Comment passer la frontière terrestre Népal-Inde à Belahiya-Sunauli

Le bureau de l'immigration indien à Sunauli près de la frontière indienne

Dans cet article je vais vous expliquer comment passer la frontière terrestre Népal-Inde en passant par Belahiya (côté Népal) – Sunauli (côté Inde) en partant de Katmandou et vous raconter comment ça se passe.

Pourquoi la frontière terrestre ? Il existe en effet plusieurs façons de travers la frontière terrestre Népal-Inde, notamment aérienne. Mais avec Lisa nous avons préféré éviter cela pour des raisons écologiques. Et puis aussi car on considère que voyager en bus (ou même en train) est une manière bien plus authentique de le faire. On voit du pays au moins, et parfois même on rencontre des gens.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que nous finissions justement notre séjour au Népal à Katmandou et venions d’y faire notre visa indien. Il ne nous restait plus qu’à franchir cette fameuse frontière ! Seulement trouver des informations en ligne pour savoir comment traverser la frontière terrestre Népal-Inde par voie terrestre s’est avéré plus difficile que ce qu’on avait imaginé (bah quoi, il y a pas plein de hippies qui ont fait ce chemin ?). Du coup, on s’est lancés là-dedans plus ou moins à l’aveugle (y avait bien quelques articles pour nous aider bien sûr mais bon).

Voilà pourquoi j’ai décidé de rédiger un article où je vous explique tout pour que vous puissiez vous-même passer la frontière terrestre Népal-Inde en toute facilité !

 

Comment arriver à la frontière Belahiya/Sunauli depuis Katmandou ?

 

PLUSIEURS OPTIONS DE TRANSPORT
  • Bus touristiques directs de Katmandou jusqu’à Varanasi ou Delhi
  • Bus soit-disant locaux ou bus touristiques de Katmandou jusqu’à la frontière Belahiya (Népal) /Sunauli (Inde) puis bus de la frontière jusqu’à Varanasi/Delhi au choix (pour Delhi il faut aller jusqu’à Gorakhpur et puis prendre un train)

 

BUS DIRECTS DE KATMANDOU À DELHI/VARANASI

Les bus directs ont de convenable que c’est beaucoup plus simple de prendre un seul bus jusqu’à votre destination finale (Delhi ou Varanasi, au choix) plutôt que de prendre un bus jusqu’à la frontière terrestre Népal-Inde et un autre après qui vous mènera effectivement à votre destination finale. Mais c’est aussi plus cher.

Il y a différentes options en fonction de comment vous achetez votre billet. En effet, vous pourrez quelque soit votre destination (Delhi ou Varanasi) vous en procurer un en agence. Pour Varanasi, vous pouvez aussi acheter votre billet sur internet.

 

Bus direct Katmandou – Delhi // achat en agence

  • Départ tous les jours à 7h (enregistrement à 6h30) de Swayambhunath (temple aux singes, à l’ouest de Katmandou)
  • Durée : environ 24 heures
  • Prix : avec AC 3500 Rps / sans AC 3000 Rps

 

Bus direct Katmandou – Varanasi // achat en agence

  • Départ tous les jours à 18h de Swayambhunath (temple aux singes, à l’ouest de Katmandou)
  • Durée : environ 25h
  • Prix: 3000 Rp avec AC (on a rencontré des filles qui ont eu un bus pour 2700 Rps)

 

Bus direct Katmandou – Varanasi // achat en ligne sur Red Bus

  • Départ tous les deux jours
  • Durée 24 h
  • Bus Volvo confortable du UPSRTC (Uttar Pradesh State Road Transport Coopération)
  • Achat sur redbus.in. Attention malheureusement les cartes de paiement non indiennes ne sont pas acceptées
  • Prix : 1509 Rps indiennes

 

Comme vous l’avez vu, bizarrement les durées de trajets sont, d’après ce que les agences nous ont dit, quasiment identiques pour Varanasi et Delhi alors que les villes sont distantes de plusieurs centaines de kilomètres.  A mon avis ils ont dû mal à évaluer le temps de trajet vu l’état des routes, le trafic et plus généralement la durée incroyable du trajet.

