Prêts pour le tour du monde ?

Tout d’abord je voulais dire que je suis désolé de ne pas avoir écrit depuis environ un mois ! Mais les divers préparatifs de voyage et occupations à droite à gauche ainsi que le manque d’inspiration m’en ont empêché depuis….

Dans tous les cas, à désormais 3 semaines du grand départ, la question de savoir si on était prêts m’est apparue légitime…

En effet, je réalise que pendant cette période de préparation, notre vie est belle est bien différente de celle que nous allons mener sur la route avec ma fiancée.

Et ce déjà pour la raison évidente que pour l’instant nous ne sommes techniquement pas sur la route et vivons donc dans un confort des plus appréciables. Chacun demeurant chez ses parents (elle en Autriche, moi en France), avec un accès à des douches chaudes, un bon lit confortable, de l’eau toujours potable à volonté, des moyens de déplacement pratiques et familiers, des vêtements propres et variés etc etc…. Cela paraît d’une évidence affligeante que d’avoir tout cela à disposition.

Pourtant, une fois partis, ce ne le sera plus.

 

Oui notre vie est bien différente pour le moment que ce qui nous attend au loin en Asie centrale et après.

 

Car nous sommes encore bien trop régulièrement suspendus à nos smartphones, à vérifier les news ou les notifications facebook, comme si cela avait une quelconque importance…

Car nous sommes à chaque fois excités d’aller acheter de nouveaux équipement pour le voyage… Alors que ce voyage justement est censé nous éloigné ne serait-ce qu’un temps soit peu de ces habitudes consommatrices devenues trop familières.

Je ne dis pas qu’il ne faut tirer aucun bonheur de cela, simplement qu’il y a plus important dans la vie, et que c’est précisément ce que nous sommes partis chercher pendant ce tour du monde.

Alors donc, cessons la culpabilisation, peut-être notre vie actuelle est-elle un peu superficielle, mais, dans notre esprit, en route nous le sommes déjà, rien que pour avoir décidé de partir, et donc de changer. Partir découvrir ce que nous sommes vraiment, ce que la vie a à offrir de mieux. Et l’essentiel c’est cela. Car ce qu’il y a d’important dans un voyage tant physique que spirituel, c’est le chemin, et non l’arrivée.

De toute façon, arrive-t-on jamais vraiment quelque part ?

 

 

Ce n’est pas le but qui compte, c’est le chemin. Valérie Guignabodet

Petit lexique de français Suisse

Suite à près de 3 ans passé en Suisse ou presque (je travaillais à Genève jusqu’alors mais résidais en France), je voulais vous livrer quelques mots qui pourront vous aider si vous souhaitez vous installer en Suisse ou simplement y faire du tourisme. 

Je ne traiterai que la Suisse romande (donc la partie ouest qui est francophone) car c’est là que j’étais.

 

  • Septante, huitante, nonante : cela paraît très bizarre pour un Français, cependant lorsqu’on y réfléchi un peu, c’est plus logique. On ne dit pas vingt-vingt ou trente-dix pour dire quarante, alors pourquoi soixante-dix ? Il doit y avoir une explication historique, mais il faut au moins admettre que la manière Suisse est plus cohérente. Attention par contre dans le canton de Genève on dit tout de même quatre-vingt… Du coup vous me direz, pour la cohérence on repassera.

 

  • Tout de bon ! : en Suisse on ne souhaite pas un joyeux anniversaire, ou une bonne continuation, non, on dit « tout de bon », c’est d’ailleurs un lexique partagé avec la Haute-Savoie. Cela vient à mon avis de l’influence germanique. En effet, en allemand on dit « Alles Gute » pour souhaiter un joyeux anniversaire, ce qui est la traduction littérale pour « tout de bon ».

 

  • Parquer : on vous demandera où vous êtes parqué pour savoir où vous êtes garé, encore une fois, je dois saluer la cohérence Suisse : normalement un garage est le lieu pour faire réparer sa voiture, voire en acheter une, pas pour la stationner (bien qu’elle stationne effectivement aussi dans un garage pour la réparation… d’où le lien j’imagine), et un parking le lieu pour la parquer. Logique donc.

 

  • Gentiment : bon a priori, ce mot, vous le connaissez. Sauf qu’en Suisse ça peut signifier autre chose. Le mot est effectivement utilisé pour dire par exemple que quelqu’un arrive tranquillement, sans précipitation. Ce qui est rigolo avec cette utilisation du mot je trouve, est le renforcement qu’il engendre du stéréotype (fondé ? 🙂 ) que nous avons à l’esprit du Suisse qui est plutôt lent dans ses actions. Je doute en effet que si vous allez à un rdv en France et qu’on vous demande où vous en êtes, vous alliez répondre que vous arrivez sans vous presser.

 

  • Service ! : c’est ce qu’un commerçant vous répondra par politesse lorsque vous le remercierez pour les renseignements qu’il vous a fourni par exemple. Plutôt que les classiques « je vous en prie » ou « de rien ». Quoiqu’on entende en France des « à votre service », mais c’est plutôt long, et nettement moins usité.

