7 bonnes raisons d’aller au Kirghizistan

Rivière coulant dans une vallée verte de Jyrgalan au Kirghizistan

Nous devions passer un mois lors de notre tour du monde au Kirghizistan… Finalement nous sommes restés 6 semaines dans ce petit pays qui nous a tant enchanté. De quoi prendre notre temps pendant le voyage et ainsi découvrir un peu plus en profondeur le pays. C’est seulement en le quittant que nous nous sommes rendus compte à quel point nous avons adoré passer du temps là-bas… Voici pourquoi.

 

1) Les paysages incroyables

vallées vertes et sommets enneigés à Jyrgalan au Kirghizistan
Vertes vallées surmontées de neige

On se sentait parfois tout droit sorti d’un rêve dans ce petit pays d’Asie centrale. En effet, la variété des paysages et leur beauté n’ont pas d’égal. D’ailleurs, Peter Jackson aurait dû y tourner le Seigneur des Anneaux.

Sincèrement, à chaque nouveau lieu où nous sommes allés à travers ce pays, c’était une surprise de beauté. Les montagnes qui recouvrent la plupart du pays sont à couper le souffle, et sont de toutes les formes et couleurs imaginables. Des pics marron-gris rocailleux, aux sommets enneigés de plus de 7000 mètres, en passant par les vallées de couleur verte ou sable, jusqu’aux rochers rouges au creux desquels s’écoulent des rivières enchanteresses entourées de peupliers, sapins et autres touches de verdures, il y a de quoi rester béat de bonheur.

Rivière dans la vallée d'Alaï (Alay) vers de hautes montagnes enneigées au Kirghizistan
Une des magnifiques rivières du Kirghizistan, qui court vers de hauts sommets enneigés au creux d’une vallée à l’herbe jaunissante…

Nichés entre ces majestueuses montagnes, on trouve des lacs alpins aux eaux claires et d’un bleu franc qui fascine. Parmi eux, le lac Issyk Kul qui n’est rien moins que le deuxième plus grand lac alpin au monde. A vos appareils photo !

Le lac Issyk Kul, deuxième plus grand lac alpin au monde au Kirghizistan

Vue sur le lac Issyk Kul, avec les montagnes juste en face !

 

2) Un paradis pour amateurs de treks

Randonnée au sud de Bichkek à Ala Archa au Kirghizistan
Petite randonnée au parc national de Ala Archa, au sud de Bichkek

Le Kirghizistan c’est un peu une version du Népal mais en moins connu. Il y a des possibilités de treks tout bonnement incroyables et innombrables. Avec un pays à 90% au-dessus de 1500 mètres mètres et à 70% au-delà de 3000 mètres, c’est un véritable paradis pour randonneurs.

Trek au col du Jiptik dans la vallée Alaï (Alay) au sud de Och au Kirghizistan
Trek de 3 jours au col du Jiptik, dans la magnifique vallée d’Alaï (Alay) au sud de Och

Des treks d’une journée à ceux de plusieurs semaines, du plus facile au plus technique, il y a de tout. De plus, à part le trek du lac Ala-Kul qui est un des plus prisés aux alentours de Karakol, on croise peu de touristes sur les chemins de randonnée. C’est un véritable plaisir.

Et même dans les coins reculés, les offres de treks avec guide et porteur se développent très rapidement. Ainsi ceux qui ont le plus de mal avec une carte ou qui n’ont pas envie de porter tout leur équipement peuvent tout même s’y rendre et ne pas rater une telle expérience !

vue sur la chaîne enneigée du Pamir, au sud de Och, proche de la frontière avec le Tadjikistan
La suite de notre trek au col du Jiptik, avec une vue splendide sur la chaîne du Pamir dont le point culminant est le pic Lénin à un peu plus de 7000 mètres…

Le plus facile pour réserver une excursion est de s’adresser au bureau du CBT local. Le CBT (Community Based Tourism) est un organisme qui gère le développement du tourisme au Kirghizistan en y intégrant la communauté afin de lui faire profiter des bénéfices de ce développement.

 

3) La générosité des habitants

Il est fréquent pour les voyageurs habitués à l’Asie de se dire que les locaux sont gentils. En revanche, il est mois fréquent de le constater à un tel niveau. Nous avons été témoins de tant de gentillesse que cela nous dépassait parfois un peu.

 rencontre enfants au Kirghizistan
Jeune garçon venu nous tenir compagnie pour quelque secondes pendant notre trek au col du Jiptik

Une des rencontres les plus marquantes est cet habitant rencontré à Bichkek à la gare routière… Faisant office de traducteur, il nous a aidé à trouver un transport pour Och. Et ce n’est pas rien, vu vu le peu d’anglais que parlent les locaux. De plus, pensant que nous étions à la diète pour des raisons de budget en voyant l’unique pain que nous avions acheté pour repas, il s’est enquis de nous acheter un énorme paquet de muffins ainsi que deux bouteilles de thé glacé ! Un ange. Voilà qui redonne fois en l’humanité.

