Mes 7 citations préférées

Ce sont mes préférées car elles reflètent ma pensée à l’heure actuelle. Je les ai regroupées sous cinq libellés : oser, voyage, nature/culture, spiritualité, et mode de vie.

 

Oser

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« Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire » Confucius

Cette phrase a le mérite ô combien important et nécessaire de prévenir ceux qui entreprennent quelque chose, qu’ils n’auront pas tant à faire face à leur détracteurs qu’aux personnes qui sont en accord avec eux mais entretenant une jalousie éhontée (qui reflète en réalité la culpabilité non avouée de ne pas l’avoir fait soi-même) ni qu’à ceux, ô combien nombreux, qui restent passifs mais aiment à critiquer. On peut d’ailleurs facilement observer ces derniers sur les réseaux sociaux (moi y compris, cela m’arrive je l’admets), où la critique a été rendue tellement aisée caché derrière son écran. Il y ensuite bien sûr ceux qui critiquent mais agissent, mais ce serait là encore un autre débat. Comme quoi lorsqu’on fait quelque chose, l’adversité ne vient pas que du « camp adverse ». Un proverbe perse résume d’ailleurs l’affaire ainsi : « On ne jette des pierres qu’à l’arbre qui porte des fruits ». Mon but n’est pas de vous décourager, mais ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ?

 

« Quoique tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » Goethe

Celle-ci est difficile à appréhender, dans le sens où elle ne peut l’être que si on a au moins une fois, de façon plus ou moins intense, vécu, ou (pré)senti ce dont il est question. Je l’adore, car elle va à l’encontre du fatalisme, à l’encontre des prises de têtes et des excuses qu’on se donne souvent pour ne pas avoir à agir. Excuses qui sont là pour masquer notre peur. Goethe cherche donc à pousser les gens à agir et braver leurs peurs en relatant une expérience propre. Cela peut paraître sorti de nul part et irréaliste mais Goethe n’assure pas de résultat à toute entreprise, il n’assure pas que tout va être servi sur un plateau d’argent, non, il accorde simplement du génie, du pouvoir et de la magie à l’audace (ce qui, soit dit en passant, est déjà bien). En somme, il faut accomplir le premier pas, pour que beaucoup de choses se dénouent dans l’esprit. Choses qui restent nouées dans un esprit accaparé par la peur.

 

 

Voyage

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« Don’t tell me how educated you are, tell me how much you travelled. » Mohamed

A mon sens, le voyage ici n’est pas nécessairement à prendre au sens strict du terme mais peut l’être pris dans un sens plus large incluant l’expérience d’un individu en général, son expérience de vie. Car comme j’aime à le dire, la vie est un voyage. Ce que veut dire Mahomet ici est que les voyages d’une personne en dit bien plus que son éducation car le voyage forge bien plus que l’éducation. Enfin, c’est mon interprétation personnelle, mais je dois dire qu’elle s’est vérifiée pour mon cas comme je l’explique dans mon article Pourquoi 2 mois de voyage m’ont plus changé que 10 ans d’école. 10 ans d’éducation qui ont quasiment éclaté en deux mois de voyage…

 

Nature/culture

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« Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l’éducation. » Confucius

Confucius, par cette phrase de génie résume tout. L’humain est un et multiple. Oui la personne qui habite à l’autre du monde, parle différemment, mange différemment, pense différemment est mon frère. Oui nous le sommes tous, et non ce ne sont pas des balivernes de hippie déluré. Bien sûr que nous le sommes. Si l’éducation ne nous avait pas tant différenciés et n’avait pas mis ces barrières culturelles entre nous, nous sentirions-nous si différents ? J’en doute. Je ne dis pas qu’il faut abolir les différences, elles sont au contraire une richesse, mais il faut savoir aller au delà de cette barrière culturelle et nous rappeler qui nous sommes au fond de nous, sans ajout, sans culture. Il est vrai que discuter avec l’étranger se révèle parfois difficile, les quiproquos sont monnaie courante tant nos expériences différentes nous éloignent, car comme dit Lao Tseu : « L’expérience n’est une lumière qui n’éclaire que soi-même ». Ayant compris ceci, nous nous devons d’être plus tolérants à l’égard de cet étranger qui est aussi notre frère, et qui, ne l’oublions pas, est fait de la même chair.

 

Spiritualité

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« Le confort est une prison pour l’esprit, il affaiblit la chair et prive l’âme de son ardeur guerrière et de sa détermination. » Graham McNeill

Je trouve cette phrase fort bien dite, il n’en demeure pas moins, et je le concède volontiers, que je suis loin de vivre dans le dépouillement. Je ne vis pas non plus dans le luxe, certes. Je pense être d’ailleurs dans la moyenne, à l’exception que depuis plus d’un an maintenant, je consomme beaucoup moins et trie le superflu pour essayer de ne garder que l’utile et l’agréable, et me passer du reste. Je reviens sur ma démarche minimaliste plus longuement dans mon article Pourquoi je veux devenir minimaliste ? Car McNeill a bien raison, il est d’ailleurs dans la digne lignée de Thoreau : le confort matériel, l’encombrement d’une foule d’objets toujours plus nombreux, sensés soulagés nos maux, ne font qu’alourdir l’esprit et l’embourber jusqu’à l’impotence. Car n’osant se séparer d’eux par peur de le regretter, on les conserve tels des boulets à traîner à chaque pas. Quant à affaiblir la chair, cela paraît bien évident, ce n’est pas en restant assis sur son canapé que nos muscles s’entraînent à quoique ce soit, perdant ainsi peu à peu leur vigueur. La dernière partie sur l’âme est plus délicate à appréhender, mais je l’interprète ainsi : l’âme est l’intuition, l’envie. En-vie : il n’y a simplement pas plus puissant dans l’être humain que cette en-vie de vie. Ainsi elle est bien dotée de détermination et d’ardeur guerrière. Seulement peut-elle conserver ses qualités en étant claquemurée dans le confort ? Difficilement, car le confort ne fait que fermer des portes de l’univers auquel l’âme appelle à s’ouvrir. Bien qu’il ne faille pas nécessairement prendre cette citation au pied la lettre, c’est-à-dire se priver de tout confort, je pense que le principe est à retenir, car notre société actuelle a tendance à aller dans l’extrême inverse.