 

  • Natel : bon là je ne suis pas fan, car c’est un nom de marque… mais bon, il faut bien respecter les usages, car un langage reste un outil de communication, qu’on aime ou pas certains de ses mots. Pour en venir au mot en question, un natel est simplement un portable, un (téléphone) mobile. Mais Natel est à l’origine le nom du réseau mobile Suisse dont l’opérateur Swisscom possède désormais le nom de marque.

 

  • Une chiée : je ne l’ai remarqué que récemment mais c’est un mot utilisé en fait régulièrement pour évoquer « plein de », « tout un tas de » quelque chose. Au début j’étais, je dois le dire, un peu interloqué par cet usage, car cela reste un poil vulgaire à mon goût, mais pas choquant non plus. Peut-être les Suisses ne perçoivent-ils pas cela ainsi.

 

  • Sans autre : cela veut dire « sans chichi », sans se formaliser, de façon simple. 

 

  • Ça joue : alors cette expression est une des premières que j’ai entendue en Suisse et en Haute-Savoie y compris (que voulez-vous, les langues n’ont pas de frontières), j’étais un peu déconcerté au début, mais on s’y fait rapidement, car je trouve la signification assez logique. Cela veut simplement dire « ça marche » (ou tout autre variante, mais si je vous fais une liste, on en a pour un moment). D’ailleurs cette expression s’est taillée une place dans mon vocabulaire, on verra si cela reste une fois la Suisse quittée pour de bon.

 

  • Santé ! : vous allez me dire que vous connaissez, pas besoin d’aller en Suisse pour cela. Et bien si ! Car tout comme pour « gentiment », il y a un autre sens. Ce mot est à utiliser lorsque quelqu’un éternue, à la place de « à tes/vos souhaits » en France. Encore une fois, j’ai noté l’influence de l’idiome germanique, car en allemand on dit « Gesundheit! » lors d’un éternuement, ce qui est, une fois de plus, une traduction littérale.

 

  • Séance : jamais deux sans trois. Oui, encore un mot qui est utilisé en Suisse différemment qu’en France. En Suisse on n’est pas en réunion mais en séance. Le sens du mot en Suisse reste donc lié à celui en France, mais diffère tout de même.

 

  • Faites seulement : c’est une expression de politesse pour dire « je vous en prie ». Mais rien à voir avec le sens « de rien » puisqu’on retrouve une injonction dans les deux cas, indiquant à l’interlocuteur de procéder sans se gêner.

 

  • C’est tout bon : plutôt que de dire simplement « c’est bon », les Suisses, tout comme les hauts-savoyards disent « c’est tout bon », allez savoir pourquoi, peut-être qu’un simple « bon » n’était pas assez à leurs yeux. En tout cas j’ai chopé le virus et rajoute désormais depuis un moment un « tout » à tout ce qui est bon.

 

  • Maturité : encore un piège : cela n’a rien à voir avec la maturité d’un adolescent au sens où on l’entend en France (encore que, ça doit sûrement venir de là). Cela correspond tout simplement à l’équivalent du baccalauréat en France. Une fois de plus, c’est l’influence germanique qu’on ressent ici, car en allemand, le bac se dit « Matura ». Par contre, ce qui est intéressant, c’est que seulement les germanophones de Suisse ou d’Autriche disent Matura, en Allemagne c’est le mot « Abitur » qui vient remplacer la maturité.

 

Il y de nombreuses autres expressions ou mots à connaître pour comprendre et se faire comprendre en Suisse, mais je voulais juste lister ceux que j’ai entendu et/ou utilisés au quotidien. Si vous souhaitez compléter, de nombreux sites ont des listes plus longues (mais avec une simple traduction, sans explication), il suffit d’aller voir sur Google.

Bref, tout un monde la Suisse, l’apprentissage des particularités du français Suisse fût pour moi tantôt amusant, tantôt surprenant voire déconcertant. Dans tous les cas, il est toujours intéressant de remarquer par le biais de la langue les différences culturelles.

 

 

Connaître une langue à fond cela signifie connaître à fond le peuple qui la parle. Georg Christoph Lichtenberg

C’est quoi un tour du monde ?

Mon tour du monde avec ma fiancée approchant à grand pas (on part début août), je commence à y penser de plus en plus après la retombée faisant suite à la grande décision. Et je me suis interrogé plus en profondeur qu’avant sur ce que cela signifiait exactement que faire un tour du monde (j’avais en effet déjà écrit un article à ce sujet).

J’ai réalisé qu’il y a plusieurs façons de voir un tour du monde. Et bien sûr il n’y en a qu’une de « valide » selon moi.