En tout cas, ça sera très certainement plus long que les 24h indiquées.

 

BUS JUSQU’À LA FRONTIÈRE (BELAHIYA/SUNAULI)

Ce qui différencie un bus qui va jusqu’à la frontière… bah c’est qu’il s’y arrête contrairement aux bus directs évoqués avant. Mais les bus qui vont jusqu’à Belahiya/Sunauli sont aussi beaucoup moins chers. Tout dépend donc de votre budget, du temps que vous avez devant vous et… de votre patience 🙂

Encore une fois, il y a plusieurs options que je vais vous expliquer pour que ce soit clair comme de l’eau de roche !

 

Bus touristique Katmandou – Belahiya/Sunauli (frontière)

  • Achat du billet en agence, il y en a plein dans Thamel
  • Départ tous les jours à 7h et le soir de Gongabu New Bus Park (au nord de Katmandou)
  • Durée : environ 10 heures
  • Prix : 1200-1400 Rps avec AC
Bus à la gare routière de Gongabu de Katmandou au Népal
La gare routière de Gongabu à Katmandou

Bus “local” (mais écrit tourist dessus) Katmandou – Belahiya/Sunauli (frontière)

  • Achat du billet à la gare routière de Gongabu New Bus Park (au nord de Katmandou) ou en agence à Thamel
  • Départ tous les jours à 18h (enregistrement 17h30) de Gongabu New Bus Park
  • Durée : pour nous 18 heures, mais c’est l’exception. En temps normal c’est plutôt 10 heures environ
  • Prix : 730 Rps à la gare routière Gongabu // 1200-1400 Rps en agence

 Il vaut mieux se rendre au Gongabu New Bus Park 1 où 2 jours avant pour acheter le billet au guichet et payer seulement les 730 Rps

En tout cas c’est qu’on a choisi pour des raisons de budget vu qu’on voyage un an et que le budget par pays est forcément assez limité. Et puis la gare routière était pas trop loin de notre logement au nord de Thamel.

La gare routière de Gongabu New Bus Park à Katmandou
Les guichets de la gare routière de Gongabu New Bus Park
Bus "local" à la gare de Gongabu à Katmandou au Népal, en partance pour Belahiya à la frontière avec l'Inde
Notre super bus qui heureusement était bien confortable vu le temps qu’on s’apprêtait à passer dedans…

 

COMBIEN ÇA COÛTE ?

Prix total pour le trajet Katmandou – Varanasi :

  • Bus direct : environ 2500-3000 Rps
  • Bus « locaux » : 1286 Rps (env. 10,6€) → notre option

Prix des bus « locaux » dans le détail :

  • 730 Rp : bus de nuit Katmandou – Belahiya
  • 15 Rps : petit bus jusqu’à la frontière (3km)
  • 100 Rps indiennes : bus Sunauli – Gorakhpur
  • 15 Rps indiennes : tuktuk Gorakhpur jusqu’à la gare
  • 220 Rps indiennes : bus Gorakhpur – Varanasi

Prix total pour le trajet Katmandou – Delhi :

  • Bus direct : environ 3000-3500 Rps

 

QUELLE OPTION DE TRANSPORT CHOISIR ?  

Nous personnellement on a choisi de prendre l’option bus “locaux” (enfin prétendument locaux) car vu notre budget de tour du monde, on pouvait pas vraiment se permettre un trajet direct jusqu’à Varanasi (notre destination finale) dans un bus touristique.

Avec ça on s’est retrouvé un peu en galère finalement, mais bon, c’est le voyage !

