6 affaires indispensables dans le sac d’un backpackeur

Des listes d’affaires à emporter dans votre sac pour votre voyage (que ce soit un weekend prolongé ou un tour du monde), vous en trouverez des tas sur le net. De la liste minimaliste où vous partez avec un(e) caleçon/culotte et un t-shirt à la liste exhaustive où vous aurez même un oreiller gonflable, il y a le choix. Mais ce n’est pas à moi de vous dire si vous devez mettre un t-shirt de plus ou de moins dans votre sac, non.

En revanche, je peux vous dire quelles sont les affaires dont je ne pourrais personnellement plus me passer après mes 7 premières semaines de tour du monde. Des affaires que vous ne trouverez pas forcément dans d’autres listes, mais auxquelles vous ne prêterez même plus attention tellement il sera devenu utile et normal de les utiliser.

 

1) Des sacs Compactor

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Ce sont de gros sacs en plastique façon zip-lock mais compressibles. Du coup ça vous permet de compartimenter vos vêtements et avoir un sac super organisé, réduire nettement la place que prennent vos habits en les compressant, et puis surtout les garder au sec. En effet, même avec une housse de pluie, lorsqu’il pleut comme vache qui pisse, personne n’est malheureusement à l’abri d’une infiltration d’eau dans son sac… Autant vous dire que j’ai tout de suite adhéré à cette invention simple, mais tout à fait géniale !

 

2) La gourde Water-to-go

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C’est LA gourde dont on ne se passe plus en voyage grâce à son filtre intégré. Car des possibilités de purification de l’eau il y en des tas, mais l’avantage de la Water-to-go c’est que c’est écolo (pas besoin d’acheter 3 bouteilles d’eau par jour), et qu’en comparaison des pastilles il n’y a pas besoin d’attendre 2h avant d’avoir de l’eau potable. En plus, mes tests dans différents pays ont été plus que concluants : l’eau a toujours bon goût et je ne suis jamais tombé malade ! Avec cette gourde c’est aussi simple que cela : remplissez et profitez tout de suite !

 

3) Des t-shirts en laine de mérinos

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La laine de mérinos, c’est de la laine qui respire : les t-shirts sèchent en rien de temps et évitent les odeurs au bout de plusieurs jours de portage. Du coup, j’en utilise systématiquement pour partir en trek ou simplement lorsqu’il fait trop chaud en ville et à chaque fois je me dis que j’ai fait le bon choix !

 

4) Le savon Dr. Bronner

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C’est un savon mais pas que : il fait aussi shampoing, lessive, dentifrice, mousse à raser et j’en passe. Résultat : au lieu de vous trimbaler trois/quatre bouteilles dans votre trousse de toilette, vous avez juste ce savon en version solide ou liquide. Votre dos vous en sera très reconnaissant, croyez-moi. Je n’ai malheureusement pas encore testé tous les usages du savon tellement il y en a, mais pour le corps, les cheveux et le linge, c’est le top du top ! Et le bonus écolo : c’est du 100% naturel.

 

 

5) Une liseuse

 

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Des centaine de milliers de livres dans un seul appareil léger ? C’est possible. Et quand on porte toutes ses affaires sur son dos à travers villes, mers et montagnes, ça devient vite indispensable.

 

6) L’application maps.me

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Bon, ce n’est pas vraiment une affaire à proprement parler… Ceci dit, je dois vous en parler, car je ne pourrais certainement pas y renoncer. Maps.me c’est Google Maps mais en hors ligne (seul petit bémol : certaines adresses référencées n’existent plus). Ainsi, plus besoin de changer de carte sim à chaque pays, il vous suffit de télécharger la carte dont vous avez besoin juste avant de partir. Ah oui j’oubliais : c’est gratuit !

 

C’est en route que l’on voit si les bagages sont bien chargés. Proverbe italien

 

Le voyage comme mode de vie, un rêve ?

Mercredi soir, j’étais à une soirée networking ici à Genève des anciens de mon école de commerce. Je savais que je commençais à sortir du moule par mon mode de vie et mon projet de partir en tour du monde avec ma fiancée, mais là c’était réellement frappant et intéressant de voir leurs réactions « conditionnées ». En effet, voici ce qui s’est passé lorsque j’ai dit que je partais 1 an pour faire le tour du monde avec ma fiancée :

 

Leçon numéro 1

Tout le monde m’a dit (et quand je dis « tout le monde », c’est vraiment tout le monde) « ah j’aimerais trop le faire » ou encore « j’aurais dû le faire, je regrette » : je ne me suis alors pas senti conforté dans mon choix, non, car je savais déjà que c’était la bonne décision. Non j’ai juste eu de la peine pour eux, pour ceux qui ne feront que caresser leur rêve sans jamais le réaliser… Alors comme disait Tim Ferris dans la semaine de 4h : il ne faut pas attendre que les étoiles s’alignent pour agir et réaliser son rêve, car elles ne s’aligneront jamais : l’humain excelle à se trouver des excuses. En somme, le seul véritable obstacle entre notre rêve et nous, c’est nous-même.