 

Ce que ça n’est pas

Ce n’est pas une course, une collection de pays sur une liste. Ca va peut-être vous faire rigoler, mais certaines personnes le voient comme cela. Dans son livre « L’homme qui voulait voir tous les pays du monde » André Brugiroux, un célèbre globe-trotter décrit la rencontre d’une jeune femme qui était fière d’annoncer le nombre de pays qu’elle avait « faits ». Déjà, je n’aime pas dire qu’on « fait » un pays. Enfin moi-même j’utilise encore couramment cette expression, mais je trouve cela totalement déplacé en réalité et cherche à m’éloigner de cette mauvaise habitude langagière. Parce que cette idée de « faire » un pays rejoint précisément l’idée d’une liste avec des choses à rayer. Le but étant d’en faire un maximum. Ridicule. On en oublie la saveur, on en oublie pourquoi on est là, à toujours courir après la prochaine destination, sans même avoir eu le temps d’ouvrir les yeux sur là où on était à l’instant. Pour preuve du ridicule, la jeune femme évoquée par Brugiroux passait seulement une poignée de jours par pays, afin de pouvoir ensuite prétendre être la plus jeune personne au monde à avoir « fait » autant de pays. Absurde.

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Ce n’est pas un concours photo Instagram. Vous savez ce genre de photos qui rendent morts de jalousie tous les suiveurs d’un-e célèbre voyageur-se sur Instagram. Ce que vous ne savez pas c’est l’envers du décor. Les heures passées à choisir le lieu idéal, comment cadrer la photo, le filtre à utiliser, la tenue du protagoniste, la pose du protagoniste, etc etc. Ca n’en a pas l’air comme ça, mais c’est du boulot, et c’est loin d’être aussi détendu que la photo le laisserait suggérer. Et ce encore une fois, au détriment de l’instant présent, au détriment de la découverte réelle d’un pays, d’une culture et de bien d’autres choses. Je ne dis pas que prendre des photos est interdit ou stupide, loin s’en faut. Mais se faire bouffer par sa dépendance aux réseaux sociaux alors qu’on a la chance de pouvoir vraiment vivre quelque chose d’extraordinaire m’attriste au plus haut point. La situation diffère légèrement si c’est dans le cadre professionnel (les blogueurs et autres qui vivent de leur voyage), dans le sens où c’est leur gagne-pain et non une vulgaire addiction. Mais l’empiétement des réseaux sociaux sur la partie immersion, découverte et expérience du voyage a également lieu, certains nomades admettent d’ailleurs eux-même volontiers le tort que cela peut leur causer.

Ce n’est pas une année sabbatique et après tout s’arrête. J’ai même rédigé un article « Le voyage comme mode de vie, un rêve ? » pour illustrer mon anticonformisme à ce sujet. Le tour du monde c’est le début d’une nouvelle vie, pas une simple parenthèse avant de retrouver « la vraie vie ». En effet, qui a décidé pour moi ce qu’est la vraie vie ? C’est tout de même incroyable ça que de se laisser dicter ce qui est vrai ou non, chacun a assez d’esprit critique pour pouvoir juger pour soi. Ce n’est pas parce que voyager en permanence reste peu fréquent dans notre société qu’il relève pour autant du domaine de l’extraordinaire ou du surnaturel. Bien sûr que tout n’est pas faisable, mais de là à dire non avant même d’avoir essayer… Quel dommage.

 

Ce que c’est vraiment

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Un tour du monde, qu’on l’entende par le fait de parcourir la circonférence de la terre ou par le fait d’en parcourir tous les pays, c’est d’abord et avant tout une expérience humaine. J’ai lu sur certains blogs ou pages Facebook de nomades que faire un tour du monde, c’est faire un tour de soi. Et je ne suis on ne peut plus d’accord avec cela. Ce n’est donc pas tant une rencontre des autres ou d’autres cultures que de soi-même (j’évoque la rencontre de l’autre et d’autres cultures dans mon article Pourquoi je vais faire le tour du monde ?)

Dans tous les cas, c’est bien cela que je chercherai lors du voyage. Découvrir mes limites, mes réactions face à des problèmes et des situations tant inattendus les uns que les autres, ouvrir mon esprit face à des choses que je n’aurais jamais imaginées dans mon confort quotidien. A cet égard, de façon générale, le voyage physique, l’acte de se déplacer est donc un voyage en soi-même. Apprendre à se découvrir, apprendre qui on est pour s’améliorer.

Il s’agit donc de se découvrir pour enfin réellement être soi. Car combien d’entre nous, moi compris jouons trop souvent des rôles ? Peur de blesser l’autre, peur d’être rejeté etc. Ce sont ces peurs souvent inconscientes, mises en exergue par la société qui nous donnent envie de rentrer dans le moule, faire partie d’un groupe, suivre la tendance etc. Dans une vie humaine c’est souvent : grandir, se rebeller, faire des études correctes, « s’assagir », trouver un boulot stable, rencontrer quelqu’un, devenir propriétaire, faire un enfant… attendre, mourir. Le problème il est là : « s’assagir ». Non pas que nous devrions rester d’éternels enfants ou adolescents. Mais nous ne devrions pas renoncer à nos rêves, nous devrions suivre nos intuitions infantiles. Car pour moi, un enfant, étant donné qu’il n’est pas encore formaté par la société est beaucoup plus spontané, il sait être lui-même, sans voile, sans faux-semblant ou attitude surfaite, il sait ce qu’il veut au fond de lui. Devenir adulte, au final, c’est savoir adapter ses envies à la « réalité » de la société. Mais c’est malheureusement souvent synonyme de sacrifice en réalité irrationnel et empêchant une personne d’être heureuse. Bien sûr qu’il faut être conscient de la société et de ses règles. Mais cela ne doit pas signifier sacrifier ses envies réelles puisées au fond de soi pour cela ni y cacher sa personnalité.