Après j’avoue, si vous avez le budget, vous voudrez peut-être éviter le trajet qu’on s’est tapés et que je vais vous raconter juste après. Donc si vous n’avez pas un budget spécialement serré prenez le bus touristique direct ! C’est deux fois plus cher, mais c’est la tranquillité assurée. Sinon, essayez au moins de prendre le bus jusqu’à Belahiya (Népal) à la frontière puis le bus direct Sunauli (frontière côté Inde) – Varanasi qui coûte, d’après les infos qu’on a eu sur place, environ 400 Rps indiennes.

 

Le trajet en bus Katmandou – Belahiya (frontière népalaise)

 

Tout commence bien pour notre fameux trajet Katmandou-Varanasi, on est arrivés en avance à la gare routière de Gongabu et le bus part quasiment à l’heure. Les sièges sont confortables, une bouteille d’eau est fournie, on est de bonne humeur et excités quant à ce qui nous attend en Inde, même si quitter le Népal nous rend forcément aussi un peu amers.

Après deux heures dans les bouchons, on arrive enfin à quitter la capitale !

Heureusement le chauffeur lance des clips musicaux népalais sur l’écran du bus qui est juste au dessus de nos têtes. C’est chouette comme musique et les clips sont marrants, je n’arrive pas en détacher mes yeux. Faut dire que ça occupe.

 

UNE “NUIT” SYMPA…

Vers 23h30 on fait une pause dîner et on redémarre enfin, espérant pouvoir gagner le sommeil à cette heure tardive. Pas de chance, les arrêts constants du bus et les secousses de la route n’arrêtent pas de nous réveiller.

C’est seulement le lendemain lorsque le jour se lève qu’on voit dans quelle sorte de guêpier on se trouve. Nous découvrons alors que nous sommes coincés dans un bouchon tout juste inconcevable pour notre imagination si nous l’avions pas vu de notre propre yeux. Sur ce qui sembleraient être des dizaines de kilomètres, camions et bus sont à l’arrêt, les chauffeurs dehors en train de discuter tranquillement la situation, de s’en fumer une, ça n’a pas l’air de les ennuyer plus que ça. Incroyable. Un petit coup d’œil à maps.me ne confirme pas nos soupçons, non, il les aggrave ! En effet, on a fait que 119km, soit même pas la moitié du trajet, alors qu’on est censés être déjà arrivés à Belahiya… La route est dans un tel état et tellement étroite le long de la rivière qu’elle longe, qu’il est parfois impossible pour les files des deux côtés de passer simultanément (qui s’y risquerait au bord du vide ?). A cela il faut rajouter les travaux  d’élargissement de la voie en cours. Voilà pourquoi on en est là.

Embouteillage de bus et camion sur la route vers l'Inde au Népal
Le plus gros embouteillage de notre vie !!

Bon, je tiens à vous rassurer, je pense honnêtement pas que ce soit comme ça tous les jours, fort heureusement, surtout une fois les travaux finis.

 

FIN DE LA GALÈRE…

La pause midi qui arrive nous fait un bien fou, enfin on peut sortir du bus ! On avale à grandes bouchés notre dernier Dal Bhat (hmm) puis on remonte à bord, un peu requinqués pour attaquer les derniers 60 km… qui nous ont mis pas moins de 3h40 à parcourir.

Déjeuner de Bal Bhat lors de notre pause
Moi dévorant mon Dal Bhat, que ça fait du bien !

On ignore pourquoi mais c’est à seulement 3 km de la Belahiya que le bus s’arrête et nous fait tous descendre, on est censé monter dans un autre bus. Bon ok, de toute façon faut pas toujours chercher à comprendre en Asie, aussi bizarre celui puisse-t-il paraître. On attend donc sagement avec les autres passagers le fameux bus au beau milieu de la route. 10 minutes plus tard, on est dans le nouveau bus contents au moins que ça n’ait pas duré trop longtemps. Enfin contents…

 

…ET NOUVELLES GALÈRES

Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive avoir oublier notre très chère tente dans l’autre bus !! Horreur, elle nous avait quand même couté 250€ à Oulan-Bator.