 

“La seule façon d’accomplir est d’être.” Lao Tseu

C’est on ne peut plus clair : ne cherchez pas dans un ailleurs imaginaire figuré tant dans votre esprit que dans les images envoyées par la société une façon d’accomplir, ne cherchez pas à atteindre un but, à vous rendre heureux par des biais purement matériels (c’est-à-dire par l’avoir). Ceux-ci sont juste des outils pour atteindre l’accomplissement, mais sans l’être ils ne sont rien. Sans même aller chercher un but lointain (tant dans le temps que l’espace), la seule façon d’accomplir et donc à mon sens de s’accomplir, d’être heureux immédiatement c’est d’être, de se ressentir, de vivre une forme de pleine conscience du moment présent et de tout ce qu’il a à apporter. J’en parle en détail dans mon article « Comment j’ai découvert la source du bonheur« .

 

Mode de vie

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« Passer ainsi presque toute sa vie à la gagner pour jouir d’une liberté douteuse durant la partie la moins précieuse de son existence » Henry David Thoreau

Cette phrase piquée dans Walden résume très bien nos vies au XXIème siècle : nous sacrifions nos plus belles années, celles dont sommes le plus à même de jouir à nous écorcher pour gagner durement de quoi se loger, se nourrir et mettre de côté pour nos vieux jours… Pendant lesquels nous n’aurons tout de même plus la même force mentale ni physique. J’ai bien conscience que bon nombre de personnes ne peuvent s’offrir le luxe de travailler moins à cause du système et doivent travailler plus que 40h par semaine pour payer le loyer. Mais pour les autres, ceux qui s’en sortent bien, à quoi bon toujours plus d’argent, si vous ne vous laissez que si peu de temps ou un temps si éloigné et de peu de valeur (la retraite) pour en profiter ? Ce rythme métro-boulot-dodo est en effet malsain pour la santé mentale et physique. Moins travailler permettrait d’éviter cet écueil et de mieux vivre sa vieillesse. Et accessoirement de profiter de sa jeunesse. Aussi vrai soit-il qu’il faut être un minimum prévoyant, comment peut-on perdre de vue que nous n’avons qu’une vie, et qu’à 70 ans, nous n’en profiterons certainement pas de la même façon qu’à 30 ? 

Quitter son boulot : la libération ?

C’est une page qui se tourne dans ma vie de bohème (ou presque). Adieu le CDI en Suisse, adieu l’appartement avec vu sur les montagnes, adieu le train-train quotidien emmerdant.

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Pourquoi je pars

Pourtant ça démarrait plutôt bien non ? J’étais censé me stabiliser, faire du fric en Suisse, trouver un boulot à responsabilité et monter en grade etc. Faire comme tout le monde quoi. J’ai commencé. Ça m’a bien plu un premier temps. Puis est arrivé ce projet de tour du monde. Dès le début sans une once d’hésitation j’ai eu envie de dire oui lorsque ma fiancée m’a proposé l’idée. Je savais que c’était de la folie (du moins selon les critères du commun des mortels), mais quelque chose au fond de moi, l’enfant fou et rêveur, l’enfant qui était constamment dans les nuages avait déjà dit oui. Le temps que le côté adulte digère l’idée, la retourne dans tous les sens, et le projet a été acté. Ma fiancée et moi allions partir, c’était bel et bien décidé. Cela voulait dire quitter mon boulot ? J’étais pas censé me stabiliser à l’origine ? D’un autre côté, il ne faut se forcer à rien. Si j’ai envie de partir, c’est qu’il faut partir. Peut-être qu’au final je ne suis pas fait pour me stabiliser, elle est là la réponse. En tout cas c’est bien dommage de quitter un boulot bien payé et pas désagréable, mais qu’importe, j’en retrouverai un comme je l’ai toujours fait. Ainsi, peu à peu, de sacrifice, la pensée de quitter mon poste à responsabilité en Suisse s’est muée en idée de liberté et d’accomplissement.

 

Fuir le train-train quotidien et prendre du recul

Parce que ma vision des choses a continué à changer au gré des vents et marées (ou plutôt au gré de mes lectures, visionnages et réflexions personnelles) et puis un peu aussi parce que mon travail commençait à ne me faire ni chaud ni froid. C’était la routine. Va au boulot, ramène l’argent, fais tes courses et continue comme cela sans te poser de question. Malgré cette indifférence relative, j’ai continué et continue toujours à travailler consciencieusement, non plus par intérêt (encore que j’essaie d’en trouver un, et y parviens parfois) mais davantage par pure conscience professionnelle, par respect pour mes supérieures, parce que je ne suis simplement pas un connard, peu importe ce que je pense par ailleurs du système et de ce qu’il engendre comme souffrance pour les salariés.

