Pourquoi et comment je me mets au naturel

La récente fusion des géants du poison de Monsanto et Bayer a fait couler de l’encre noire, voir très noire, et pour cause : l’un distribue les produits chimiques utilisés pour les plantations, l’autre les médicaments qui guérissent les maladies créées par le premier. C’est un peu grossir le trait, mais personne viendra pourtant affirmer l’inverse, je vous renvoie au documentaire « The true cost », où nous voyons les conséquences désastreuses des pesticides sur la population locale indienne qui crève en silence de diverses maladies.

Le point commun de ces deux entreprises ? Elles vous proposent des “solutions” toxiques qui sont tout sauf naturelles. Ainsi, moi comme de nombreuses personnes choisissent d’en revenir au naturel.

Eh non le naturel, ce n’est pas que le bio ! Eh non ce n’est pas non plus forcément aller vivre dans la cambrousse façon Into the Wild, encore que ça me tenterait bien de faire ça quelque temps un de ces 4.

Le naturel ça veut dire quoi déjà ? Je pense que la notion s’explique par elle-même en fait. Mais mon article n’est pas nécessairement axé écologie, l’idée en fait est de vous faire découvrir un mode de vie plus sain, plus naturel justement, un certain retour à la Terre et aux choses simples, mais néanmoins efficaces.

 

Pourquoi ?

Il y a 2 raisons principales à cela :

Pour ma santé :

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La nocivité de certains produits (cosmétiques, alimentaires, vestimentaires) n’est plus à prouver, pourtant ils sont toujours sur le marché ! Entre les études des différentes associations notamment les associations de consommateurs, nous avons suffisamment d’informations pour étayer cette affirmation. Ce n’est pas une simple théorie comme aimeraient à le faire croire les puissants lobbies des grand groupes industriels (tels que Nestlé, Mars, Mondelez, Kraft, Monsanto, Johnson & Johnson, Sanofi, Bayer, Procter & Gamble ou Unilever). D’ailleurs l’Europe dans ses heures de “gloire” (je veux dire par-là les fois où nos chers fonctionnaires européens ne se sont pas laissés corrompre) a tout de même interdit certains produits en raison de leur nocivité pour la santé comme les NPE dans les vêtemens (éthoxylates de nonylphénol, c’est un élément toxique et un perturbateur endocrinien). Généralement les effets des produits vont de la simple irritation aux perturbations endocriniennes et aux cancers. Ce n’est donc pas un sujet à prendre à la légère, et c’est pour cette raison que je me suis mis au vert et souhaite vous partager cette information.

Pour l’environnement :

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Toujours en raison de leur nocivité, les produits d’hygiène, les produits ménagers, les pesticides (utilisés à outrance en Union Européenne vu que les OGM sont interdits, enfin rien ne dit d’ailleurs que si les OGM sont autorisés cela va changer… la preuve aux Etats-Unis), les aliments (et donc les pesticides aussi dans le cas du non-bio), les vêtements sont loin d’être neutres pour notre planète. Mais pour en savoir davantage sur ces effets négatifs, je vous renvoie à mon article sur les conseils de protection de l’environnement. Savez-vous que 93% (oui vous avez bien lu) des fleuves et rivières en France sont pollués par les pesticides ? Je n’irai pas m’y baigner… Quant aux OGM, on peut ne pas voir le problème, mais il réside en cela : quid de la biodiversité ? Et comment faisait le monde avant ? Il se débrouillait. Alors on nous prétexte l’élévation du rendement, afin de nourrir plus de bouches (en réalité c’est évidemment une question d’argent, les multinationales ne sont pas devenues philanthropes) quand bien même la production alimentaire suffirait largement à nourrir la planète entière si elle était bien répartie. Encore autre chose : les éléments toxiques de vos produits d’hygiène et de soin, où vont-ils ? Dans les rivières. L’eau épurée dans les centrales prévues à cet effet ne l’est qu’à 90%. Certes c’est déjà bien, mais 10% de matière non organique dans les rivières (donc d’origine chimique) je trouve cela tout de même bien dégoûtant.  