Tout récemment encore, juste avant notre départ du pays, nous avons rencontré Ernist. Un charmant jeune homme qui est venu nous parler pendant notre retour en mini bus vers la capitale. Il nous a offert à manger (lui aussi, décidément) et a passé une bonne partie du temps à essayer de converser. Je dis « essayer » parce que son anglais était très faible. Mais on peut remercier la technologie ! Car grâce à son traducteur de smartphone, nous avons appris à nous connaître un peu durant le long trajet. Puis en arrivant à Bichkek, il nous a même fait un petit tour guidé… Je n’en revenais pas ! Une telle gentillesse et ouverture aux autres ça ne s’invente pas.

rencontre au Kirghizistan
Selfie avec la personne qui a ponctué en beauté notre séjour au Kirghizistan

Ah oui et ce russe… Paumés et sans le sou à Kaji Saï, sur la rive sud du lac Issyk Kul, nous avons trouvé cette maison d’hôte certes peu entretenue, mais tout à fait charmante malgré tout. Et c’est là que nous avons rencontré son hôte, Yuri. Il s’avéra être la crème de la crème lorsqu’il n’était pas à 3 grammes de vodka. D’ailleurs , on s’est retrouvés à boire des shots de vodka avec lui à 10h du matin, ça réveille. Chaque matin passé chez lui, il nous a fait profiter des délicieux fruits de son jardin, et s’est enquit régulièrement de notre bien-être dans la chambre qu’il nous louait.

Et comment ne pas oublier les locaux qui nous ont invité à venir boire le thé chez eux, notamment pendant nos treks… Comme si c’était normal, un plaisir ! On se sent tellement privilégié !

Enfants kirghizes
Les enfants d’une famille qui nous a humblement invité à boire le thé… Que dire si ce n’est qu’ils sont trop chous !
kirghizes qui se sont bourrés à la vodka dans leur yourte
Un autre type de rencontre, pas autour de thé cette fois, non, nous avons entendu ces messieurs se la coller à la vodka à 6h du mat’ alors que nous nous éveillions dans nos tentes…

Que dire également de cette dame rencontré dans une mashroutka qui a gentiment engagé la conversation par curiosité. Puis qui dans la foulée propose de nous aider en cas de problème et nous donne son numéro de téléphone.

Et… Je pourrais m’éterniser à vous parler de toutes ces personnes qui ont illuminé notre séjour au Kirghizistan. La liste est bien longue encore des habitants rencontrés à droite à gauche.

Dans tous les cas, vous vous imaginez quelqu’un faire cela en Europe ? Cela paraîtrait tellement incongru !

 

4) La délicieuse nourriture

Laghman, nouilles, viande et légumes, plat traditionnel typique et classique au Kirghizistan
Le Laghman, un grand classique au Kirghizistan

Tout comme les habitants, au Kirghizistan, la nourriture est généreuse : les plats sont consistants et délicieux. Vos papilles sauront apprécier la richesse gustative et calorique de la cuisine kirghize.

Parmi les meilleurs on trouve des mets à base de nouilles comme le Laghman (nouilles, légumes et viande), l’Ashlyanfu (soupe de nouilles et épices avec beignet de pomme de terre appelé Pierochki), ou encore un plat ouzbek à base de riz comme le Plov (riz, carottes, viande). Mais aussi des brochettes de viande accompagnées d’oignons crus appelées Chachlyks, des gros raviolis comme les Mantys (viande, graisse et oignons), ou encore des chaussons comme les Samsa qui sont remplis de la même farce que les Mantys.

L'ashlyanfu une soupe froide de nouilles et épices avec son pierochki (piroshki), une spécialité dungan
Je vous présente, celui qui a ravi nos papilles à de nombreuses reprises… : l’Ashlyanfu !

Etant donné que les plats baignent, pardon, sont noyés souvent dans la graisse, que ce soit celle de la viande ou celle de l’huile de cuisson, faites-vous plaisir en allant acheter de bons fruits frais au marché ou bazar le plus proche. Vous y trouverez des pommes, abricots ou du raisin pour une poignée de soms (la monnaie locale).