Et là vous aurez tôt fait de me dire, « comment oses-tu la ramener avec ton salaire Suisse ? » justement la question n’est pas là, même si j’admets être hautement chanceux d’avoir ce salaire et être plutôt bien loti, le travail salarié reste une aliénation par le capital. En effet, le travail salarié n’a rien d’épanouissant, il est tout juste bon à ramener son quignon de pain tous les jours à la maison. Vous allez alors me dire : « mais il y a des gens qui aiment leur travail ! ». C’est vrai, et tant mieux pour eux. Je ne mets donc pas en doute la capacité du travail en général à rendre heureux, mais bel et bien celle du travail salarié. La différence ? Le travail salarié par toutes les obligations qu’il créé, par les liens de subordination qu’il engendre enlève parfois la saveur du travail, le déshumanise et lui retire son âme : mensonge, manipulation, horaires strictes, trajet, lieux de travail, inconfort physique et mental, pression etc. Pour quoi ? Pour atteindre l’objectif (moneyyyy). Au final la rationalisation toujours plus poussée du capitalisme et donc des relations de travail tend vers un traitement du salarié comme une simple machine, ce que nous ne sommes à aucun égard. Grossière erreur.

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D’où mon sentiment de libération ! Libération du joug capitaliste (du moins en partie), libération de l’esprit et du corps de la condition salariée, qui me permettent de me tourner vers un avenir nouveau, parsemé de nouvelles embûches, mais aussi de plein d’opportunités.

 

Vivre sans regret

Ainsi se tourne une page, pour en ouvrir une nouvelle. J’ai même plutôt l’impression que c’est un livre qui débute à partir de maintenant.

L’impression que tout est possible, tout est faisable. Douce illusion dans laquelle je m’autorise à me bercer afin d’éviter de tuer un projet dans l’œuf comme moi et bien d’autres avons tendance à le faire à tout instant de notre vie. Histoire de ne pas venir me plaindre dans 50 ans, que « j’aurais dû faire ça ». Lorsqu’il sera trop tard. Comme dit l’expression populaire consacrée : mieux vaut avoir des remords que des regrets. Les erreurs sont inévitables. La preuve : malgré mon parcours jusque là plutôt conventionnel et ma peur de me lancer dans l’inconnu, j’en ai fait ! Donc à l’avenir je souhaite agir différemment. Car j’en referai des erreurs. Je me trouverai à certains moments au mauvais endroit, ou sans le sou, ou bien seul ou que sais-je encore… Mais cela permettra d’en tirer des leçons et d’avancer.

L’impression que les sentiers battus appartiennent enfin définitivement au passé, d’enfin reprendre ma vie en main et me poser les questions que j’aurais dû me poser il y a 10 ans. Tout bachelier devrait commencer sa vie d’adulte par un voyage d’ailleurs. Ne pas être immédiatement lié, voire attaché à un boulot ou à des études immédiatement sans aucun recul, juste parce que c’est la voie classique imposée par la société.

 

Somme toute, cette décision a tout chamboulé : ma vie, ma vision des choses et celle de mon futur. Ou plutôt l’inverse, tout a été chamboulé donc j’ai pris cette décision. Bref, je ne sais plus très bien (encore ce problème de la poule et de l’œuf), mais c’est curieux comment ce projet de tour du monde m’a guidé vers cette décision nécessaire, et comment au final, de décision difficile elle est devenue libératrice et m’a amené à comprendre plein de choses sur le monde du travail salarié et sur ce que je voulais faire de ma vie. Bien sûr, peut-être qu’un jour je devrai le redevenir, salarié, eu égard ou non à mes critiques acerbes. Mais tout cela m’a tellement aidé ! J’ai enfin réalisé que je n’étais pas fait pour me stabiliser ni pour rester attaché à un travail passivement simplement parce qu’il faut bien gagner sa vie. Certes il faut gagner sa vie, mais désormais je cesserai de me battre contre des moulins à vent en refusant d’admettre que je veux au fond de moi vivre en bohème : passer d’un boulot à un autre, d’une ville à une autre, d’un voyage à un autre…

 

Car qu’est la vie si ce n’est un long voyage ? Lark East

Il était une fois…

Aujourd’hui ce n’est pas tant un article que je souhaite partager qu’une histoire, que j’ai découverte dans le fameux (pour ceux qui s’intéressent au développement personnel) livre de Tim Ferriss, « La semaine de 4h »

 

Evidemment, le titre du bouquin est très racoleur, seulement, ne vous-y trompez pas, le type sait très bien de quoi il parle, car il parle d’expérience. Et ce livre est tout simplement un bijou, il fait d’ailleurs partie de mon top 5 des livres qui ont influencé ma vision du monde.

Cependant, ce dont je veux vous parler, ce n’est pas l’expérience et les techniques de Ferriss pour devenir indépendant et faire ce qu’il vous plait dans la vie sans attendre la retraite ou qu’un miracle se produise (quoique ce serait aussi intéressant, mais les résumés là-dessus pullulent sur le web). Non, je voulais vous partager une histoire qui est une morale de vie, un peu à la façon des contes enfantins ou des poésies de La Fontaine.

 

L’histoire

De grâce, ne prenez pas l’histoire au pied de la lettre, j’ai vu des gens échanger à ce sujet sur internet, je peux vous dire que ça ne volait pas très haut. La voici donc :

« Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.

“Pas très longtemps”, répond le mexicain.

“Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus?” demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’américain demande alors :  “Mais que faites-vous le reste du temps?”

“Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie”.

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L’américain l’interrompt : “J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires.”

Le mexicain demande alors :  “Combien de temps cela prendrait-il?”

“15 à 20 ans”, répond le banquier américain.

“Et après?”

“Après, c’est là que ça devient intéressant”, répond l’américain en riant.

“Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions”.

“Des millions? Mais après?”

“Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.” »

 

Mon interprétation

Mon interprétation personnelle est qu’il faut impérativement modifier notre rapport à l’argent, qu’il n’est pas l’ultime but. D’ailleurs c’est également celle de Ferriss.