 

Et jusqu’à preuve du contraire le naturel n’est pas nocif pour la santé lorsqu’il est bien utilisé et il ne l’est jamais pour l’environnement. Puis j’ai envie de dire, le naturel paraît plus naturel à utiliser au final, non pas que je rejette tout ce qui est artificiel (je me vois mal me séparer de mon ordinateur ou mon téléphone), mais aller dans cette direction me paraît une bonne chose, au-delà des arguments rationnels exposés ci-dessus, cela paraît simplement être du bon sens.

 

Comment ?

Cela recouvre pas mal de choses en fait :

Les médicaments :

Je ne prends quasiment plus jamais de médicaments (j’ai aussi la chance de n’être presque jamais malade), les seules exceptions sont lorsque j’ai un mal de crâne énorme et que j’ai passé la journée à essayer des solutions naturelles justement et que ça n’a pas assez bien marché (eh oui cela arrive parfois, rien n’est parfait). Néanmoins, il y a un produit Sri Lankais issu de la médecine ayurvédique qui s’appelle le Samahan et qui est d’une efficacité redoutable : un maux de tête ? Hop, c’est terminé ! Problème de digestion ? Fini ! Un coup de froid ? On n’en parle plus ! Un vrai miracle. C’est industriel, certes, mais fait de plantes et épices uniquement. Pas de produit de synthèse ou d’additifs bizarres qui ne font que s’attaquer aux symptômes et non à la source. Sinon il y a toujours les remèdes de grand-mère comme les inhalations avec des huiles essentielles ou des épices, les douches froides ou chaudes (en fonction de la situation), les décoctions ou infusions avec des huiles essentiels ou des épices.

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Personnellement je prends tous les jours une décoction à base de citron, gingembre et curcuma, c’est excellent pour le corps car cela renforce le système immunitaire et lutte contre le rhum, les maux de gorges, les allergies saisonnières, les nausées, l’indigestion, les douleurs ou spasmes, la fatigue etc. Sinon j’ai récemment testé le poivre de cayenne contre le mal de tête, en l’appliquant directement dans le nez (cela permet de faire effet quasi immédiatement). Ça pique (d’ailleurs dosez tranquillement, sinon bonjour les saignements), mais ça marche du tonnerre. En 5 minutes j’étais guéri. L’huile essentiel de menthe poivrée en massage sur les tempes ou le front marche super bien aussi contre la fièvre, j’ai essayé le weekend dernier. Enfin dernière pratique : je bois du thé vert tous les jours. Il brûle les graisses, lutte contre les maladies chroniques comme le cancer, le diabète ou l’arthrite, et ralentit le vieillissement de la peau grâce à ses effets anti-oxydants 25 à 100 plus puissants que la vitamine C ou E.

La nourriture :

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J’essaie d’éviter les aliments transformés, et cela ne recouvre pas que les plats préparés. Les aliments transformés ce sont ceux qui ne sont plus à leur état naturel, qui ont subi une transformation qui va du simple épluchage à l’ajout d’additifs (vous savez ceux qui commencent par E) pour épaissir, ou acidifier par exemple. Alors il m’arrive de pécher environ une fois par semaine en m’achetant une pizza (parce que oui la faire soi-même ça prend du temps, le temps que la pâte lève). Mais sinon, je m’en tiens au minimum : lait de soja français (donc sans OGM), quelques gâteaux, du chocolat, des yaourts au soja (français toujours), du fromage, du houmous et du pain complet. Mais j’ai dit adieu aux plats préparés, aux conserves, et tous les autres aliments trop éloignés de leur état brut. Pour un éclairage plus précis, je vous conseille entre autres cet article sur Atlantico.

Les produits ménagers et d’hygiène :

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Soit j’achète que des produits naturels (donc aucun produit chimique et souvent toxique d’ailleurs), soit je les fabrique moi-même à base de produits naturels. Je donne plus de détails dans mon article sur les conseils pour protéger la planète.