Leçon numéro 2

On m’a dit « ah oui bonne idée de le faire avant de te poser, t’as raison de le faire maintenant », comme si c’était une année de césure et qu’après fini les voyages ! Comme s’il était impossible de penser le voyage comme mode de vie. Comme si ce voyage était juste une parenthèse. Nécessaire certes, mais néanmoins une parenthèse. Comme si ce n’était pas la « vraie vie ». Mais au fait, c’est quoi la vraie vie ? En tout cas ça confirme une théorie évoquée avec ma fiancée récemment : pour la plupart des gens, faire un tour du monde c’est bien de le faire une fois pour avoir une expérience inoubliable, avoir « vécu quelque chose » une fois puis c’est fini, on rentre au bercail, on achète une maison et on fait des gosses. C’est admettre sans le réaliser que voyager c’est en quelques sortes vivre et que la routine métro boulot dodo imposée n’est pas forcément la meilleure manière de vivre sa vie. J’aimerais pouvoir prouver dans les années à venir, si la chance et mon audace me le permettent, que voyager peut être un mode de vie, et pas seulement un loisir qui se cantonne à 3 semaines de congés par an. Dans tous les cas, de nombreuses personnes ont déjà fait ce choix du voyage comme mode de vie, il faut simplement admettre que c’est un choix possible de style de vie.

Leçon numéro 3

J’ai aussi entendu « tu lâches tout mais t’inquiète pas, tu sais, c’est pas dangereux pour ta carrière ». Mon pauvre si tu savais comment j’en ai rien à faire de ma carrière de toute façon. Enfin disons que je ne vois pas ma vie en termes de carrière. C’est aussi simple que cela. Travail, carrière, travail, carrière, quelle belle litanie au service des entreprises et du consumérisme. Et même. Mon plan dans la vie, si j’en ai un, ce n’est pas de construire une carrière et embellir mon CV. Faire un travail qui me plait, oui, autant que possible, gagner de quoi vivre mais c’est tout. Le reste je m’en fiche éperdument. Tout simplement parce qu’il n’y a pas que cela dans la vie, l’enrichissement matériel, le statut social, les responsabilités au sein d’une entreprise aussi grosse qu’en manque d’éthique … C’est tout de même outrageusement réducteur que de limiter la « réussite » à la carrière. Car réussir, ça devrait d’abord signifier réussir à être heureux, et ce, en général, pas seulement avec une carrière qui te mine de toute façon ta vie privée. Et quand bien même ma carrière serait importante, c’est bien volontiers que j’en sacrifierais une partie sur l’autel du voyage. Car je suis persuadé au fond de moi-même que ce tour du monde va me rendre profondément heureux.

 

Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, Essayez la routine… Elle est mortelle ! Paulo Coehlo

Paris, mon amour

J’ai passé mes premières 21 années à Paris, puis ensuite j’ai vogué vers d’autres villes : Chicago, puis Lille, ensuite Vienne et enfin Genève. Mais Paris, après tant de temps passé en son sein et dans son agitation « quasi-permanente », reste l’unique, le vrai amour.

Autant j’ai très envie d’explorer le monde et vivre à divers endroits, autant je ne pourrai jamais tout à fait me détacher de ma ville natale.

 

Aimer malgré les défauts

Lorsque je parle d’amour, ce n’est pas exagéré : ma relation avec Paris est un peu comme une relation amoureuse.

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Ainsi, quand bien même de nombreuses personnes lui reprochent le visage triste et gris de ses habitants, son agitation incessante, sa densité de population qui ne te laisse même pas ton bout de trottoir et fait exploser les prix de l’immobilier, le pédantisme de ses habitants, le rythme effréné où tout va (les gens comme le reste), l’odeur nauséabonde de ses métros, je l’aime tout de même, bien malgré ses défauts. Non pas que je ne les vois pas ou qu’ils soient inexistants pour moi, seulement, quand on est amoureux, on prend la personne dans son ensemble, non ? On ne dit pas : « alors oui j’aime bien tes sarcasmes, ton sourire à tomber par terre, mais par contre ton hyperactivité, je n’en veux pas ». Non on l’accepte. On connait les défauts, mais on fait avec. Eh bien avec la ville lumière, c’est pareil. Oui parfois c’est stressant cette vitesse et cette agitation, oui parfois on devient agoraphobe, oui parfois la tristesse du métro devient contagieuse. Mais la ville ne se limite pas à cela, fort heureusement.

 

Agitée mais pas que

Paris a bien sûr ses bons côtés. Paris n’est pas toujours une ville agitée et folle, les trottoirs ne sont pas toujours envahis, et le métro ne pue pas toujours, non. Paris est parfois calme, sereine et dépeuplée. Tout dépend quand et où vous vous y promenez.

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Paris est tellement vaste et variée, que si l’on s’y attarde un petit peu, on vient à réaliser que l’agitation n’est vrai que dans le centre, les jardins, gares, rue commerçantes ou les quartiers touristiques. Avez-vous déjà découvert le calme magique qui règne dans ces villas (villas dans le sens de petite rues) du 20ème, 19ème ou du 11ème ? On se sent totalement coupé du reste, c’est comme un petit hameau vert au cœur de la cité. Car oui c’est vert, florissant et souvent mignon. Un peu comme une ouverture vers un Paris secret et si différent de l’image que l’on s’en fait traditionnellement.

 

Infiniment variée

Variée car, à quelques encablures de ces villas charmantes, vous avez des quartiers de HLM un peu industriels, et encore ailleurs vous vous trouvez soudain nez à nez avec un palais ! Si vous continuez votre tour, vous trouverez une bâtisse vieille de plusieurs siècles cernée d’immeubles des années 30.