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J’ai vu des cons (excusez-moi du mot) de businessmen (je n’ai rien contre eux a priori, Tim Ferriss en est un d’ailleurs, mais il n’est pas stupide, lui) sur le net qui interprètent l’histoire ainsi : « alors oui ça veut dire qu’il faut investir en bourse ou dans l’immobilier »… ben voyons, moi aussi je suis rentier/héritier, et moi non plus je n’ai pas d’objectif dans la vie à part accumuler de l’argent. Certes, c’est à chacun de l’interpréter selon sa vision du monde, seulement deux choses :

  1. Tim Ferriss cherche à modifier notre vision par cette histoire et non à faire à tout prix rentrer cette histoire dans une vision pré-établi, l’idée n’est pas que ça rentre à tout prix dans son cadre de pensée habituel, mais de penser « out of the box » comme on le dit en anglais. Mais bon, c’est bien connu, on préfère souvent son petit confort, car quel serait le prix d’une remise en cause ? Sur le court terme, c’est peut-être difficile psychologiquement, car on a peur de ne plus se reconnaître soi-même, de perdre quelque chose et de ne plus pouvoir revenir en arrière. Seulement, ce n’est pas ainsi que va le monde et fonctionnent les choses. Penser hors de la boite, c’est se libérer, et se hisser au-dessus de tout cela. Pas tout perdre, mais s’en détacher, pour mieux apprécier sa vie.
  2. Comme dit un peu plus haut, l’interprétation de Tim Ferriss, et il le dit clairement à plusieurs endroits du livre, est précisément que l’argent n’est le but, il n’est qu’un moyen. Qu’il en faut, certes, mais que sans temps (tout de suite et pas dans 20 ans) pour en profiter et sans idée de quoi en faire, cela ne sert à rien. Or les personnes dont je parle ont oublié, dirait-on, que l’argent n’est pas une fin, donc elles ont du lire Ferriss un peu trop rapidement. Je ne dis pas qu’elles n’ont pas de passion ou d’intérêt autre que celui-ci, je ne les connais pas. Mais l’argent, à mon avis, prend simplement beaucoup trop de place dans leur vie.

 

Tandis que la conclusion peut paraître évidente, on a bien vu qu’elle ne l’est pas pour tout le monde. Et quand bien même elle le serait, on serait alors tenté de penser « Quel est l’intérêt de cette histoire, si la conclusion est si évidente et connue de tous ? » Eh bien je trouve qu’elle est un très bon moyen de comprendre concrètement pourquoi l’argent n’est pas une fin. Car nombreux sommes nous à le prétendre, que l’argent n’est pas une fin mais un moyen. Mais à réellement l’appréhender, et encore mieux, à l’appliquer ? Tout de suite beaucoup moins nombreux. Et c’est là que repose toute l’utilité de ce récit à mon humble avis.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

L’argent, ah ! Fléau des humains ! Sophocle

Les 5 livres qui ont façonné ma vision du monde

Depuis les 3 dernières années environ, j’ai pas mal changé, ceux qui me connaissent bien s’en sont aperçus et me posent souvent des questions.

Alors j’ai décidé de leur donner une partie de la réponse. La réponse entière serait mieux bien sûr, mais c’est long et compliqué, alors on va y aller en plusieurs étapes.

 

A l’ouest rien de nouveau – Erich Maria Remarque

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C’est le livre qui a fait de moi un pacifiste convaincu. L’auteur réussi avec un talent fou à nous plonger dans la 1ère guerre mondiale et nous faire vivre ses affres et vices avec une vivacité et une imprégnation sans pareil. On ne peut rester de marbre après avoir lu ce bouquin. Pour moi c’est un vrai chef d’oeuvre.

Les arguments du style « oui moi aussi je suis contre la guerre mais tu comprends, parfois il faut….  » je les ai en horreur. Pourtant avant de lire ce livre j’étais un de ceux à les utiliser. Car l’humanité vaut mieux que ça, il n’y pas de place pour les « oui mais » lorsqu’il s’agit d’éthique, d’intégrité et de principes. Et comment ne pas avoir des principes plus hauts après avoir lu un tel livre ? On pourra me résister en prétendant « oui c’est affreux mais tu comprends… ». Non je ne comprends pas. Oui il y a toujours une explication aux guerres, je ne dis pas l’inverse, mais une explication est-elle une justification ? Pas à mon goût, sinon on peut justifier à ce compte tous les crimes de l’histoire. Lisez ce livre et vous verrez. Car non on ne peut pas comprendre les horreurs de la guerre. Non non et non, quelque soit l’argument que vous m’opposerez. La guerre c’est la déshumanisation.

 

Comment j’ai arrêter de CONsommer – Frédéric Mars

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Avec ce livre Frédéric Mars remet en cause notre frénésie consommatrice et tente de vivre avec moins. Frénésie ? Oui oui, même en pensant ne pas être obsédé par les weekends shopping ou les dernières nouveautés, vous avez forcément des réflexes consommateurs que vous ne remarquez même pas. Frédéric Mars s’y attaque méthodiquement et déconstruit toutes ces habitudes sur lesquelles on ne prend aucun recul.

Et c’est édifiant. J’ai moi même appris à regarder les choses différemment et commencé à changer mes habitudes. Ce livre n’est pas une bible et n’impose pas de règle. Mais il pousse à réfléchir et donnes des idées. Qui inévitablement amènent le changement, qu’il soit peu ou très important.

 

La semaine de 4h – Tim Ferris

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Ah Tim Ferris… Que dire. C’est un peu mon devenu mon gourou. Sans avoir révolutionné ma vie, il m’a apporté une vision bien différente de la vie et m’a nettement enrichi. C’est toujours agréable de sortir de sa boite pour penser en dehors. Pourquoi attendre la retraite pour profiter de la vie ? Pourquoi travailler de 9h à 18h en n’effectuant pas vraiment plus que si on travaillait que de 9 à 12h ? Pourquoi se rendre à son bureau tous les jours alors qu’avec une connexion internet une partie importante des professions peuvent se pratiquer chez soi ?