Les vêtements :

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Je boycotte H&M et compagnie depuis quelques mois maintenant, et fais des efforts pour laisser une empreinte la moins négative possible sur notre bonne vieille Terre. Déjà cela commence par réduire drastiquement mes achats, au lieu de 1 à 2 fois par mois, c’est devenu plutôt 1 à 2 fois tous les 6 mois, et au lieu de 3 ou 4 nouvelles fringues, c’est juste une ou deux maximum. Les marques qui proposent du coton bio sont de plus en plus nombreuses. On peut compter parmi elles, Ekyog (femme), Somewhere ou Komodo par exemple, et pour le sport en plein air, la marque la plus engagée que j’ai trouvée est Vaude (après tout cela paraît logique d’être habillé plus “naturel” en étant en pleine nature – je mets entre guillemets car cela reste en grande partie synthétique, mais sans PFC ou autres). La plupart de ces marques coûtent plus cher que H&M j’en ai bien conscience, mais l’excuse du prix est en fait fausse. Démonstration : t-shirt H&M basic tous les 2 mois, prix 10€. Cela fait 60€ par an. T-shirt Komodo basic tous les ans, prix 60€, cela fait aussi 60€ par an. Et vous le garderez bien plus longtemps que votre t-shirt H&M croyez-moi. Seul inconvénient “réel” si je puis dire : il va falloir réfléchir avant d’acheter car c’est sûr que 60€ d’un coup, ça reste plus que 10€ d’un coup. Mais bon, ça peut pas faire de mal, non ?

 

Alors vous passez quand au naturel ? Pour peu que vous soyiez un peu curieux et aimiez chercher l’information (je vous ai déjà donné des pistes, c’est un début), ce n’est pas si compliqué et c’est on ne peut plus sain, et pour vous et pour la planète ! Vous ne vous en sentirez que mieux physiquement et mentalement.

 

Ce qui est naturel n’est jamais disgrâcieux. Louis Fortin

9 conseils utiles pour protéger la planète

Voilà, je vous avais promis une suite, je vous la donne. La dernière fois j’ai cité des gestes simples et basiques, maintenant si vous voulez aller plus loin pour protéger notre environnement, je vais vous donner des conseils supplémentaires. Par contre, cela va demander de votre part un peu plus de temps ou d’efforts. Mais que voulez-vous, on a rien sans rien 🙂

 

1) Voyager sans avion

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Hormis l’attente nécessaire à l’aéroport, il faut reconnaître que prendre l’avion est bien plus rapide que les autres moyens de transport. Mais le problème est que l’avion a un très mauvais impact sur l’environnement en raison des émissions phénoménales de CO2 (je ne vous fais pas de dessin, vous aurez compris…en plus je dessine très mal). Heureusement il y a plusieurs moyens alternatifs pour éviter l’avion :

le train qui n’émet vraiment quasiment rien (bon il y a le problème de l’origine de l’électricité… si cela vient de source non renouvelable, c’est effectivement dommage) et est parfois un peu plus cher que l’avion

le bus qui émet un peu, mais vu que c’est divisé par une quarantaine de personnes ce n’est pas si grave et puis le coût de transport est nettement moins élevé. Les sociétés qui proposent ce service sont en plus de plus en plus nombreuses ! Pour n’en citer que quelque unes il y a OuiBus, Eurolines ou encore FlixBus

le co-voiturage, qui n’est pas non plus idéal pour l’environnement mais c’est toujours mieux que de voyager seul et puis le coût est également relativement faible. En plus sachez que Blablacar couvre toute l’Europe (bon avec plus ou moins de succès pour certaines destinations mais bon, le réseau est grandissant).

Alors bien sûr pour prendre le bus ou autre au lieu de l’avion, comme je l’ai évoqué au début, il faut avoir un peu plus de temps. Mais je vous avais prévenu : on a rien sans rien.