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La société nous amène à rentrer dans des cases bien souvent trop petites et ne permettant pas à un être de s’épanouir tranquillement. Il devrait y avoir autant de cases que d’êtres humains sur cette planète, ou même, pour pousser la logique jusqu’au bout, plus de cases du tout ! Car classer, c’est délimiter, délimiter c’est enfermer, emprisonner, et donc restreindre, diminuer et appauvrir. Certes, classer, nommer, catégoriser est d’une grande aide pour organiser la société et notre vision du monde. Mais cette manière de faire n’en reste pas moins une grossière approximation, capable d’ailleurs de conduire aux pires amalgames et préjugés irrespectueux de la singularité de chaque être.

 

Et partir autour du monde, se libérer de ce carcan, c’est à mon sens, pour moi, le meilleur moyen d’atteindre mon bonheur. Me rencontrer moi, libérer mon esprit de toute règle non formelle (donc règles qui ne sont pas la loi mais que nous respectons tout de même) et de cette façon m’épanouir.

 

Qui mieux que vous sait vos besoins ? Apprendre à se connaître est le premier des soins. Jean de La Fontaine

Le voyage comme mode de vie, un rêve ?

Mercredi soir, j’étais à une soirée networking ici à Genève des anciens de mon école de commerce. Je savais que je commençais à sortir du moule par mon mode de vie et mon projet de partir en tour du monde avec ma fiancée, mais là c’était réellement frappant et intéressant de voir leurs réactions « conditionnées ». En effet, voici ce qui s’est passé lorsque j’ai dit que je partais 1 an pour faire le tour du monde avec ma fiancée :

 

Leçon numéro 1

Tout le monde m’a dit (et quand je dis « tout le monde », c’est vraiment tout le monde) « ah j’aimerais trop le faire » ou encore « j’aurais dû le faire, je regrette » : je ne me suis alors pas senti conforté dans mon choix, non, car je savais déjà que c’était la bonne décision. Non j’ai juste eu de la peine pour eux, pour ceux qui ne feront que caresser leur rêve sans jamais le réaliser… Alors comme disait Tim Ferris dans la semaine de 4h : il ne faut pas attendre que les étoiles s’alignent pour agir et réaliser son rêve, car elles ne s’aligneront jamais : l’humain excelle à se trouver des excuses. En somme, le seul véritable obstacle entre notre rêve et nous, c’est nous-même.

Leçon numéro 2

On m’a dit « ah oui bonne idée de le faire avant de te poser, t’as raison de le faire maintenant », comme si c’était une année de césure et qu’après fini les voyages ! Comme s’il était impossible de penser le voyage comme mode de vie. Comme si ce voyage était juste une parenthèse. Nécessaire certes, mais néanmoins une parenthèse. Comme si ce n’était pas la « vraie vie ». Mais au fait, c’est quoi la vraie vie ? En tout cas ça confirme une théorie évoquée avec ma fiancée récemment : pour la plupart des gens, faire un tour du monde c’est bien de le faire une fois pour avoir une expérience inoubliable, avoir « vécu quelque chose » une fois puis c’est fini, on rentre au bercail, on achète une maison et on fait des gosses. C’est admettre sans le réaliser que voyager c’est en quelques sortes vivre et que la routine métro boulot dodo imposée n’est pas forcément la meilleure manière de vivre sa vie. J’aimerais pouvoir prouver dans les années à venir, si la chance et mon audace me le permettent, que voyager peut être un mode de vie, et pas seulement un loisir qui se cantonne à 3 semaines de congés par an. Dans tous les cas, de nombreuses personnes ont déjà fait ce choix du voyage comme mode de vie, il faut simplement admettre que c’est un choix possible de style de vie.

Leçon numéro 3

J’ai aussi entendu « tu lâches tout mais t’inquiète pas, tu sais, c’est pas dangereux pour ta carrière ». Mon pauvre si tu savais comment j’en ai rien à faire de ma carrière de toute façon. Enfin disons que je ne vois pas ma vie en termes de carrière. C’est aussi simple que cela. Travail, carrière, travail, carrière, quelle belle litanie au service des entreprises et du consumérisme. Et même. Mon plan dans la vie, si j’en ai un, ce n’est pas de construire une carrière et embellir mon CV. Faire un travail qui me plait, oui, autant que possible, gagner de quoi vivre mais c’est tout. Le reste je m’en fiche éperdument. Tout simplement parce qu’il n’y a pas que cela dans la vie, l’enrichissement matériel, le statut social, les responsabilités au sein d’une entreprise aussi grosse qu’en manque d’éthique … C’est tout de même outrageusement réducteur que de limiter la « réussite » à la carrière. Car réussir, ça devrait d’abord signifier réussir à être heureux, et ce, en général, pas seulement avec une carrière qui te mine de toute façon ta vie privée. Et quand bien même ma carrière serait importante, c’est bien volontiers que j’en sacrifierais une partie sur l’autel du voyage. Car je suis persuadé au fond de moi-même que ce tour du monde va me rendre profondément heureux.