C’est, je pense, grâce à ce bouquin que je me suis (re)mis à écrire. C’est grâce à ce livre que je me dis désormais que peu importe si cela marche ou non, il faut essayer. C’est grâce à ce livre que je m’en moque de devoir quitter mon boulot pour partir en tour du monde, au contraire (vous n’avez pas idée), je suis heureux de quitter mon travail pour faire ce que je veux : voyager.

C’est avec cette lecture que ma deuxième vie a commencé.

 

99 Frs – Frédéric Beigbeder

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Le film d’adaptation vous est sûrement plus connu, pourtant le livre relate exactement la même chose, je trouve le film d’ailleurs étonnamment fidèle comme c’est rarement le cas. Lorsqu’on y pense, l’idée est peu la même que dans « Comment j’ai arrêté de CONsommer », mais à part cela les livres ne ressemblent que très peu.

Tandis que Mars nous fait un récit autobiographique de son expérience, Beigbeder nous conte une histoire dans laquelle il décrit le monde publicitaire. Ce qu’il narre est purement fictionnel. Fictionnel certes, mais en même temps si proche de la réalité. C’est ce qui en fait un livre choquant. On lit un roman, on se laisse aller sans trop réfléchir car après tout c’est juste de la fiction, n’est-ce pas ? Puis on se met à réfléchir et alors là ça nous frappe en pleine gueule : ce n’est pas une fiction mais la réalité pure et trébuchante.

 

Le pouvoir du moment présent – Eckhart Tolle

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Lorsque j’ai vu ce bouquin pour la première fois, tout de suite je me suis senti connecté, c’était très étrange. Il y a tout de suite eu un lien très fort, mais rationnel que je suis, j’ai tout de même feuilleté l’ouvrage avant de passer à l’achat. Et bingo, quelques semaines après avoir fini Tim Ferris, je me suis donc lancé dans ce livre qui semblait correspondre exactement à mon état d’esprit et à mes questions du moment.

C’est-à-dire que l’auteur découd et démonte toutes les croyances, non pas sur le monde, mais sur vous-même. Mais les deux sont en réalité liés étroitement. Liés par le fait que ce qui importe c’est le regard que l’on porte sur le monde, et non le monde lui-même. Car la solution est en vous et non ailleurs. Et le pouvoir il est là. Et il est immense. La solution ne repose absolument pas sur vos conditions matérielles ou vos relations. A partir de là, tout s’ouvre, tout ou presque semble possible. Au final, Tolle nous apprend à mieux à vivre avec nous-même et à nous rendre heureux par l’acceptation des choses telles quelles sont.  Ce qui ne veut pas dire qu’il faut tout accepter, attention, mais c’est là une autre histoire.

 

 

Savoir lire, c’est allumer une lampe dans l’esprit, relâcher l’âme de sa prison, ouvrir une porte sur l’univers. Pearl Buck

 

Comment j’ai découvert la source du bonheur

Quoique l’on lise, que ce soit dans la presse sérieuse ou moins sérieuse, économique ou culturelle, philosophique ou de loisirs, lorsqu’il s’agit de bonheur, on s’attache à en trouver une recette à partir d’éléments aussi variés et divers que le revenu (bien sûr), le lieu de vie, les relations sociales, la situation politique du pays, le climat, l’accès à la culture etc.

 

Le bonheur, une recette ?

Alors à partir de ces éléments on nous concocte des élixirs, dont on a grand mal à déterminer s’il y en a vraiment un qui marche. Certes, on en vient souvent à des conclusions telles que celle-ci : les pays en situation de paix, de prospérité économique, et d’un fort accès à la culture sont parmi les plus heureux. Seulement c’est une erreur grossière. Le bonheur ne se mesure pas avec un revenu, un accès facilité à la culture, ou un quelconque autre critère venant du contexte.

 

En tout cas, c’est ce que me fait dire mon expérience personnelle. En effet, il y a environ 10 ans de cela, encore en pleine jeunesse et au début de mes études, je me faisais effectivement une image du bonheur surtout déterminée par certains éléments de l’environnement dans lequel je m’imaginais : un appartement cosy et aménagé selon mon goût à Paris, un boulot dans lequel je pourrais avoir des responsabilités et bien gagner ma vie, des relations sociales régulières avec ma famille et mes amis, et une compagne avec laquelle passer de bons moments. Je vais vous avouer une chose : c’est plus ou moins ce qu’il s’est passé mis à part l’instabilité (changement de compagne, de lieu de vie, de boulot etc).

 

Tout est en vous

Seulement, ce n’est pas grâce à cela que je suis heureux, j’ai souvent eu l’impression de l’être, mais ne le suis vraiment que maintenant (attention je dis pas que j’étais malheureux ces 10 dernières années non plus, encore heureux). Certes, loin de moi est l’idée de dire que mon environnement, ma situation ne comptent pas dans ma vie. Ce n’est pas mon propos. En effet, je suis content d’avoir une compagne que j’aime, de bien gagner ma vie, d’avoir des responsabilités au travail, un appartement bien aménagé et confortable, et voir régulièrement famille et amis. Mais mon cheminement m’a amené vers autre chose ces derniers temps, et je dois vous l’avouer : je n’ai jamais été si heureux.

 

Et chose importante : ma situation ici à Genève ne me satisfait plus. Tant parce que je ne suis pas fan de la ville que parce que je me lasse de mon boulot. Et malgré ce contexte défavorable (que d’autres estimeront à l’inverse idéal, mais bon, chacun son truc) je suis parvenu au bonheur.