Ah une dernière chose : moi aussi quand je voyage à l’autre bout de la planète je prends l’avion, ce serait un luxe de pouvoir y aller loin en train, à pieds ou autre.

 

2) Fabriquer soi-même ses produits ménagers

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N’ayez pas peur, il n’y a rien à craindre, ce n’est en fait pas si compliqué que ça en a l’air. Les ingrédients ne sont pas si difficiles à trouver, et les mélanges pas si compliqués. On retrouvera souvent les mêmes ingrédients comme  le vinaigre blanc, le savon de Marseille (du vrai attention, vérifiez qu’il est bien constitué majoritairement d’huile), l’eau (bien sûr), toutes sortes d’huiles essentielles et le produit phare : le bicarbonate de soude. Le site de l’internaute, de cette blogueuse (super article je trouve, mais elle n’utilise pas de bicarbonate de soude) ou encore de consoglobe vous donnent quelques recettes facile à faire vous même et pour tous les usages. La plupart se préparent rapidement et ça marche super bien ! Sans compter que pour la première fois de ma vie j’ai kiffé faire le ménage ! Et pour sortir d’une logique consommatrice, je vous recommande d’éviter de faire un produit pour chaque pièce ou type de surface, la publicité vous a fait croire pendant des années que c’était plus sûr en jouant sur vos peurs, mais j’ai testé mon produit multi-usages sur mon plan de travail en cuisine aussi bien que dans ma douche ou sur mes plaques chauffantes, le résultat est probant (attention tout de même aux matières comme le bois par exemple).

Vous trouverez facilement les ingrédients en magasin bio ou pharmacie, et parfois en grande surface.

 

3) Acheter moins

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Cela rejoint un peu mon article “consommer rend-t-il heureux ?” qui prône non pas un mode de vie ascétique, mais du moins un état d’esprit plus réfléchi vis à vis des achats qu’on fait. L’idée c’est donc d’acheter moins (vêtements, électronique, décoration etc.. je ne parle pas de nourriture), si vous avez du mal avec ce concept, je vous conseille de vous y initier grâce à mon article 🙂 Mais ici je ne vous parle pas de le faire pour vous (encore que, ça aidera toujours) mais pour l’environnement. Acheter sans arrêt de nouveaux biens matériels ne favorise pas du tout la planète pour la simple et bonne raison que la plupart ne sont pas fabriqués dans des conditions respectueuses de l’environnement (usines qui rejettent des gaz, des eaux usées, des produits chimiques toxiques, transport par avion ou camion, ressources naturelles usées…). Pour creuser un peu, je vous conseille le documentaire « The true cost«  qui évoque le coût social et environnemental de la fast fashion (disponible aussi en streaming gratuitement en cherchant sur le net, mais chuut, je ne vous ai rien dit). Personnellement j’en avais mal au cœur, mais c’est des plus instructif. Et si vous voulez trouver des trucs concrets pour vous y mettre, j’ai trouvé cet article très intéressant sur Greenpeace. Alors si vous vous sentez capable de calmer vos ardeurs consommatrices, jetez-vous à l’eau ! Et en plus vous verrez que vous finirez par acquérir un peu de détachement par rapport aux biens matériels et aurez moins de pulsions “shopping”, sans pour autant être malheureux, au contraire 🙂

 