 

Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, Essayez la routine… Elle est mortelle ! Paulo Coehlo

Mes 7 citations préférées

Ce sont mes préférées car elles reflètent ma pensée à l’heure actuelle. Je les ai regroupées sous cinq libellés : oser, voyage, nature/culture, spiritualité, et mode de vie.

 

Oser

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« Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire » Confucius

Cette phrase a le mérite ô combien important et nécessaire de prévenir ceux qui entreprennent quelque chose, qu’ils n’auront pas tant à faire face à leur détracteurs qu’aux personnes qui sont en accord avec eux mais entretenant une jalousie éhontée (qui reflète en réalité la culpabilité non avouée de ne pas l’avoir fait soi-même) ni qu’à ceux, ô combien nombreux, qui restent passifs mais aiment à critiquer. On peut d’ailleurs facilement observer ces derniers sur les réseaux sociaux (moi y compris, cela m’arrive je l’admets), où la critique a été rendue tellement aisée caché derrière son écran. Il y ensuite bien sûr ceux qui critiquent mais agissent, mais ce serait là encore un autre débat. Comme quoi lorsqu’on fait quelque chose, l’adversité ne vient pas que du « camp adverse ». Un proverbe perse résume d’ailleurs l’affaire ainsi : « On ne jette des pierres qu’à l’arbre qui porte des fruits ». Mon but n’est pas de vous décourager, mais ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ?

 

« Quoique tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » Goethe

Celle-ci est difficile à appréhender, dans le sens où elle ne peut l’être que si on a au moins une fois, de façon plus ou moins intense, vécu, ou (pré)senti ce dont il est question. Je l’adore, car elle va à l’encontre du fatalisme, à l’encontre des prises de têtes et des excuses qu’on se donne souvent pour ne pas avoir à agir. Excuses qui sont là pour masquer notre peur. Goethe cherche donc à pousser les gens à agir et braver leurs peurs en relatant une expérience propre. Cela peut paraître sorti de nul part et irréaliste mais Goethe n’assure pas de résultat à toute entreprise, il n’assure pas que tout va être servi sur un plateau d’argent, non, il accorde simplement du génie, du pouvoir et de la magie à l’audace (ce qui, soit dit en passant, est déjà bien). En somme, il faut accomplir le premier pas, pour que beaucoup de choses se dénouent dans l’esprit. Choses qui restent nouées dans un esprit accaparé par la peur.

 

 

Voyage

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« Don’t tell me how educated you are, tell me how much you travelled. » Mohamed

A mon sens, le voyage ici n’est pas nécessairement à prendre au sens strict du terme mais peut l’être pris dans un sens plus large incluant l’expérience d’un individu en général, son expérience de vie. Car comme j’aime à le dire, la vie est un voyage. Ce que veut dire Mahomet ici est que les voyages d’une personne en dit bien plus que son éducation car le voyage forge bien plus que l’éducation. Enfin, c’est mon interprétation personnelle, mais je dois dire qu’elle s’est vérifiée pour mon cas comme je l’explique dans mon article Pourquoi 2 mois de voyage m’ont plus changé que 10 ans d’école. 10 ans d’éducation qui ont quasiment éclaté en deux mois de voyage…

 

Nature/culture

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« Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l’éducation. » Confucius

Confucius, par cette phrase de génie résume tout. L’humain est un et multiple. Oui la personne qui habite à l’autre du monde, parle différemment, mange différemment, pense différemment est mon frère. Oui nous le sommes tous, et non ce ne sont pas des balivernes de hippie déluré. Bien sûr que nous le sommes. Si l’éducation ne nous avait pas tant différenciés et n’avait pas mis ces barrières culturelles entre nous, nous sentirions-nous si différents ? J’en doute. Je ne dis pas qu’il faut abolir les différences, elles sont au contraire une richesse, mais il faut savoir aller au delà de cette barrière culturelle et nous rappeler qui nous sommes au fond de nous, sans ajout, sans culture. Il est vrai que discuter avec l’étranger se révèle parfois difficile, les quiproquos sont monnaie courante tant nos expériences différentes nous éloignent, car comme dit Lao Tseu : « L’expérience n’est une lumière qui n’éclaire que soi-même ». Ayant compris ceci, nous nous devons d’être plus tolérants à l’égard de cet étranger qui est aussi notre frère, et qui, ne l’oublions pas, est fait de la même chair.