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Comment ai-je fait ? Quand bien même ma situation est censée être la clé du bonheur ? Du moins nous le fait-on croire. Je me suis concentré sur moi-même, sur le moment présent, et ai commencé ma deuxième vie. En réalité cela fait déjà quelques mois que la marche est en cours. J’en parle de plus en plus sur mon blog de mes choix de vie et comment celle-ci a changé. Mais là, je trouvais important de l’aborder sous cet angle, car bon nombre d’entre nous ont tendance à l’oublier : le bonheur se situe en vous, il ne dépend pas de votre environnement. Tout est à l’intérieur et non à l’extérieur. Cela rejoint l’idée qui vous évoquera sûrement une certaine sagesse, mais aussi un côté tout à fait utopique : qu’il faut savoir se contenter de ce que l’on a. J’entends d’ici les “Oui, mais tu comprends c’est pas si simple, c’est vrai que dans l’idéal ça devrait être comme ça mais…”. Ce fameux “mais” que tous les “réalistes” exploiteront jusqu’à la moelle. Si vous raisonnez ainsi c’est parce que le bruit tout autour de vous, ces informations qui vous embrouillent l’esprit, la société de consommation, l’éducation qu’on vous donne vous a fait croire que la clé était dans une bonne situation professionnelle, avoir une maison, une compagne/un compagnon etc. On vous a fait croire que le bonheur dépendait entièrement de votre environnement, que ce soit professionnel, familial ou financier. Mais savoir atteindre le bonheur, c’est à dire s’accomplir, être soi, ne dépend nullement de l’univers, de sa forme ou de ses couleurs.

 

Ok, mais comment faire pour atteindre le bonheur alors ?

 

Savoir atteindre le bonheur, c’est s’arrêter de penser deux minutes, penser au moment présent, au bonheur de se sentir en vie, de ressentir l’environnement, admirer ce que l’on a devant les yeux au-delà de tout critère esthétique (que vous soyez sur le mont Fuji ou enfermé dans une rame de métro), apprécier chaque détail de ce que l’on goûte (le pétillement de cette bière, le bleu singulier du ciel, la senteur du parfum d’une femme croisée dans la rue…), se dire qu’on est là, que le temps ne compte plus, qu’on est bien ici et maintenant. Le fait de se sentir, se dire qu’on est en vie alors qu’on pourrait très bien ne pas l’être. Se dire que c’est une chance et sourire béatement sans raison apparente.

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Eckhart Tolle, dans son ouvrage « Le pouvoir du moment présent » en parle en termes d’“être”, moi je l’exprimerais plutôt en termes de “ressentir”, mais pas tant d’un point de vue émotionnel que d’un point de vue spirituel. Même si ce bonheur spirituel se manifeste souvent matériellement par un bonheur émotionnel. La grosse différence avec un “simple bonheur émotionnel” étant qu’il peut surgir n’importe où, n’importe quand sans aucune condition préalable, et de ce fait est bien plus puissant et omnipotent car il cherche ses racines en profondeur, en vous. Imaginez un peu, vous avez le pouvoir d’être heureux, juste comme ça.

 

Lâcher prise

Mais parvenir à un tel bonheur intérieur, et réaliser qu’il ne dépend pas d’éléments extérieurs, c’est aussi être capable de lâcher prise. Admettre qu’il y a certaines choses sur lesquels nous n’avons pas d’emprise. Arrêter de pester contre le métro en retard, arrêter de pester contre la météo pourrie, arrêter de pester parce que vous avez le ménage à faire etc. Ce sont des choses inévitables ? Oui ou non ? “Oui mais…” Il n’y a pas de “oui mais” qui tienne je suis désolé. Vous ne pouvez rien y faire alors calmez-vous et pensez que cela pourrait être bien pire. Imaginez aussi les conséquences : est-ce si grave ? Posez-vous vraiment la question. Vous verrez que la réponse est négative. Moi c’est comme cela que j’y arrive.

Pourtant je suis/j’étais un râleur professionnel, un émotionnel qui a tendance à s’énerver ou rouspéter dès qu’un truc va de travers. Mon chemin est encore long, je le sens au fond de moi, et je le constate au quotidien. Mais je réalise aussi, et c’est la bonne nouvelle, que certaines fois je me contente de ce qu’il se passe sans broncher et avec un calme intérieur profond, tandis que quelques années auparavant cela m’aurait fait éclater.

 

Celui qui sait se satisfaire aura toujours le nécessaire. Lao Tseu

Pourquoi ma vie ne ressemble en rien à ce que j’imaginais il y a 10 ans

A l’aube de mes 30 ans (ok, bientôt 28 pour le moment), je viens seulement de réaliser une chose : que ma vie ne ressemble pas à celle de mes parents et certainement pas à ce que j’imaginais qu’elle serait il y a 10 ans de cela. Et elle n’y ressemblera pas non plus.

Enfin, il faut dire que la procédure est déjà bien entamée :  à mon âge mes parents étaient déjà mariés, j’étais déjà là, et leur situation était stable dans leur petit appartement à Paris.

 

Or quand je regarde ma vie, elle ressemble plutôt à ça : nouveau lieu de vie tous les ans environ, nouveau boulot qui va avec, voyages réguliers, et pas du tout envie d’avoir des enfants pour le moment. Autrement dit, c’est plus ou moins tout l’inverse de ce que mes parents ont fait. Quand j’avais 18 ans encore, je m’imaginais faire mes études, chercher un boulot, puis un appartement, me marier, devenir riche, puis devenir propriétaire, avoir des enfants et voilà. Cela s’arrêtait là. Alors c’est cool, je ne dis pas. Seulement cela ne ressemble en rien à ce qu’il s’est passé ou à ce que je cherche désormais. Et pourquoi ?