4) Jeter moins

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De même jeter n’est pas toujours la solution idéale. Savez-vous combien de déchets ménagers sont émis par habitant en un an en France ? Environ 370kg (les chiffres récents n’ont pas encore été publiés alors je ne m’engage pas trop, mais en gros c’est ça). Vous vous rendez compte du nombre de poubelles que cela représente ? Imaginez votre petite poubelle de la cuisine remplie des centaines, des milliers de fois ! Sans compter les gros objets, mais là j’imagine bien que c’est pas tous les jours que vous jetez votre canapé. Pour les objets tels que vos vêtements, vos meubles, vos appareils électroménagers, vos objets de décoration, si vous souhaiteriez les conserver, essayer de les réparer ! Si vous ne savez pas le faire vous-même, vous avez peut-être quelqu’un dans votre entourage qui saura le faire. Sinon vous pouvez toujours avoir recours à un professionnel. Vous pourrez me dire que cela coûte un peu. C’est vrai, en effet. Mais combien vous coûtera un objet neuf ? Et surtout combien cela coûtera-t-il à la planète que vous jetiez un objet encore utilisable et en achetiez un nouveau ? Si vous souhaitez en revanche vous séparer d’objets alors c’est une autre histoire. Certes, faire le tri c’est bien, se débarrasser des objets inutiles est une bonne chose en soi. Mais il y a d’autres manières de faire que de les jeter à la poubelle ou à la déchetterie directement. Mettez les en vente sur e-bay ou le bon coin par exemple, donnez les à des amis ou des associations pour les nécessiteux.

 

5) S’engager dans une association

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Parce que vous engager au niveau personnel ne vous suffit pas et que vous avez aussi envie d’agir à une échelle régionale, nationale, voir davantage, il est possible de s’engager pour une association vouée à la protection de notre planète. Cela tombe bien, le choix est large. Cependant, il est important en premier lieu de déterminer à la fois le domaine qui vous intéresse dans la protection de la planète s’il y en a un, et à la fois le temps que vous souhaitez y consacrer. En choisissant le domaine qui vous intéresse le plus, vous aurez déjà fait un grand pas, car cela vous aidera à choisir auprès de quelle association vous inscrire. Les plus connues étant Greenpeace (elle n’est pas spécialisée dans un secteur en particulier) et WWF (originellement vouée à la protection des espèces en disparition). Mais vous pouvez tout aussi bien devenir membre de Sea Shepherd dévouée à la protection des créatures marines, ou Pollinis qui s’engage en faveur d’une agriculture durable, ou encore la Fondation Nicolas Hulot qui n’est pas spécialisée dans un secteur en particulier. Ce ne sont que des exemples, mais une recherche sur internet vous offrira de nombreuses autres possibilités. Personnellement je ne suis pas bénévole car j’ai d’autres activités déjà à côté de mon boulot, mais je donne une petite somme tous les mois à Greenpeace.

 

6) Ne plus utiliser de produits de cuisine et ménage jetables

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Le produit absurde par excellence, qui est destiné à n’être utilisé qu’une fois ou un peu plus à peine. Vous vous rendez compte de la montagne de déchets non nécessaires que cela créé ? Alors oui c’est pratique de nettoyer une petit tâche ou essuyer un peu d’eau à l’aide d’un essui-tout ou encore d’emballer sa nourriture à conserver dans du papier aluminium. Mais pourtant s’en passer n’est pas si dur. Comment faisaient les gens avant ? Eh bien ils se débrouillaient, tout comme ils le font à nouveau de plus en plus. Il y a plein de petits gestes qui demandent un peu de préparation et d’habitude, mais qui évitent tous produits dont la durée de vie se compte en minutes ou en heures ou maximum. Par exemple vous pouvez utiliser des Tupperware ou des emballages en cire d’abeille pour la nourriture, c’est tout à fait hygiénique et cela conserve bien. Le papier cuisson peut être remplacé par une toile de cuisson qui est simplement à laver/rincer après chaque usage. Les essuie-tout et les lingettes sol Swiffer ou surfaces St Marc ? Pour le sol, il est temps de ressortir la bonne vieille serpillière. Pour les surfaces, ressortez les éponges et/ou utilisez des lingettes en tissu (donc non jetables contrairement à certaines marques dont je fus un temps aussi le client) que vous fabriquez en coupant un vieux torchon ou t-shirt. Il n’y a qu’à les laver régulièrement et le tour est joué. Et lavez-les à la main sinon ça fait vite beaucoup de machines et donc beaucoup d’eau, ça serait dommage de tout gâcher 🙂 Une fois tous ces produits fabriqués/achetés, vous êtes prêts !