On reste calme et j’explique aussi paisiblement que j’en suis capable la situation à un passager. Et bingo, on dirait que je suis tombé sur le bon ! Il s’est avéré être une crème !! Grâce à lui on obtient le numéro du chauffeur du bus qui nous dit gentiment qu’il va faire demi tour et arriver dans une heure.

Punaise, j’ai peine à croire que ça va se résoudre si facilement et que les gens sont si sympas. Malheureusement au bout d’une heure toujours personne. On commence à paniquer parce qu’on était déjà arrivés bien plus tard que prévu à la frontière et il nous restait encore toutes les formalités de la frontière à faire et qu’on avait aucune idée du temps que ça allait prendre. Et ça nous inquiétait de manquer le dernier bus pour Varanasi. Je rappelle le chauffeur et il nous dit qu’il arrive dans 30 minutes. Du coup en attendant on décide d’aller à l’immigration côté Népal pour officialiser notre sortie du territoire. En quelques minutes c’est réglé. Peu après, le bus est là, avec notre tente dedans. Quel bonheur !

Ca y est après nos bêtises, on peu enfin traverser la frontière terrestre Népal-Inde ! Et là dans la précipitation on oublie de changer nos dernières roupies népalaises juste avant la frontière. En effet, après en Inde, il n’y a plus de bureau de change officiel, seulement des particuliers qui se font plaisir, naturellement.

 

Le passage de la frontière Belahiya/Sunauli

 

Le passage de la frontière terrestre Népal-Inde est très simple et rapide.

Côté Népal, à quelques mètres de la frontière sur la gauche vous trouverez le Nepal Immigration Office. A l’intérieur vous aurez un formulaire de sortie à remplir (facile à remplir), puis on vous tamponnera votre passeport. Voilà, vous êtes prêts pour traverser la frontière.

Le bureau de l'immigration à Belahiya au Népal à côté de la frontière indienne
Le bureau de l’immigration népalais à Belahiya, à deux pas de la frontière avec l’Inde !

Une fois à la frontière, un officier regarde vite fait votre sac. En guise de vérification on a vu mieux. Enfin tant mieux, nous on est contents de ne pas s’y éterniser vu qu’on a toujours notre bus pour Varanasi à ne pas louper !

La frontière entre le Népal et l'Inde entre Belahiya et Sunauli
Et voilà la frontière !

Une fois en Inde par contre, le bureau de l’immigration (Indian Immigration Office) est plus loin. Il faut marcher environ 700 sur la droite de la frontière pour y arriver. Encore une fois, il y a un formulaire à remplir, et tadam, votre visa est tamponné ! Ca y est, vous pouvez continuer votre voyage en Inde.

Le bureau de l'immigration indien à Sunauli près de la frontière indienne
Le bureau de l’immigration indien, heureusement qu’il était éclairé, sinon on l’aurait loupé !

 

→  Attention, jusque-là tous les prix étaient en roupies népalaises (sauf précision contraire) dont le taux de change grosso modo est de 1€ pour 120 roupies (attention aux variations du taux bien sûr). A partir de maintenant, les prix que je vous donne sont logiquement en roupies indiennes dont le taux de change est généralement de 1€ pour 80 roupies indiennes.

 

En principe, une fois la frontière traversée c’est assez simple. En effet, il y a un bus direct qui vous mènera de Sunauli à Varanasi en 11h pour 400 Rps.

Sinon, vous pouvez prendre un bus local pour 100 Rps jusqu’à Gorakhpur (départ toutes les 15 minutes), un trajet qui dure environ 2-3heures. Là-bas vous aurez le choix entre bus et train pour continuer votre voyage jusqu’à Varanasi.

 

Trajet en bus Sunauli (frontière indienne) – Varanasi

 

Ca y est, après tout cela on est enfin en Inde ! Ironiquement la nuit arrive déjà… Enfin normal, on a passé la deuxième journée dans le bus et avec un problème de tente. On cherche le fameux bureau de l’immigration indien qui est un peu éloigné de la frontière et y réglons rapidement les formalités. Vu qu’on a loupé les bureaux de change officiels au Népal, on doit bêtement changer nos roupies népalaises chez un particulier qui a probablement dû se faire sa journée sur nous, mais bon.