 

Avant c’était pour ça

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Initialement, il y a 3 raisons à cette trajectoire si instable et éloignée de celle que je m’étais imaginée :

1/ Je n’ai jamais su définir clairement ce que je voulais (enfin la réponse était souvent “tout”) et ça commence seulement enfin à prendre forme dans ma tête (si si à bientôt 30 ans). Ou quand bien même j’y parvenais, 6 mois plus tard, mon rêve était déjà différent. Résultat : j’ai bossé dans la vente, aussi bien que dans le webmarketing ; j’ai vécu à Chicago puis suis revenu à Paris et plus tard suis parti vivre à Lille ; j’étais avec une copine, puis avec une autre (non pas juste 3 ou 4)… et ainsi de suite. Donc niveau stabilité, on a vu mieux.

2/ Je ne m’écoutais pas assez et était trop influencé par une partie de mon environnement et de mon entourage. Je me lançais dans des projets parfois sur des coups de tête, sans savoir si j’en avais vraiment envie au fond de moi. Résultat : je me suis (fait) parfois baladé(er) de tous les côtés (au sens physique comme mental).

3/ J’ai rencontré ma fiancée il y a maintenant presque 4 ans, et elle a semé en moi une graine qui a grandi et initié des changements. J’ai commencé à penser différemment de lorsque j’étais adolescent ou jeune adulte, et ma vie a pris un tournant différent, notamment en prenant goût au voyage et à l’écriture.

 

Tout cela montre que mon manque de maturité d’une part et des influences d’autre part, m’ont bringuebalé dans un sens ou dans l’autre, mais pas forcément là où je m’y attendais. En somme, ma vie n’était pas comme celle de mes parents, mais ce n’était pas spécialement volontaire.

 

Mais aujourd’hui c’est pour ça

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Aujourd’hui c’est devenu un vrai choix de ne pas suivre le modèle de mes parents, ou plus généralement le modèle voulu par la société. Enfin en tout cas de moins en moins, je m’éloigne de plus en plus de ce modèle.

C’est pourquoi aujourd’hui je suis à Genève, demain je serai à Paris, et après-demain à l’autre bout du monde. Et ça me plait.

Jusqu’à maintenant j’ai essayé de coller au moule qu’on me présentait. Mais clairement ce n’est pas fait pour moi.

 

Notre génération dans son ensemble ne veut pas du modèle fourni par nos parents : on aspire à autre chose, le train-train métro-boulot-dodo n’est pas pour nous (dans notre majorité en tout cas). Et donc on fait plutôt cela : on remodèle le monde du travail (hiérarchie horizontale, télétravail, changement régulier d’emploi, création d’entreprise etc), on voyage, on manifeste notre inquiétude pour la planète, on lance nos propres sites internets (blogs, communautés) etc, . Et je rentre totalement dans ce cadre là. Je n’aime pas certaines des choses que les générations d’avant nous ont léguées à commencer par l’environnement nettement dégradé ou encore l’éthique qui s’éloigne de plus en plus des valeurs fondamentales au profit de l’argent.

Jusqu’à aujourd’hui cependant, je ne trouvais pas cela normal de m’éloigner de ce modèle et de cette vie bien rangée que je pourrais avoir. Jusqu’à aujourd’hui je culpabilisais et me disais que “plus tard” je m’installerai, que j’arrêterai de changer de boulot sans cesse, que j’arrêterai de voyager, que j’arrêterai d’avoir de nouveaux projets. Je me disais que ma situation était temporaire, qu’après je rentrerai dans le “droit chemin” (je grossis volontairement le trait, mais c’est quasiment ça). Parce que c’est ce que tout le monde le fait, parce que c’est ce que mes parents s’attendaient à ce que je fasse. Et ben non. Je suis désolé chers parents, chère société, mais j’ai décidé de suivre ma propre voie, car je crois l’avoir enfin trouvée. Il n’y a pas de droit chemin, il n’y a que son chemin personnel.

 

Désolés à tous ceux qui avaient des attentes : je vais continuer à changer de lieu de vie même si Paris restera ma maison pour toujours, je vais continuer à changer de boulot, en attendant de pouvoir exprimer qui je suis et gagner ma vie par un de mes projets. Ma vie est différente de ce que je m’étais imaginé, c’est certain. Mais désormais je l’assume entièrement et c’est mon choix car je suis heureux : je me suis enfin trouvé et je commence enfin à savoir où je vais.

 

If we were meant to stay in one place, we’d have roots instead of feet.  Rachel Wolchin

Comment on nous détourne de l’essentiel

Vous ne me direz pas le contraire : on est tous régulièrement allés faire un tour dans un magasin après avoir vu une publicité dans un magazine. De même, il nous arrive tous fréquemment de déconnecter notre cerveau en se connectant sur Facebook ou en regardant les sujets de fin de JT. Le rapport entre tout cela ? Notre attention a été détourné de l’essentiel, de ce qui compte vraiment dans notre vie, pour la porter sur des futilités, voir des stupidités.  

 

Mais tout d’abord, qu’est-ce que j’appelle “l’essentiel” ?

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L’essentiel pour moi et je pense au fond pour la majorité d’entre vous (je me permets donc de parler en notre nom) est le bien être intérieur, le bonheur, la sérénité et la liberté. Un état d’esprit rayonnant en somme. Cela passe souvent par une vie sentimentale épanouie, un cercle d’amis et une famille avec lesquels on peut passer du temps, une ou plusieurs passion(s) au centre de notre vie à laquelle on a tout le loisir de se consacrer et un corps en bonne santé. Ensuite il y a toutes les choses qui gravitent autour, je veux dire par là l’environnement plus étendu qu’au sens famille et amis : la (géo)politique, les droits de l’Homme, la société, la philosophie, l’écologie, l’économie.