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Au final Paris c’est son opulente splendeur qui te vomit au visage dans un quartier, et son discret charme qui reste à sa place dans un autre, c’est la modernité galopante qui change la face de certains quartiers et l’histoire de certains immeubles qui en impose dans d’autres. 

 

Bon si c’est quand même agité

Mais il est vrai que Paris c’est aussi l’agitée, c’est aussi celle qui ne dort jamais, avec sa vie culturelle richissime et ses bars qui ouvrent jusque tard. On ne compte plus les festivals qui s’y passent, les expositions d’artistes plus ou moins excentriques, les boites de nuits en tout genre, les concert aux quatre coins de la capitale, les pièces de théâtre connues ou moins connues, les avant-premières et j’en passe.

 

Et bien sûr cosmopolite

Mais ça ne s’arrête pas là : Paris c’est aussi et bien sûr le cosmopolitisme et le mélange des genres !

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La dernière fois que je suis venu, j’ai été hautement et agréablement surpris, de redécouvrir cela pour la énième fois. J’arrivais Gare de Lyon, je m’engouffrais dans le métro et là je ne pus que constater à quel point les gens étaient si différents les uns des autres. Non seulement dans leur aspect physique, leur style vestimentaire, mais aussi dans leur comportement, leur attitude. Et j’ai simplement trouvé cela génial ! J’étais en admiration devant cette faune parisienne que tant aiment à critiquer aigrement. C’est tout de même incroyable de se dire que des profils, des origines, des visages, des styles, des attitudes, des milieux sociaux, des habitudes si différentes cohabitent au sein de la même ville. Faut dire aussi que ça me change des types en costumes qui travaillent dans les banques de Genève. Oui je sais, c’est un stéréotype, mais il n’empêche que vivre à l’étranger ça permet de prendre du recul et de réaliser ce genre de choses.

 

 

Voilà toutes les raisons qui me font tant aimer Paris, et je suis certain d’en avoir oublié quelques unes. Et puis Paris, si on voulait le résumer, justement on ne pourrait pas tant ses visages sont multiples, alors je pense qu’on peut juste dire que chacun y trouve son compte à bien des égards.

 

 

La vie, c’est Paris ! Paris, c’est la vie ! Marie Bashkirtseff

 

 

Les 4 destinations qui me font rêver

Vous ne vous êtes jamais dit « ahh un jour, j’aimerais tant aller au Sri Lanka/Suriname/Japon/Ouzbékistan ! » ? Ben moi si. Que vous ayez déjà voyagé ou non, une bonne partie d’entre vous s’est sûrement fait cette réflexion. Ce sont ces pays dont on fantasme, sans que ce soit forcément rationnel, car ces images que l’on en a sont parfois fortement alimentées par notre propre imaginaire ou celui de la société.

Alors en général, ces destinations qui font rêver changent, en fonction de ce qu’on lit sur internet ou dans un livre, ce qu’on entend etc. Dans tous les cas, en ce moment et depuis quelques mois, moi c’est ça :

 

1) La Patagonie

Des paysages extrêmes et variés en même temps, un climat inattendu pour l’Amérique du sud, enfin, le bout du monde quoi. Entre les montagnes à pic, les lacs immenses à moitié couverts par un glacier, les cascades, les vallées vertes et les plaines arides, il n’y aura jamais assez pour contenter quelqu’un qui a très soif de beautés naturelles comme moi. Mais c’est justement pour cela que je désirerais m’y rendre. Pour être coupé du monde, dans un endroit parfaitement conservé (car difficile d’accès), merveilleux et intense à la fois. C’est mon rêve d’aventurier (attention ça aussi c’est ce que j’envisage de devenir 🙂 pas ce que je suis), de rêveur et d’amoureux de la nature.

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2) L’Himalaya

Le toit du monde comme on le surnomme souvent, un spectacle époustouflant qui ne peut laisser indifférent. Si vous ne l’avez pas encore visionné, je vous recommande très fortement le film « Everest ». Ce film est d’une beauté… C’est une épopée humaine qu’on se prend en pleine figure, ça décoiffe, ça remue, et vous sortez du cinéma rêveur. Moi après ce film, je me suis dit que je devrais être plus aventurier. Attention je dis pas que je vais aller faire l’Everest, car encore faudrait-il le pouvoir (ça coûte très cher, et faut déjà être un sportif aguerri). Non, mais être moins peureux/timide pour aller randonner dans des endroits un peu isolés ou difficiles. N’importe où ferait l’affaire en réalité, mais l’Himalaya a cette image de Saint Graal, d’objectif dont rêvent tous les randonneurs/alpinistes. Moi y compris, sans pour autant être un randonneur chevronné. Faire face à une forme d’absolu, la nature dans toute sa puissance, extrême et si belle. Te subjuguant jusqu’au plus profond de toi-même.