 

7) Moins utiliser/acheter d’emballages

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Dans la même logique d’éviter les objets qui ont une durée de vie un peu trop courte, prendre des sacs (à la caisse ou même pour vos fruits et légumes) au supermarché ou dans les magasins non alimentaires, acheter des produits trop emballés est un geste à éviter. Heureusement que les sacs plastiques à usage unique sont désormais interdits en supermarché. Ces derniers ainsi que les magasin non alimentaires vous vendent désormais des sacs réutilisables, c’est une bonne chose, cependant il y a plusieurs qualités de sacs et pas toutes aussi bonnes. Il y a malheureusement toujours des sacs en plastiques (plus épais, autorisés et donc réutilisables, mais combien de temps ?), mais aussi des sacs en toile. Le mieux est d’en acheter un ou deux et le(s) réutiliser jusqu’à ses/leurs derniers jours. Pour les fruits et légumes réutilisez les sacs en papiers déjà pris la fois d’avant ou achetez un sac spécial (mais personnellement je suis plutôt pour la réutilisation que l’achat, c’est une manière d’aller jusqu’au bout). Pour ce qui est des emballages des produits en eux-même, favorisez si possible les produits distribués au gramme et à mettre directement dans votre propre sac (existe beaucoup dans les magasin bio). Jeter moins d’emballages et de sacs n’est donc pas difficile, il faut simplement une bonne dose d’organisation et d’habitude.

 

8) Prendre des douches froides

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Je sens que vous venez d’en prendre une psychologiquement rien qu’en lisant l’intitulé. Pourtant il y a un intérêt à le faire, je vous assure. Déjà une douche ça consomme pas mal de litres d’eau (des dizaines), mais en plus il faut la chauffer ! Autant d’énergie utilisée qu’on pourrait éviter. Trop difficile pour vous ? En été après une bonne journée de boulot, croyez-moi c’est plutôt l’inverse, après vous verrez si vous en êtes capables aussi en hiver. Et puis saviez-vous que c’est meilleur pour le corps ? Si l’écologie n’a su vous séduire suffisamment pour sauter le pas (oui, oui je le sens bien), alors peut-être votre santé et bien être le feront-ils : cela renforce votre système immunitaire, améliore votre circulation sanguine, désintoxique votre corps, calme votre stress, rend votre peau plus belle etc. L’impact écologique de chaque douche n’est certes pas gigantesque, mais vu que c’est un geste quotidien, cela pèse tout de même dans la balance.

 

9) Fabriquer soi-même ses produits d’hygiène

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Je commence seulement à me renseigner à ce sujet mais cela m’est venu car c’est dans la même logique que fabriquer ses produits ménagers qui est d’éviter de rejeter des produits nocifs dans la nature. Alors ici il faut dire que c’est un peu plus dur de trouver des informations, mais le principe de base est simple : le savon c’est principalement de l’eau (eh oui), de la matière grasse et de la soude caustique. Attention ! Si vous vous lancez là dedans, il faut manipuler la soude caustique avec beaucoup de précautions, c’est un produit dangereux : il y a des règles pour ne pas faire exploser votre appartement (j’exagère hein, mais c’est juste pour souligner qu’il faut faire attention). Le site Tout Vert ou le Journal des Femmes vous offre plus de renseignement sur la fabrication et les précautions. Parce l’hygiène c’est aussi les cheveux, vous pouvez fabriquer également votre propre shampoing. Et là, la recette est encore plus simple : du vinaigre de cidre et du bicarbonate de soude. Attention au mélange aussi, vous trouverez plus d’informations sur Comment Economiser et chez Améliore ta SantéPour éviter de sentir le vinaigre toute la journée, n’hésitez pas à rajouter des huiles essentielles. Et les dents ? On peut aussi faire soi-même son dentifrice. L’ingrédient star (comme souvent pour les produits de nettoyage en général) c’est le bicarbonate de soude. Ensuite vous rajoutez des huiles, de l’argile ou autre. Les sites Consoglobe ou Tout Pratique vous aideront.