 

Spiritualité

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« Le confort est une prison pour l’esprit, il affaiblit la chair et prive l’âme de son ardeur guerrière et de sa détermination. » Graham McNeill

Je trouve cette phrase fort bien dite, il n’en demeure pas moins, et je le concède volontiers, que je suis loin de vivre dans le dépouillement. Je ne vis pas non plus dans le luxe, certes. Je pense être d’ailleurs dans la moyenne, à l’exception que depuis plus d’un an maintenant, je consomme beaucoup moins et trie le superflu pour essayer de ne garder que l’utile et l’agréable, et me passer du reste. Je reviens sur ma démarche minimaliste plus longuement dans mon article Pourquoi je veux devenir minimaliste ? Car McNeill a bien raison, il est d’ailleurs dans la digne lignée de Thoreau : le confort matériel, l’encombrement d’une foule d’objets toujours plus nombreux, sensés soulagés nos maux, ne font qu’alourdir l’esprit et l’embourber jusqu’à l’impotence. Car n’osant se séparer d’eux par peur de le regretter, on les conserve tels des boulets à traîner à chaque pas. Quant à affaiblir la chair, cela paraît bien évident, ce n’est pas en restant assis sur son canapé que nos muscles s’entraînent à quoique ce soit, perdant ainsi peu à peu leur vigueur. La dernière partie sur l’âme est plus délicate à appréhender, mais je l’interprète ainsi : l’âme est l’intuition, l’envie. En-vie : il n’y a simplement pas plus puissant dans l’être humain que cette en-vie de vie. Ainsi elle est bien dotée de détermination et d’ardeur guerrière. Seulement peut-elle conserver ses qualités en étant claquemurée dans le confort ? Difficilement, car le confort ne fait que fermer des portes de l’univers auquel l’âme appelle à s’ouvrir. Bien qu’il ne faille pas nécessairement prendre cette citation au pied la lettre, c’est-à-dire se priver de tout confort, je pense que le principe est à retenir, car notre société actuelle a tendance à aller dans l’extrême inverse.

 

“La seule façon d’accomplir est d’être.” Lao Tseu

C’est on ne peut plus clair : ne cherchez pas dans un ailleurs imaginaire figuré tant dans votre esprit que dans les images envoyées par la société une façon d’accomplir, ne cherchez pas à atteindre un but, à vous rendre heureux par des biais purement matériels (c’est-à-dire par l’avoir). Ceux-ci sont juste des outils pour atteindre l’accomplissement, mais sans l’être ils ne sont rien. Sans même aller chercher un but lointain (tant dans le temps que l’espace), la seule façon d’accomplir et donc à mon sens de s’accomplir, d’être heureux immédiatement c’est d’être, de se ressentir, de vivre une forme de pleine conscience du moment présent et de tout ce qu’il a à apporter. J’en parle en détail dans mon article « Comment j’ai découvert la source du bonheur« .

 

Mode de vie

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« Passer ainsi presque toute sa vie à la gagner pour jouir d’une liberté douteuse durant la partie la moins précieuse de son existence » Henry David Thoreau

Cette phrase piquée dans Walden résume très bien nos vies au XXIème siècle : nous sacrifions nos plus belles années, celles dont sommes le plus à même de jouir à nous écorcher pour gagner durement de quoi se loger, se nourrir et mettre de côté pour nos vieux jours… Pendant lesquels nous n’aurons tout de même plus la même force mentale ni physique. J’ai bien conscience que bon nombre de personnes ne peuvent s’offrir le luxe de travailler moins à cause du système et doivent travailler plus que 40h par semaine pour payer le loyer. Mais pour les autres, ceux qui s’en sortent bien, à quoi bon toujours plus d’argent, si vous ne vous laissez que si peu de temps ou un temps si éloigné et de peu de valeur (la retraite) pour en profiter ? Ce rythme métro-boulot-dodo est en effet malsain pour la santé mentale et physique. Moins travailler permettrait d’éviter cet écueil et de mieux vivre sa vieillesse. Et accessoirement de profiter de sa jeunesse. Aussi vrai soit-il qu’il faut être un minimum prévoyant, comment peut-on perdre de vue que nous n’avons qu’une vie, et qu’à 70 ans, nous n’en profiterons certainement pas de la même façon qu’à 30 ? 

Quitter son boulot : la libération ?

C’est une page qui se tourne dans ma vie de bohème (ou presque). Adieu le CDI en Suisse, adieu l’appartement avec vu sur les montagnes, adieu le train-train quotidien emmerdant.

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Pourquoi je pars

Pourtant ça démarrait plutôt bien non ? J’étais censé me stabiliser, faire du fric en Suisse, trouver un boulot à responsabilité et monter en grade etc. Faire comme tout le monde quoi. J’ai commencé. Ça m’a bien plu un premier temps. Puis est arrivé ce projet de tour du monde. Dès le début sans une once d’hésitation j’ai eu envie de dire oui lorsque ma fiancée m’a proposé l’idée. Je savais que c’était de la folie (du moins selon les critères du commun des mortels), mais quelque chose au fond de moi, l’enfant fou et rêveur, l’enfant qui était constamment dans les nuages avait déjà dit oui. Le temps que le côté adulte digère l’idée, la retourne dans tous les sens, et le projet a été acté. Ma fiancée et moi allions partir, c’était bel et bien décidé. Cela voulait dire quitter mon boulot ? J’étais pas censé me stabiliser à l’origine ? D’un autre côté, il ne faut se forcer à rien. Si j’ai envie de partir, c’est qu’il faut partir. Peut-être qu’au final je ne suis pas fait pour me stabiliser, elle est là la réponse. En tout cas c’est bien dommage de quitter un boulot bien payé et pas désagréable, mais qu’importe, j’en retrouverai un comme je l’ai toujours fait. Ainsi, peu à peu, de sacrifice, la pensée de quitter mon poste à responsabilité en Suisse s’est muée en idée de liberté et d’accomplissement.