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3) L’Islande

Ah l’Islande… Terre volcanique à la mode depuis le film Walter Mitty, elle n’en demeure pas moins un lieu d’intérêt, en tout cas pour moi. Certes je n’aime pas être envahi de touristes, mais parfois, enfin même souvent, cet argument ne saurait être suffisant pour me faire reculer. Comme je le disais, l’Islande est une terre volcanique. Et les volcans et moi c’est une grande histoire d’amour depuis que je suis allé en Indonésie. Sans en faire une obsession, les volcans se parent à mes yeux d’une beauté toute singulière qui s’est emparée de mon cœur. Randonner dans leur creux m’est un plaisir particulier, je me sens ému à leur contact. Les pierres basaltiques hexagonales de l’Islande si connues, les vallées vertes et les glaciers sont une image familière pour nombre d’entre nous, mais pour moi c’est devenu plus qu’une simple image, c’est devenu une envie de partir arpenter ce pays si beau.

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4) La Mongolie

La Mongolie est un pays qui a une histoire et un mode de vie encore de nos jours incroyable. Car ce sont des nomades pour encore beaucoup d’entre eux. Malheureusement c’est de moins en moins le cas, l’économie de marché capitaliste obligeant naturellement les gens à se sédentariser. Faire l’expérience de cette vie, ne serait-ce qu’un peu, dormir dans une yourte, faire des kilomètres à cheval ou dromadaire à travers les steppes de ce pays, ce doit être quelque chose. Se sentir petit, tout petit, isolé du monde « civilisé » et de l’agitation grossière des villes, embrasser la nature dans toute sa grandeur, au sens propre et figuré.

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Toutes ces destinations ne sont pourtant pas dans mon itinéraire de Tour du Monde, mais il y a trois raisons à cela :

  • déjà je ne pars pas seul, mais avec ma fiancée, et il faut tenir compte des désirs des deux parties 🙂
  • j’estime que le rêve qu’entretiennent en moi certaines de ces destinations est vraiment plus nourri d’imaginaire que de solides raisons de vouloir y mettre les pieds
  • certains endroits ne cadrent pas très bien avec mon/notre itinéraire, car il faut éviter les détours et les zigzags et de préférence visiter un pays lorsque son climat est propice

 

Et comme vous avez pu le constater, c’est avant tout une histoire de paysages, mais bon lorsqu’il s’agit de motivation reposant sur des images, c’est bien normal.

 

 

 

Trop vite, l’auto. Tant de jolies paysages où l’on ne s’arrête pas ! On laisse des regrets partout. Jules Renard

Portugal : 4 bonnes raisons d’y aller et 3 villes à voir

Après avoir passé une bonne semaine au Portugal, je vous livre mes impressions et mes pensées sur ce petit pays somptueux de son patrimoine architectural et de ses villes pleines de charmes. Le tout pour des tarifs qui n’ont pas quoi casser la tirelire. Enfin après plus d’une semaine sur place, un peu tout de même, mais bon, il fallait bien profiter !

 

Pourquoi le Portugal vaut le coup 

 

1/ L’architecture

Le Portugal possède de nombreux châteaux et palais qui sont souvent un mélange d’architecture manuéline (du roi Manuel 1er) et d’architecture maure. Le résultat est tout simplement splendide.

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2/ Le charme

Entre l’étroitesse de certaines rues, le linge suspendu aux fenêtres, les azulejos (mosaïques qui sont la spécialité portugaise, mais amenées à l’origine par les maures), et certains paysages, il faut le dire, on est vite charmés !

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3/ Les prix

Le Portugal est certes en Europe de l’ouest, mais il arrive que ses prix rivalisent avec ceux de l’Europe de l’est voire même occasionnellement avec ceux de l’Asie du sud est. En plus si vous tenez à votre confort, c’est facile au Portugal, les infrastructures sont bonnes malgré les prix peu élevés.

 

4/ Le climat

Il ne faudrait tout de même pas l’oublier. Plus d’une semaine au Portugal en plein mois d’octobre et il m’est arrivé de me promener en t-shirt. Il y a aussi eu quelques averses et un ciel couvert, mais ça a rarement duré. Sinon j’ai souvent eu droit à un grand soleil régulièrement. Et jusqu’à plus de 30 degrés au soleil en terrasse (enfin rooftop bar :)). Que demander de plus ?

 

Pour moi ce sont des raisons bien suffisantes, même si habituellement la gastronomie compte aussi, cela a fait légèrement défaut au Portugal mais principalement car je suis végétarien et les portugais sont très carnivores.

 

Mes lieux préférés

 

1/ Coimbra

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Coimbra c’est la ville dont ce serait inspirée J.K. Rowling pour ses romans Harry Potter, et pour cause : la ville a un charme fou dont je suis tombé amoureux. Se balader en pleine nuit dans ses ruelles étroites et peu éclairées, entre de vieilles bâtisses chargées d’histoire et apercevoir des capes déambuler en rigolant, c’est une expérience qui vous transporte. J’en avais presque envie d’aller m’inscrire à leur fac.

 

2/ Porto

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Deuxième ville du Portugal derrière la fameuse capitale, Porto n’en reste pas moins un lieu d’intérêt, je l’ai même préféré à Lisbonne. Sa taille plus humaine rapproche du bord de mer et confère une ambiance toute particulière qui m’a charmé. Boire un verre de porto dans un restaurant des quais est des plus savoureux. Porto a aussi une histoire qui se voit à travers ses constructions, plus ou moins encore debout, devenant ainsi un spectacle qui fascine. De plus, si vous êtes amateurs d’azulejos (évoqués plus haut), vous ne serez pas déçus, il y en a sur la majorité des façades.