 

 

A vous de jouer !

Voilà, ce sont mes conseils pour aider la planète, bien sûr si vous en avez d’autres n’hésitez pas, la liste n’est pas exhaustive, c’est ce que j’ai en tête, mais je suis certain qu’il existe de nombreux autres moyens de faire chacun un geste pour Mère Nature.

 

Quand l’homme n’aura plus de place pour la nature, peut-être la nature n’aura-t-elle plus de place pour l’homme. Stefan Edberg

10 conseils simples pour protéger la planète

Ça fait déjà un moment que vous vous dites que vous aimeriez vraiment faire quelque chose pour l’environnement ? Vous ne savez pas trop par où commencer, quels seraient les gestes simples du quotidien ? Tout cela vous a l’air compliqué et prise de tête ? Pourtant il existe quelques gestes simples et faciles, applicables par tous, sans se prendre la tête, il suffit juste d’y penser !

Attention, je ne prétends pas donner de leçon à qui que ce soit, moi-même je n’applique pas toujours ces conseils, on fait ce qu’on peut à notre échelle 🙂  Le principe étant de participer, et si vous vous sentez l’âme vraiment écolo, alors lâchez-vous et appliquez tout !

Voici 10 conseils faciles pour agir :

  • Raccourcir le temps de douche. Vous allez peut-être me rétorquer que cela ne change quasiment rien, mais savez-vous combien de litres d’eau sont dépensés en une douche ? 30 à 80 litres pour 5 minutes… Et ce quotidiennement. Ca commence à faire beaucoup. Mais qui prend vraiment une douche rapide ? C’est vrai que l’eau chaude sur son corps c’est bien agréable… mais est-ce nécessaire ? Ce n’est pas un très gros sacrifice cela, non ? Dans la même logique, on peut aussi ne pas laisser couler l’eau pendant qu’on se lave les mains mais juste pour les rincer
  • Se déplacer à vélo ou en transports en commun pour les trajets quotidiens.  Je vois d’ici les gens qui vont gueuler et dire « ah mais c’est facile de dire ça, mais vous croyez que j’ai le choix ? » Je vous l’accorde, si vous vivez éloignés d’une ville ou que celle-ci est mal desservie en transports en commun, vous aurez bien besoin de votre voiture. Ici je veux simplement faire part de mon expérience personnelle. Tous les jours (à l’exception de l’hiver où je me déplace en transports en commun) je me rends à mon lieu de travail à vélo. 10 km aller, 10 km retour. Non seulement je fais un geste pour la planète mais si l’argument écolo ne vous suffit pas, n’oubliez pas que j’économise 70 CHF (environ 64 €) par mois (prix de l’abonnement mensuel à Genève) et je fais du bien à mon corps. Sachez qu’aujourd’hui la plupart des grandes villes proposent un abonnement de vélo en location pour un prix dérisoire ! Et que votre employeur est tenu de vous rembourser la moitié de votre titre de transport.
  • Consommer moins de viande. Vous devez en entendre parler régulièrement, l’industrie de la viande contribue énormément à la pollution de l’environnement et au réchauffement climatique. Et au cas où vous avez peur de subir une carence alimentaire, je vais vous donner d’autres sources de protéines que la viande : les œufs, les féculents, le lait, le fromage, certains fruits et légumes (avocat, soja etc.) ou encore dans les fruits secs. Ce n’est pas une liste exhaustive, mais déjà force est de constater que ce sont des aliments de base (ok peut-être pas les fruits secs), qu’on mange quotidiennement. Si c’est plus par rapport au goût que ça coince, j’aime mieux vous dire que ce ne doit pas être un sujet d’inquiétude non plus : je suis moi même végétarien et depuis j’ai découvert nombre de nouvelles recettes délicieuses ! (rendez-vous sur Marmiton par exemple) Cela pousse indéniablement la créativité et fait découvrir de nouvelles saveurs. Il n’y a pas de quoi s’en faire, alors il n’y plus qu’à se mettre au vert !

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