 

Fuir le train-train quotidien et prendre du recul

Parce que ma vision des choses a continué à changer au gré des vents et marées (ou plutôt au gré de mes lectures, visionnages et réflexions personnelles) et puis un peu aussi parce que mon travail commençait à ne me faire ni chaud ni froid. C’était la routine. Va au boulot, ramène l’argent, fais tes courses et continue comme cela sans te poser de question. Malgré cette indifférence relative, j’ai continué et continue toujours à travailler consciencieusement, non plus par intérêt (encore que j’essaie d’en trouver un, et y parviens parfois) mais davantage par pure conscience professionnelle, par respect pour mes supérieures, parce que je ne suis simplement pas un connard, peu importe ce que je pense par ailleurs du système et de ce qu’il engendre comme souffrance pour les salariés.

Et là vous aurez tôt fait de me dire, « comment oses-tu la ramener avec ton salaire Suisse ? » justement la question n’est pas là, même si j’admets être hautement chanceux d’avoir ce salaire et être plutôt bien loti, le travail salarié reste une aliénation par le capital. En effet, le travail salarié n’a rien d’épanouissant, il est tout juste bon à ramener son quignon de pain tous les jours à la maison. Vous allez alors me dire : « mais il y a des gens qui aiment leur travail ! ». C’est vrai, et tant mieux pour eux. Je ne mets donc pas en doute la capacité du travail en général à rendre heureux, mais bel et bien celle du travail salarié. La différence ? Le travail salarié par toutes les obligations qu’il créé, par les liens de subordination qu’il engendre enlève parfois la saveur du travail, le déshumanise et lui retire son âme : mensonge, manipulation, horaires strictes, trajet, lieux de travail, inconfort physique et mental, pression etc. Pour quoi ? Pour atteindre l’objectif (moneyyyy). Au final la rationalisation extrême du capitalisme et donc des relations de travail tend vers un traitement du salarié comme une simple machine, ce que nous ne sommes à aucun égard. Grossière erreur.

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D’où mon sentiment de libération ! Libération du joug capitaliste (du moins en partie), libération de l’esprit et du corps de la condition salariée, qui me permettent de me tourner vers un avenir nouveau, parsemé de nouvelles embûches, mais aussi de plein d’opportunités.

 

Vivre sans regret

Ainsi se tourne une page, pour en ouvrir une nouvelle. J’ai même plutôt l’impression que c’est un livre qui débute à partir de maintenant.

L’impression que tout est possible, tout est faisable. Douce illusion dans laquelle je m’autorise à me bercer afin d’éviter de tuer un projet dans l’œuf comme moi et bien d’autres avons tendance à le faire à tout instant de notre vie. Histoire de ne pas venir me plaindre dans 50 ans, que « j’aurais dû faire ça ». Lorsqu’il sera trop tard. Comme dit l’expression populaire consacrée : mieux vaut avoir des remords que des regrets. Les erreurs sont inévitables. La preuve : malgré mon parcours jusque là plutôt conventionnel et ma peur de me lancer dans l’inconnu, j’en ai fait ! Donc à l’avenir je souhaite agir différemment. Car j’en referai des erreurs. Je me trouverai à certains moments au mauvais endroit, ou sans le sou, ou bien seul ou que sais-je encore… Mais cela permettra d’en tirer des leçons et d’avancer.

L’impression que les sentiers battus appartiennent enfin définitivement au passé, d’enfin reprendre ma vie en main et me poser les questions que j’aurais dû me poser il y a 10 ans. Tout bachelier devrait commencer sa vie d’adulte par un voyage d’ailleurs. Ne pas être immédiatement lié, voire attaché à un boulot ou à des études immédiatement sans aucun recul, juste parce que c’est la voie classique imposée par la société.

 

Somme toute, cette décision a tout chamboulé : ma vie, ma vision des choses et celle de mon futur. Ou plutôt l’inverse, tout a été chamboulé donc j’ai pris cette décision. Bref, je ne sais plus très bien (encore ce problème de la poule et de l’œuf), mais c’est curieux comment ce projet de tour du monde m’a guidé vers cette décision nécessaire, et comment au final, de décision difficile elle est devenue libératrice et m’a amené à comprendre plein de choses sur le monde du travail salarié et sur ce que je voulais faire de ma vie. Bien sûr, peut-être qu’un jour je devrai le redevenir, salarié, eu égard ou non à mes critiques acerbes. Mais tout cela m’a tellement aidé ! J’ai enfin réalisé que je n’étais pas fait pour me stabiliser ni pour rester attaché à un travail passivement simplement parce qu’il faut bien gagner sa vie. Certes il faut gagner sa vie, mais désormais je cesserai de me battre contre des moulins à vent en refusant d’admettre que je veux au fond de moi vivre en bohème : passer d’un boulot à un autre, d’une ville à une autre, d’un voyage à un autre…

 

Car qu’est la vie si ce n’est un long voyage ? Lark East

Les 4 destinations qui me font rêver

Vous ne vous êtes jamais dit « ahh un jour, j’aimerais tant aller au Sri Lanka/Suriname/Japon/Ouzbékistan ! » ? Ben moi si. Que vous ayez déjà voyagé ou non, une bonne partie d’entre vous s’est sûrement fait cette réflexion. Ce sont ces pays dont on fantasme, sans que ce soit forcément rationnel, car ces images que l’on en a sont parfois fortement alimentées par notre propre imaginaire ou celui de la société.