 

3/ Lisbonne

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La ville dont tout le monde parle, incontournable donc. Et il faut dire qu’elle regorge d’avantages, il y a des quartiers animés en nombre (cafés, places, bars, commerces), de vieilles rues plus calmes comme dans l’Alfama (et encore, il faut trouver les rues non envahies par les touristes), une vie culturelle qui semble importante, des monuments sublimes et bien sûr la mer (mais pas de quais aménagés ou de plage à Lisbonne même). Bref, une ville qui vaut le coup d’œil, mais juste un peu trop grande pour moi.

 

 

Alors, tentés ?

Les 10 commandements du backpacker

Comme il m’arrive souvent de penser au voyage, j’étais en train justement de penser à ce que cela signifiait pour moi de voyager en tant que backpacker. C’est un choix à faire, il signifie à mon humble avis vraiment voyager et non pas partir en tant que touriste. Le voyageur dans le sens “backpacker” n’est pas un simple touriste. Certes il lui arrivera d’en avoir l’air par ses visites des lieux connus (et donc touristiques) mais sa démarche va plus loin. Il n’est pas juste là pour ça, mais pour réellement découvrir un pays. Sa visite ne se limite donc pas à une connaissance superficielle de la culture et des coutumes, mais généralement il essaie un minimum de vivre le pays, voire de vivre comme ses habitants. Il fait l’expérience autant que faire se peut du mode de vie local.

Sur le papier c’est bien beau, mais concrètement quelles recommandations je donnerais ?

Voici (selon moi toujours) les 10 commandements du backpacker :

1) A la rencontre des autres tu iras

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Un homme bien serviable qui nous a aidé à trouver notre bus, Sri Lanka, février 2016

Un des meilleurs moyens de bien découvrir un pays, c’est par ses habitants. Tu rencontreras aussi naturellement d’autres comme toi sur la route. Cela fait aussi partie du voyage, car ce qui importe dans un voyage ce n’est pas la destination mais le chemin. Rencontrer les autres, c’est rencontrer un soi différent, qui pense et voit différemment. A mes yeux, un des intérêts principaux d’un voyage pour l’ouverture d’esprit.

Les rencontres dans la vie sont comme le vent. certaines vous effleurent juste la peau, d’autres vous renversent. Florence Lepetitdidier-Rossolin

 

2) Des coins peu ou pas touristiques tu découvriras

Un village isole quelque par entre Kalaw et le lac Inle, Myanmar, juillet 2014
Un village isolé quelque par entre Kalaw et le lac Inle, Myanmar, juillet 2014

Visiter les lieux que tout le monde fait, oui c’est normal, même si tu n’estimes pas être un touriste, tu ne voudrais pas rater cela. Ca n’empêche que ta curiosité te pousse à aller dans des villages reculés, te balader dans des coins d’une ville sans aucun touriste. En tant que backpacker tu es forcément curieux de gratter un peu ce vernis des quartiers et lieux touristiques si bien entretenus pour voir ce qu’il y a dessous. Ce qu’il y a dessous, ce n’est pas toujours reluisant, mais cela permet d’envisager un pays sous un aspect plus global et ne pas se mentir. C’est ça vraiment découvrir un pays.

A notre époque, le seul luxe est l’authenticité. Henry de Montherlant

 

3) En auberge de jeunesse ou guesthouse tu dormiras

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Parce que tu n’as pas forcément les sous et que pour toi voyager ça ne veut pas dire se pavaner dans des hôtels haut de gamme, tu dors en auberge de jeunesse ou guesthouse. C’est aussi là que tu pourras justement rencontrer d’autres backpackers. Alors il peut arriver à l’occasion de prendre un logement bien sympa au cours du voyage pour vraiment se détendre et ne rien faire. Mais faire cela tout le temps, c’est clairement pas ton truc.

Le luxe augmente les besoins, la modération le plaisir. Proverbe chinois

 

4) Un peu de la langue locale tu apprendras

Ecriteau en plusieurs langues a la pagode Phaung Daw Oo, Myanmar, juillet 2014
Écriteau en plusieurs langues à la pagode Phaung Daw Oo, Myanmar, juillet 2014

Si un pays t’intéresse, il est normal et même amusant (enfin je trouve) de vouloir apprendre les rudiments de la langue locale. Non seulement c’est aussi signe de respect de la population locale mais c’est aussi bien vue par celle-ci qui appréciera assez souvent l’effort.

Les limites de mon langage sont les limites de mon univers. Ludwig Wittgenstein

 

5) Les transports des locaux tu essaieras

Un bus local, Sri Lanka, fevrier 2016
Un bus local, Sri Lanka, février 2016

Je trouve cela essentiel, il faut essayer au moins une fois d’éviter les bus climatisés, et aller oser se coincer dans un bus local, tu verras toute la différence. Alors il est vrai que c’est assez folklorique. Je me souviens des bus au Sri Lanka, où ma fiancée et moi étions empaquetés à au moins 100 personnes, dont la moitié debout (bien entendu), certaines personnes avec des chargements assez inouïs (par leur variété heureusement plus que par leur volume). Mais comme moyen de se plonger vraiment dans la vie locale, il n’y a pas mieux.