 

BIENVENU, OU PAS

Et là commence la confusion. En demandant à plusieurs personne d’où part le bus pour Varanasi qu’on souhaitait prendre, certaines nous indiquent une gare routière, d’autres nous disent qu’il n’y tout simplement plus de bus pour Varanasi et qu’il faut aller à Gorakhpur ! Ah la la… Si on savait que ce n’était que le début. On décide de croire l’officier du bureau de l’immigration qui nous dit que le dernier bus est déjà parti même s’il n’est que 18h15 alors que le Lonely Planet indique qu’il part à 18h30. En plus il nous rassure en nous disant qu‘il sera facile une fois à Gorakhpur de choper soit un bus soit un train pour Varanasi. Ca ne nous amuse qu’à moitié de devoir changer de transport mais on accepte l’idée. Surtout qu’on a vraiment l’impression que le dernier bus pour Varanasi est effectivement parti.

 

LE SORT S’ACHARNE

Quelques minutes plus tard, nous voilà empaquetés dans un bus rempli à ras bord, en étant pas tout à fait sûrs qu’il allait bien à Gorakhpur. On demande plusieurs fois et recevons une confirmation de la part des passagers. On finit par les croire en espérant qu’ils ont compris, quel autre choix avons nous ? Nous n’allons sortir du bus quand même.

A la frontière lorsqu’on s’était renseignés, on nous avait recommandé de bien prendre le bus local qui allait à Gorakhpur même et pas le bus touristique qui s’arrêtait à plusieurs kilomètres du centre ville. Ce que nous pensions avoir bien pris soin de faire. Malheureusement au bout de deux heures le bus s’arrête… à 5 km de Gorakhpur. La méchante blague ! Nous voilà déjà un peu échauffés à peine arrivés en Inde, le manque de sommeil ne devant rien arranger… Tous les locaux sautent dans des tuktuks bondés pour la gare, alors on fait pareil. La joie. Crevés, énervés, nous voilà serrés comme on ne l’a jamais étés dans un tuktuk dans le froid de la nuit… Eh oui, car si un tuktuk peut accueillir sans trop d’encombre 5 passagers, il fallait bien sûr qu’ils nous y entassent à 12 !! Punaise j’ai vraiment halluciné sur le coup.

Et puis comme un malheur n’arrive jamais seul, une fois arrivé le co****d de chauffeur nous réclame 15 roupies alors qu’il nous avait dit avant de partir que ce serait 10… On fulmine de rage ! Non pas que ce soit beaucoup, bien sûr c’est une somme ridicule. Mais nous prendre pour des cons comme ça. Tout commence s’additionner et on a du mal à supporter.

 

QUELLE SERVIABILITÉ (IRONIE) !

La gare nous apporte encore son lot de joies. Ayant l’habitude du Népal où les gens sont serviables, c’est tout naturellement qu’on commence à demander des renseignements au gens. Rien. On nous envoie balader, on fait des signes de nous barrer en marmonnant un vague « no english »… Sympa.

Enfin on arrive à se frayer un chemin dans le monde jusqu’à un bureau de renseignement spécialement dédié au touristes. Les gens sont partout. Debouts, assis, couchés, riches, pauvres, vieux, jeunes (surtout jeunes), il y a de tout, on nous observe mais on ne nous aide pas.

La fatigue nous accable mais j’arrive à articuler un Namaste au guichetier qui semble bien trop préoccupé par ce qui se passe sur son smartphone pour me répondre. A se demander s’il bosse ici ou s’il est chez lui écroulé sur son canapé. Je retente des Namaste et excuse-me et au bout de longues minutes il daigne enfin lever la tête pour me répondre. Tout ça pour nous informer qu’il n’y a pas de train pour Varanasi. Ah la blague.

