendre encore et encore ? Pour gagner de l’argent. N’oubliez pas que dans « capitalisme » il y a « capital ». Pourquoi gagner encore et toujours plus d’argent ? Alors là en revanche, la réponse m’échappe. Avoir de l’argent est nécessaire, mais l’accumuler indéfiniment (si si, car c’est bien de cela dont il s’agit), cela m’échappe totalement. Ce qui ne m’échappe pas en revanche c’est qu’on est donc dans une fuite en avant, à toujours vouloir vendre plus, exploiter plus la terre et l’humain, sans limite posée, comme si on pouvait atteindre un infini alors que vous comme moi savons très bien que la terre et l’humain ont leurs limites.

 

Pourquoi le minimalisme ?

J’ai décidé de m’engager sur ce chemin et devenir minimaliste. Minimaliste pour moi c’est réduire sa consommation et ses achats, faire le tri dans ses affaires, vivre plus simplement et plus naturellement sans artifices inutiles.

En voici les raisons :

  • j’essaie de limiter l’impact négatif sur l’environnement et sur l’humain de la croissance infinie des richesses et la création d’objets et de services parfois au comble de l’artificialité et l’inutilité. C’est donc une démarche éthique, visant à améliorer le monde. Et non ce n’est pas de la prétention car je sais bien que c’est une goutte d’eau dans un océan, mais qu’est-ce un océan sinon une multitude de gouttes d’eau ?

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  • je suis persuadé qu’une extension qui tend vers l’infini des possessions matérielles ne rend pas plus heureux. Au contraire. Il s’agit aussi donc d’une démarche personnelle, visant le bonheur et le bien être. De plus, même en poussant la logique vers un réel minimalisme en limitant drastiquement ses possessions (ce n’est pas encore mon cas, je ne vais pas vous mentir), on réalise qu’on a besoin de très peu au final, ce qui veut dire que tout le reste nous a été vendu… pour rien. Mais comment je sais cela si je ne suis pas encore ce minimaliste que j’aimerais être ? C’est simple. En partant en voyage en backpacker. C’est le test qui vous fera réaliser que beaucoup de vos objets sont plus ou moins superficiels, voir totalement inutiles. Alors certes, en voyage nous n’avons pas exactement les même besoins (par exemple pas de besoin lié au déplacement pour aller travailler), mais tout de même. Quand je suis parti en Asie 2 mois, ma vie a tenu dans un sac de 50 litres. Si ce n’est pas dingue de se dire cela.

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Un parcours du combattant

Mais ce n’est pas aussi facile que cela en a l’air. Pourquoi ? Parce que nous avons peur. Vous avez peur, j’ai peur, nous avons tous peur. Peur de manquer de quelque chose, peur qu’il nous arrive un malheur… La phrase qui va vous venir à l’esprit est nécessairement « et si jamais? » ou encore « au cas où »… dont le résultat est sous vos yeux. Des objets à n’en plus finir, du shopping tous les weekends ou tous les mois, des produits « spécialisés » censés vous faciliter la vie mais qui la rendent juste plus complexe puisqu’au lieu d’un produit, vous en avez deux, voire trois ou davantage  (par exemple il y a la couverture avec manches, le sac spécial bouteille, la boite à chewing-gum, et plein d’autres encore).

Mais vous savez quoi ? Une fois débarrassés de ces choses inutiles, vous n’y penserez plus, vous les oublierez ! Pour l’instant vous continuez d’y penser car vous les voyez régulièrement, mais une fois hors de votre vue, c’est fini ! D’ailleurs rappelez-vous, la fois où avez fait un bon gros ménage de printemps et que vous avez retrouvé certains objets chez vous ? Vous ont-ils sincèrement manqués ? Apparemment non, sinon vous vous seriez mis en quête de les trouver…

Toujours pas convaincus ? Réfléchissez deux minutes, quel est la probabilité que vous ayez besoin de cet objet ? Proche de zéro ? Alors pourquoi le garder ?

Mettons que vous vous en débarrassiez, et que vous en ailliez en fait besoin. Pas de chance. Mais est-ce si grave ? Allez-vous être complètement démuni, malheureux et incapable de faire quoi que ce soit ? Rien n’est moins sûr. C’est l’idée que vous connaissez très bien de nom, mais n’appliquez peut-être pas autant que vous le souhaiteriez, qui consiste à relativiser. Quand tout va bien, on se fait souvent un monde de petites choses.

 

Oui c’est possible, et non je ne suis pas un ermite

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Non cela ne ressemble en rien à mon chez-moi

Voilà pourquoi je me lance là-dedans, même si ce n’est pas facile tous les jours, croyez-moi. Car il faut désapprendre tout ce que l’on nous a appris. Et réapprendre. Apprendre que l’on peut vivre autrement.

J’ai balancé la moitié environ de mes vêtements déjà (enfin balancé, je les ai donnés, hors de question que ça aille à la poubelle, certains sont quasiment neufs). Ce qui est dingue, c’est qu’ils ne me manquent absolument pas, moi qui fut il y a environ 7 ans de cela un admirateur de la mode.

Je commence à privilégier nettement la marche à pied par rapport aux transports en commun par exemple quand je suis à Paris ou en vacances. Pourquoi faire appel à un service de transport ? Pour gagner 10 minutes et perdre un peu de sa santé et du moment présent à admirer la vie d’une ville ?

Le shopping ? Un article tous les 3 mois environ. Et le tout après avoir mûrement réfléchi pour ne pas acheter un truc que je vais finir par donner/vendre/jeter si détérioré. Et ce même pour le plus petit achat qui soit, comme une paire de chaussettes par exemple ! Radical, certes, mais pour moi il s’agit surtout d’une question de cohérence.

Et je compte continuer avec le reste et je suis heureux comme ça. Car au final, ce n’est vraiment pas le plus important d’être entouré de tous ces objets et faire appel à tous ces services qui ne font en outre que détériorer indirectement l’environnement et les conditions de travail d’autres personnes. Le bonheur il n’est pas là, bien que ces objets puissent bien sûr participer au bonheur. Le bonheur il est en dans la capacité intérieure de se satisfaire de ce que l’on a.

 

Celui qui sait qu’assez c’est assez, en aura toujours suffisamment. Lao Tseu

7 réflexions sur « Pourquoi je veux devenir minimaliste »

  1. Bravo pour cette décision. Bon courage, car si la décision est difficile, le chemin est semé de gens qui ne nous comprennent pas, ou pire, nous prennent pour des dingues 🙂

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