Le confort est une prison pour l’esprit, il affaiblit la chair et prive l’âme de son ardeur guerrière et de sa détermination. Graham McNeill

 

6) A des stands de rue tu mangeras

Stand de rue a Colombo, Sri Lanka, fevrier 2016
Stand de rue à Colombo, Sri Lanka, février 2016

Non seulement tu pourras découvrir une nourriture clairement authentique, contrairement à certains restaurants à touristes qui s’adaptent aux habitudes alimentaires de l’occident, mais en plus il arrivera parfois, voire même souvent que ce soit meilleur que dans ces fameux restaurants à touristes. Sans compter que niveau budget, c’est plutôt léger.

En ouvrages de goût, en musique, en poésie, en peinture, c’est le goût qui tient lieu de montre ; et celui qui n’en juge que par des règles en juge mal. Voltaire

 

7) Aux us et coutumes tu t’intéresseras

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Rite de purification par l’eau dans un temple à Bali, Indonésie, août 2014

Ci-dessus j’expliquais l’importance du respect de l’environnement, mais il s’agit aussi de respecter les us et coutume du pays et de s’y intéresser. Par exemple, si tu vas dans un temple, prends bien soin de te couvrir les jambes et les épaules. De plus, il y a mille et une petites choses à découvrir sur la façon dont vivent les gens, sur leurs traditions. C’est tellement fascinant et cela ouvre réellement l’esprit de les découvrir.

La mémoire est à la base de la personnalité individuelle, comme la tradition est à la base de la personnalité collective. Miguel de Unamuno

 

8) De polluer tu éviteras

Cratere du Mont Bromo, Indonesie, aout 2014
Cratère du Mont Bromo, Indonésie, août 2014

Comment peut-on partir à la découverte des merveilles de ce monde et dans le même temps saccager ce dernier ? Découvrir un pays, c’est aussi le respecter. Alors je sais bien qu’il n’est pas souvent aisé de trouver une poubelle digne de ce nom dans les pays du tiers monde. Mais il y a toujours un panier, un bac, un sac ou un quelconque récipient destiné à accueillir tes chers déchets. Si vraiment il n’y a rien, tu garderas l’emballage de ton grignotage ou ta canette vide dans ton sac jusqu’à en trouver. Bon, je ne te parlerai pas de tri car malheureusement ça n’existe souvent pas dans les pays du tiers monde. Mais si tu aimes tant que ça ce paysage, alors tu feras un effort pour le conserver tel qu’il est.

La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Sitting Bull

 

9) Tes billets et logements au dernier moment tu choisiras

Non je ne bosse pas pour Skyscanner ;) mais ils ont un tres bon comparateur !
Non je ne bosse pas pour Skyscanner 😉 mais ils ont un très bon comparateur !

Ne réserve pas en avance ! Ce serait dommage au détour d’une rencontre impromptue d’avoir soudainement l’envie d’aller visiter un endroit non prévu au programme et de ne pouvoir le faire. Voyager en tant que backpacker, c’est voyager libre. Alors certes prévoir un peu en avance aide à budgétiser, aide à savoir ce qu’il faut emporter, etc. Mais si tu veux vraiment découvrir des choses sans te fixer de barrières, alors ne réserve rien en avance et prends simplement l’auberge que tu trouveras sur place ou le bus qui t’emmèneras vers ta nouvelle idée de destination.

Quand rien n’est prévu, tout est possible. Antoine de Maximy

 

10) Léger tu voyageras

C'est ca que vous voulez porter tout le temps ? Moi pas
C’est ça (et encore… y’a pire) que vous voulez porter tout le temps ? Moi pas

Si tu choisis le sac à dos pour ne pas devoir tirer de grosse valise dans des terrains peu favorables, c’est pour éviter d’avoir l’air d’un touriste (et d’en être un) et pour conserver ton indépendance. Mais quelle indépendance a-t-on avec un sac de 20kg sur le dos ? Aucune, mais par contre t’es à peu près sûr de t’attraper des problèmes de dos ! Imagine-toi devoir laisser ton sac dans un casier, te le trimbaler à chaque fois que tu arrives dans un nouvel endroit ou le faire transférer durant un trekking en raison de son poids… Plus une contrainte qu’une liberté à mon avis. De nombreux blogs évoquent comment “voyager léger”, voir “voyager ultra-léger”, je ne vais donc pas piquer leurs articles, mais je t’ai mis les liens juste avant 😉

Pour voyager heureux, voyagez léger. Antoine de Saint-Exupéry

 

Bon bah… à vos sacs !! 🙂

8 bonnes raisons d’aller en Asie

1) Les gens sont adorables

C’est la raison principale qui m’a fait aimer (au bas mot) l’Asie. Certes, ce n’est pas la seule, mais si on devait avoir à choisir entre disons l’Europe et l’Asie, il n’y a pas photo.