 

ALLEZ, JUSTE ENCORE UNE PETITE GALÈRE !

Il ne nous restait plus donc qu’à essayer de choper un bus alors ! Notre humeur en prend encore un coup. Passé les 21h, on se tape chargés de nos gros sacs les 2 km qui nous séparent de la gare routière qui était soit disant juste en face de la gare pour trains d’après l’officier de l’immigration… Décidément ça commence fort l’Inde !

Nous voilà arrivés à la gare. Du moins croit-on. Mais la gueule du bus qui est garé là ne nous rassure pas et nous fait douter. Est-ce vraiment là ? On demande et on apprend que oui, c’est bien ce bus qui semble sorti de… je ne sais quel film d’horreur qui nous emmènera à Varanasi. Ca ça roule ? Se demande-t-on en dévisageant le cadre métallique tout rouillé monté sur roues doté de fauteuils tout durs et super étroits. Le démarrage du moteur nous confirme que oui, mais quel boucan ! Avec ça difficile de dormir, surtout que les « fenêtres » sont laissées grandes ouvertes par le chauffeur et laissent pénétrer le froid. Quelle délicatesse. Je sens qu’on va passer une bonne nuit. Au bout de 8 interminables heures, nous voilà enfin arrivés à Varanasi. Ouf !

 

Il nous aura fallu pas moins de 36 heures de voyage et 5 véhicules différents pour arriver enfin à Varanasi, notre destination en Inde. On avait qu’une envie après un tel périple pénible et usant : s’écrouler dans le lit confortable de notre Airbnb !!

 

Conseils utiles

 

TRAJET EN BUS
  • Au moment d’acheter vos billets de bus pensez à demander des places à l’avant du bus. Vous y aurez un peu plus d’espace et ça secoue un peu moins.
  • Si vous êtes sujets aux nausées lorsque vous lisez dans les transports, pensez à télécharger un bon livre audio pour faire passer le temps. J’ai commencé récemment et lors d’un trajet si long, ça sauve la vie ! 
  • Apportez des snacks. Certes, le bus s’arrête pour une pause dîner (vers 23h30) et déjeuner mais mieux vaut être prévoyant ! En tout cas nous on était bien contents d’en avoir vu le temps fou qu’on a passé dans les embouteillages…

 

AUTRES
  • Argent : côté népalais il est possible d’échanger de l’argent, mais côté Inde il n’y a aucun bureau de change officiel. Ne faites pas comme nous ! N’oubliez pas de changer votre argent avant de traverser la frontière.
  • Essayez d’arriver assez tôt à Belahiya/Sunauli pour être sûr d’avoir le bus direct pour Varanasi. D’après le Lonely Planet il y quelques uns le matin et quelques uns l’après-midi (le dernier étant en théorie à 18h30, mais arrivez avant, car nous à 18h15 il n’y avait apparemment déjà plus de bus). Par contre le site redbus.in indique qu’il y a un bus le matin à 7h30 et un le soir à 20h30. Bref, prenez de la marge pour être tranquilles !

 

Un bureau de change à Belahiya au Népal à côté de la frontière indienne
Un bureau de change, dommage qu’on ait loupé ça !

 

Vous voilà prêts à aller en Inde !

 

Bon j’espère pas vous avoir fait peur avec nos mésaventures qui d’ailleurs n’en sont pas réellement, c’est juste que tout s’est accumulé. Nos erreurs, les gens qui sont désagréables, le manque de chance, les arnaques et avec la fatigue tout a pris une telle ampleur dans nos esprits… Du coup l’Inde démarrait plutôt sur une mauvaise pour nous. Mais ne vous inquiétez pas. Au moins vous saurez ce qu’il ne faut pas faire grâce à nos boulettes ! Et puis l’Inde ça reste un pays extraordinaire qui a su nous offrir de beaux moments après cette arrivée difficile.

Vous aimez ? Épinglez !

Comment passer la frontière terrestre Népal-Inde à Belahiya-Sunauli


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