Alors en général, ces destinations qui font rêver changent, en fonction de ce qu’on lit sur internet ou dans un livre, ce qu’on entend etc. Dans tous les cas, en ce moment et depuis quelques mois, moi c’est ça :

 

1) La Patagonie

Des paysages extrêmes et variés en même temps, un climat inattendu pour l’Amérique du sud, enfin, le bout du monde quoi. Entre les montagnes à pic, les lacs immenses à moitié couverts par un glacier, les cascades, les vallées vertes et les plaines arides, il n’y aura jamais assez pour contenter quelqu’un qui a très soif de beautés naturelles comme moi. Mais c’est justement pour cela que je désirerais m’y rendre. Pour être coupé du monde, dans un endroit parfaitement conservé (car difficile d’accès), merveilleux et intense à la fois. C’est mon rêve d’aventurier (attention ça aussi c’est ce que j’envisage de devenir 🙂 pas ce que je suis), de rêveur et d’amoureux de la nature.

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2) L’Himalaya

Le toit du monde comme on le surnomme souvent, un spectacle époustouflant qui ne peut laisser indifférent. Si vous ne l’avez pas encore visionné, je vous recommande très fortement le film « Everest ». Ce film est d’une beauté… C’est une épopée humaine qu’on se prend en pleine figure, ça décoiffe, ça remue, et vous sortez du cinéma rêveur. Moi après ce film, je me suis dit que je devrais être plus aventurier. Attention je dis pas que je vais aller faire l’Everest, car encore faudrait-il le pouvoir (ça coûte très cher, et faut déjà être un sportif aguerri). Non, mais être moins peureux/timide pour aller randonner dans des endroits un peu isolés ou difficiles. N’importe où ferait l’affaire en réalité, mais l’Himalaya a cette image de Saint Graal, d’objectif dont rêvent tous les randonneurs/alpinistes. Moi y compris, sans pour autant être un randonneur chevronné. Faire face à une forme d’absolu, la nature dans toute sa puissance, extrême et si belle. Te subjuguant jusqu’au plus profond de toi-même.

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3) L’Islande

Ah l’Islande… Terre volcanique à la mode depuis le film Walter Mitty, elle n’en demeure pas moins un lieu d’intérêt, en tout cas pour moi. Certes je n’aime pas être envahi de touristes, mais parfois, enfin même souvent, cet argument ne saurait être suffisant pour me faire reculer. Comme je le disais, l’Islande est une terre volcanique. Et les volcans et moi c’est une grande histoire d’amour depuis que je suis allé en Indonésie. Sans en faire une obsession, les volcans se parent à mes yeux d’une beauté toute singulière qui s’est emparée de mon cœur. Randonner dans leur creux m’est un plaisir particulier, je me sens ému à leur contact. Les pierres basaltiques hexagonales de l’Islande si connues, les vallées vertes et les glaciers sont une image familière pour nombre d’entre nous, mais pour moi c’est devenu plus qu’une simple image, c’est devenu une envie de partir arpenter ce pays si beau.

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4) La Mongolie

La Mongolie est un pays qui a une histoire et un mode de vie encore de nos jours incroyable. Car ce sont des nomades pour encore beaucoup d’entre eux. Malheureusement c’est de moins en moins le cas, l’économie de marché capitaliste obligeant naturellement les gens à se sédentariser. Faire l’expérience de cette vie, ne serait-ce qu’un peu, dormir dans une yourte, faire des kilomètres à cheval ou dromadaire à travers les steppes de ce pays, ce doit être quelque chose. Se sentir petit, tout petit, isolé du monde « civilisé » et de l’agitation grossière des villes, embrasser la nature dans toute sa grandeur, au sens propre et figuré.

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Toutes ces destinations ne sont pourtant pas dans mon itinéraire de Tour du Monde, mais il y a trois raisons à cela :

  • déjà je ne pars pas seul, mais avec ma fiancée, et il faut tenir compte des désirs des deux parties 🙂
  • j’estime que le rêve qu’entretiennent en moi certaines de ces destinations est vraiment plus nourri d’imaginaire que de solides raisons de vouloir y mettre les pieds
  • certains endroits ne cadrent pas très bien avec mon/notre itinéraire, car il faut éviter les détours et les zigzags et de préférence visiter un pays lorsque son climat est propice

 

Et comme vous avez pu le constater, c’est avant tout une histoire de paysages, mais bon lorsqu’il s’agit de motivation reposant sur des images, c’est bien normal.

 

 

 

Trop vite, l’auto. Tant de jolies paysages où l’on ne s’arrête pas ! On laisse des regrets partout. Jules Renard