Les gens sont tellement gentils que c’en est parfois vraiment surprenant. Tu arrives là-bas avec tes grosses baskets d’occidental riche (pour eux) et individualiste et en voyant leur comportement, tu ne peux pas t’empêcher d’être touché. En tout cas moi je l’ai été. Ils sont si souriants, ils cherchent souvent à aider, renseigner ou simplement discuter, et sont réellement accueillants. Le jour où vous voyez ça en Europe, prévenez-moi. C’est assez déconcertant au début, mais c’est tellement agréable ! Et on s’y fait si rapidement au final… 

invitation à boire le thé
Invitation à boire le thé chez une famille birmane dans un village isolé

J’ai été le plus touché par ces Birmans vivant de petits villages reculés quelque part entre Kalaw et le lac Inle. On passait simplement à travers leur village humble et dénudé de toute richesse financière et d’artifice, lorsque, reconnaissant notre guide, ils nous ont invité à boire le thé chez eux. Si ce n’est pas incroyable ça. Ils font partie des personnes les plus pauvres au monde, et nous offrent gracieusement un thé sans même nous connaître. Et c’est arrivé plusieurs fois au cours de notre randonnée birmane. J’y repense régulièrement, ça a été un des moments mémorables de mon premier périple en Asie. Cela aurait pu paraître insignifiant, mais ce qu’on en tire est simplement merveilleux : se dire que l’humain est capable d’une telle chose. Cela redonne espoir et foi en l’humanité.

 

2) Les paysages font rêver

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Sur le sommet du mont Rinjani en Indonésie – la plus belle randonnée de ma vie –

Ahh les paysages… C’est du rêve permanent en Asie, ou presque. Il fallait se retenir pour ne pas rester la gueule béante en permanence, car tout de même, ça en jette. Et puis cela fait un bien fou de voir des paysages différents de ce dont on a l’habitude. J’ai personnellement été fan de l’Indonésie. Entre les volcans magnifiques, la végétation luxuriante et les plages de rêve, j’étais servi. Ce qui m’a réellement coupé le souffle c’est le lever de soleil vers 4-5h du matin sur le volcan Merapi. Arrivé près du sommet après quelques heures d’efforts et voir ça, c’était comme une récompense. J’étais touché au plus profond de mon être. Faire une randonnée sur un volcan en Indonésie, ça a été la communion entre mon esprit et la nature. Il y a eu de nombreuses autres images époustouflantes durant les randonnées en Indonésie : se balader au-dessus des nuages et voir percer ici et là les sommets de volcans, ou encore la lumière mordorée du soleil sur le flanc d’une montagne pierreuse. C’était d’une beauté…

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Randonnée sur le Mont Merapi en Indonésie

Dans un autre style, il y avait les couchés de soleil sur la plage de Kuta et Jimbaran à Bali. C’est un spectacle vraiment somptueux à voir. Ou encore les îles Thaïlandaises, le voir en vrai c’est tout même autre chose que à travers votre écran de télé. On se sent tellement petit face à tant de beauté et d’immensité. Que ce soit les îles paradisiaques ou les volcans majestueux…

La vie, ce n’est pas seulement respirer. C’est aussi avoir le souffle coupé. Alfred Hitchcock

Il y aussi les panoramas nettement plus artificiels de grandes métropoles telles que Bangkok mais qui m’ont néanmoins beaucoup plu : ce mélange de gratte-ciels, de temples bouddhistes et de maisonnettes traditionnels. Bon il faut dire que j’ai adoré la ville, donc c’est assez subjectif, mais franchement, c’est une cité incroyable. La perspective depuis le taxi vers ou depuis les aéroports en pleine nuit était impressionnante grâce à l’éclairage très bien réalisé des gratte-ciels qui s’en trouvait sublimés (en plein jour ils ne sont pas non plus dingues).

 

3) Les modes de vie aux antipodes des nôtres

Ce qui m’a également fasciné c’est la manière dont vivent les gens là-bas. Bien que de plus en plus occidentalisés, vous trouverez encore dans les régions plus ou moins reculées (parfois pas du tout) des gens vivant de façon “traditionnelle” ce qui parait assez irréel aujourd’hui en tant qu’occidental. Mais cela ouvre véritablement les yeux. Au Myanmar ma fiancée et moi avons eu la chance d’assister à un mariage dans un petit village paumé, où il y avait tout de même plusieurs centaines de personnes car ils avaient invité tous les villages alentour (c’est la tradition). La nuit précédant le mariage, ils avaient fait cuire des porcs , préparé des quantités phénoménales de nourriture, et mis de la musique à l’aide du haut-parleur du village  de sorte à ce que tous les villages alentours entendent – c’est une façon de les prévenir du mariage – (on a super bien dormi… ). Puis le lendemain a eu lieu la cérémonie après que tout le monde ait mangé et que les moines aient prié ensemble de longues heures durant.

mariage au myanmar
Mariage dans un village au Myanmar

Nous avons reçu un cadeau des mariés : un échantillon de shampoing. Ca va très certainement vous faire sourire : déjà car en général c’est aux invités d’offrir un cadeau, et puis pour le cadeau en lui-même. Bon, en fait cela faisait partie de la tradition d’offrir du shampoing et puis nous avons tout de même mis de l’argent au pot commun pour les mariés. Pour ce qui est du cadeau en lui-même (le shampoing), il faut savoir que là-bas c’est hautement considéré, comme d’ailleurs tous les produits de beauté.

One’s destination is never a place, but a new way of seeing things. Henry Miller

 

4) Hmmm…c’est trop bon !