Vous remarquerez que dans cet essentiel, je ne fais référence à aucun bien matériel, ni à la sécurité, ni aux divertissements.

Eléments pourtant ressassés en permanence dans la presse et les publicités.

 

Et en quoi sommes-nous détournés justement ?

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Nous sommes détournés comme dit au début de l’article par toutes sortes de communications, qu’elles soient publicitaires ou non. Par exemple, début juillet les médias ont adoré nous parler de la coupe d’Europe, oh que c’est intéressant ! Oh et c’est les vacances, que vont faire les juilletistes ? Pendant ce temps, la loi Travail (je n’entrerai pas dans le débat de pour ou contre même si vous vous doutez peut-être de mon opinion) rejetée par une majorité de la population d’après de nombreux sondages a été adoptée tranquillement et sans plus faire une seule vague dans les médias.

Vous voyez donc un peu en quoi nous sommes détournés. Et la mauvaise nouvelle c’est que c’est un phénomène qui a pris beaucoup d’ampleur avec l’essor des réseaux sociaux. Il y a de plus en plus d’articles très légers (fondamentalement je n’ai rien contre, mais quand il y en a autant, alors oui il faut s’inquiéter) et copiés d’un site à l’autre qui sont publiés. Les réseaux sociaux comme Facebook (pour ne citer que celui-là) permettent aussi à des publicités de passer pour des annonces non publicitaires ! Ainsi nous réalisons encore moins facilement que notre attention est détournée. On est au final sollicités de partout, par des choses plus inutiles les unes que les autres. La bonne nouvelle : vous pouvez tout de même y faire quelque chose.

 

Comment se recentrer sur l’essentiel

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Eh oui, c’est bien beau d’avoir détecté le problème, maintenant il s’agirait que je vous donne les tuyaux pour le résoudre. Pour se recentrer sur son bien être intérieur, sa famille, ses amis, sa santé et ses passions, il n’y a pas dix milles façons. Il faut tenter de se couper un minimum de ces divertissements (dans le sens originel du terme, donc « détournements », je ne dis pas qu’il ne faut pas s’amuser), essayer de s’écouter soi. Pour éviter les pubs, cela peut commencer par revendre sa télé (ou ne jamais en acheter), ne jamais prendre les catalogues des magasins, vous désabonner des newsletters, ou encore détourner votre regard des affiches publicitaires (bon là je dois bien reconnaitre, c’est pas forcément aisé). Concernant les médias, passez à la diète ! Je ne dis pas d’arrêter de vous renseigner ou d’être curieux bien entendu, mais de le faire de façon plus réfléchie. Essayez de cibler les articles ou médias qui vous intéressent vraiment et supprimez les autres, ne passez plus de temps à décortiquer un titre qui au final vous avait l’air plutôt stupide ou dénué d’intérêt.

Si vous mettez tout cela en place déjà, vous tenez le bon bout, car vous aurez fait du tri et cela vous permettra d’avoir une attitude plus proactive vis à vis des communications auxquels vous êtes exposés, plutôt que de vous laisser infliger des messages qui ne sont pas intéressants sans réagir. Mais pour réellement parvenir à vous concentrer sur l’essentiel, cela se passe en vous-même et non autour en réalité. Même si c’est effectivement votre environnement qui détourne votre attention, comme on l’a vu, il y a des éléments qui nous déconcentrent qu’on ne peut éviter. Alors il faut tout travailler intérieurement. Et se demander si l’information à laquelle nous sommes exposés est importante ou utile. En somme, demandez-vous “qu’est-ce que cela m’apporte ?” Vous verrez, la réponse est souvent négative. La seule chose à écouter inconditionnellement est celle-ci : votre cœur, vos intuitions, votre esprit au plus profond de lui-même sait ce que vous voulez. Cela peut paraître stupide dans un monde où la rationalité est le maître mot, mais pourtant vous verrez, c’est comme cela que vous vous élèverez au dessus de tout ça et vous rendrez heureux. On oublie tellement de s’écouter soi.

 

Ecoutez-vous !

Alors, vous vous êtes rendu compte de quelque chose ? J’en suis content. On ne paie pas toujours attention, on a tendance à se laisser aller et prendre ce qu’on nous propose sans même se poser la question de si cela nous va réellement ou non. Faut dire aussi qu’à force de se faire abrutir le cerveau par la télé et Facebook, ça devient plus dur de prendre du recul et de ne pas se laisser déconcentrer. Mais au fond de nous même, on sait très bien que ce n’est pas ce qu’on cherche, qu’on veut autre chose, qu’on veut mieux. Ça ne tient qu’à vous de vous concentrer sur votre désir profond, vos réels besoins enfouis au fond de vous même et ne pas vous laisser détourner par ces choses dont vous ne voulez pas en réalité.

 

« Panem et circenses »
Du pain et des jeux
et le peuple sera content,
il suivra aveuglément
les lois des seigneurs dieux.
Le peuple est-il content ?
Assurément,
il ne montre pas ses dents,
il aurait honte,
elles sont pourries.
Du pain il en a partout,
sous toutes ses formes,
pour tous les goûts.
Souvent même, il n’est plus à ses goûts
et il faut en faire des cendres
qui rempliront les déserts
au lieu de les nourrir.

Juvénal

 

P.S: dans le film Hunger Games, la nation s’appelle Panem. Ce mot tiré du latin signifie “pain”. Et que s’y passe-t-il ? Des Jeux. Ceci n’est pas du tout innocent, il faut lire entre les lignes 😉