Quant à la nourriture, mais c’est…. tellement bon. Chaque repas est une découverte. Ok, peut-être plus au dixième Pad Thaï mais enfin bon. Ce n’est pas l’unique plat thaïlandais. Et puis il n’y a pas que la Thaïlande. Par exemple j’avais goûté un plat à base de tempeh en Indonésie, c’était un pur régal. La cuisine est organique (tous les éléments sont vraiment mélangés pour ne former qu’un plat) et ça j’ai adoré, c’est une vision très différente de la cuisine, mais si vous saviez les saveurs que cela permet de découvrir ! De même, le déroulement des repas n’est pas du tout structuré comme occident ou en tout cas en France. Cette idée de “(entrée) – plat – (fromage) – dessert” c’est tout de même très franco-français.

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Plat à base de nouilles, tempeh et légumes

 

5) Les temples incroyables

L’Asie en est remplie avec des styles aussi variés les uns que les autres, notamment en changeant de pays. Avec deux sites énormes : Bagan au Myanmar, qui est un des sites majeurs en Asie et Bali en Indonésie, ou la « folie » des temples atteint son paroxysme. L’île est noyée par tous ces sanctuaires qui se dressent à chaque coin de rue. Vous aurez juste besoin de tourner la tête à droite puis à gauche pour en voir deux. Attention en visitant les temples, évitez d’enchaîner Bagan ou Bali puis d’autres temples derrière, sinon vous risquez l’overdose, ce serait bien dommage ! En y allant doucement, vous pourrez ainsi faire place à l’émerveillement continu, qui est, je pense le but de votre voyage.

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Un des milliers de temples à Bagan au Myanmar

 

6) La religion est intéressante

Le bouddhisme est très présent en Asie (c’est une des religions les plus importantes en Asie avec l’hindouisme et l’islam), et bien que personnellement anti-religion, je dois admettre que celle-ci m’a fortement intéressé. De toute façon, il est à mon avis toujours intéressant de trouver une morale dans les religions. Et celle du bouddhisme m’a particulièrement plu car on a l’impression que les bouddhistes sont des gens très respectueux de l’humain et de la nature. J’y fais d’ailleurs référence dans mon article sur pourquoi je suis devenu végétarien.

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Offrandes et purification dans un temple à Bali

7) La vie n’y est pas chère

Ce n’est pas le plus important mais lorsqu’on veut des vacances sans bousiller ses économies, l’Asie est quand même la destination idéale ! Alors certes, il vous faudra investir environ 500€ pour le billet d’avion A/R mais ensuite un mois sur place ne vous coûtera environ que 500 € de plus (en mode backpacker, si vous choisissez de loger en hôtel et d’aller tout le temps au restaurant, faut doubler ce budget mensuel au moins).

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50 roupies sri lankaises = 0.30 €

Bon en revanche cette vie “pas chère” ça ne marche bien sûr pas avec le Japon, la Corée du sud ou Singapour, mais c’est tout même vrai pour la plupart des pays d’Asie : Inde, Sri Lanka, Népal, Chine, Thaïlande, Myanmar, Laos, Vietnam, Cambodge, Malaisie, Indonésie, Philippines etc… En moyenne en tout cas d’après ce que j’ai entendu et lu et bien sûr d’après mon expérience personnelle.

 

8) Le climat est idéal (ou presque)

Le climat comment dire…. Ce qui m’a immédiatement séduit, c’est ce sentiment unique en son genre en sortant de l’aéroport de Bangkok : tu es dans l’air climatisé et froid de l’aéroport, les portes vitrées s’ouvrent, et ça y est, tu plonges dans l’air chaud et humide la ville. Mais cet air est d’une douceur… Tout de suite t’as l’impression de vivre à un autre rythme, tu as l’impression d’avoir vraiment voyagé (alors que le voyage ne fait que commencer), d’être dans un ailleurs, inconnu pour le moment, mais d’ores et déjà fascinant. La chaleur caresse ton corps, tu te sens transporté, tu te sens bien, tu as envie de courir à la découverte de cette ville, de ce pays.

climat merveilleux et vue sur la plage a koh tao en thailande
Climat merveilleux et vue sur la plage à Koh Tao en Thaïlande

Bon, je sais tout même que tout le monde n’est pas à même de supporter les grosses chaleurs tropicales asiatiques. Et il est vrai que partir visiter les temples de Bangkok à l’heure la plus chaude de la journée avec peu d’ombre, n’a pas été la meilleure idée qu’on avait eue avec ma fiancée. Vous voyez quand vous vous plaignez d’être trempé de sueur et que vous vous dites que la première chose que vous ferez en rentrant c’est de sauter immédiatement sous la douche ? Ben là c’était la même chose, mais en 5 fois pire, et ça a duré de looongues heures. J’avais l’impression de pouvoir remplir un lac à moi tout seul. Mais bon, mis à part ça tout de même, le climat est des plus agréable. Après je ne rechignais pas pour autant à entrer dans un seven eleven pour avoir un peu de clim’… Ce qui ne m’a pas pour autant empêché dans l’ensemble d’adorer le climat. Et ça on ne réalise qu’une fois rentrés en Europe : là-bas on se plaint des chaleurs accablantes et de retour à Paris on regrette déjà de ne plus y être.

 

Foncez !

Après tout ça si vous n’êtes pas décidés, je ne peux plus rien faire ! Bon de toute façon c’est tout de même une histoire de goût et c’est personnel, mais très honnêtement, je n’ai encore jamais rencontré de personnes qui sont allés en Asie et qui n’ont pas succombé à son charme !

 

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeuxMarcel Proust