Tous ces plats sont souvent accompagnés d’un merveilleux pain appelé Tandir Nan. Tandir est le nom du four en voute de glaise sous lequel il est cuit attaché tel une ventouse, et Nan le nom même du pain. En sentir l’odeur ou en goûter un frais a systématiquement eu le don de mettre nos papilles en éveil !

Le Tandir Nan, pain traditionnel typique kirghize
Le délicieux, le merveilleux, le succulent Tandir Nan !

Autre détour culinaire intéressant : les sucreries. C’est étonnant de voir à quel point ils en raffolent… D’où des tables qui en sont régulièrement pleines. Mais pas parce qu’ils aiment se goinfrer comme des ogres. En effet, une table ne saurait être vide, il faut la remplir car c’est montre d’abondance. Il y a un tel choix qu’on a toujours trouvé de quoi nous régaler : bonbons mous, durs, biscuits sucrés, pâtes frites, fruits secs, à coque etc.

table kirghize typique dans une yourte avec plein de sucreries, biscuits, fruits secs, fruits à coque
Une table bien garnie dans une yourte, ça donne envie !

Enfin dernière chose qu’on ne peut pas rater : le thé. Il est partout et souvent bon. A table, on ne boit pas de l’eau, non on boit du thé bien chaud. Et quand le thé n’est pas de la partie, on boit du soda… au thé glacé. A thé, quand tu nous tiens !

Ah et une spécialité toute locale (enfin, on trouve également son équivalent en Mongolie) : le Kumis ! Il s’agit de lait de jument fermenté. Dis comme ça, ce n’est pas très ragoutant j’en conviens, d’autant que les avis sur internet ne tarissent pas d’éloges à son propos… Mais je me dois ici de manifester mon désaccord. Même si je ne boirais pas non plus le Kumis à la place d’un jus d’orange frais, ça reste une boisson rafraîchissante et vraiment pas très dure à avaler contrairement à ce que j’ai lu. Bon après, le goûts et les couleurs, tout ça… Chacun est différent ! Le Kumis se commanderait presque au bar à la place d’une bonne bière. C’est un peu aigre, mais pas bien méchant. Je suis sûr qu’on s’y habituerait, tel un adolescent qui boit sa première bière ou son premier verre de vin.

 

5) Les prix très raisonnables

Eh oui, on est en Asie donc ce n’est pas cher. Enfin, bien qu’il ne faille pas généraliser, je vous assure que le Kirghizistan obéit à la règle.

Le transport en Mashroutka (les petits bus courte ou longue distance locaux) coûtent 0,10€ à 0,15€ pour un trajet en ville. Et comptez jusqu’à 4€ à 5€ pour relier deux destinations distantes de 400 km.

La nourriture est aussi plus qu’abordable : avec un budget très serré en allant dans un petit restaurant local ou bien en achetant des choses à emporter dans un stand ou au supermarché, vous pourrez vous en tirer pour 50 soms par personne, soit à peine plus que 0,50€ par repas. De façon générale, on dépensait cependant plutôt aux alentours de 150 à 200 soms par personne pour un repas complet (plat copieux et thé), soit entre 1,8€ et 2,4€ par repas. En somme, pas de quoi vider votre compte bancaire 😉

Le logement lui aussi reste peu cher, à l’exception peut-être des grosses villes comme Bichkek ou Och, où vous pourrez facilement dépenser 10€ par nuit par personne. Partout ailleurs, il est possible de se loger pour environ 6€ ou moins par nuit. Et la plupart du temps avec le petit-déjeuner inclus. Enfin, dernière chose, et pas des moins importantes : pour un vol aller simple Paris-Bichkek, nous avons payé 190€ par personne. Pas de quoi prendre un crédit, non ?

 

6) Un pays authentique

danse traditionnelle en costume kirghize
Danse traditionnelle kirghize dans de somptueux costumes

Le Kirghizistan est un pays encore quasiment intact. La preuve ? Dès qu’on annonçait que notre première destination de tour du monde était le Kirghizistan, la question qui venait immédiatement après fut systématiquement : « Ok, mais c’est où ça ? » Et le résultat est des plus appréciables. On s’est régulièrement retrouvés dans de petits villages où voir d’autres étrangers était un événement en soi.

Chapeaux traditionnels kirghizes

Hommes portant le chapeau traditionnel (deux d’entre eux portent même la tenue complète !)

Cela fait un bien fou de pouvoir découvrir la culture du pays de façon authentique, sans que cela soit dévoyé par un tourisme devenu complètement fou et cupide, offrant des services tous plus artificiels les uns que les autres.

Et c’est ainsi qu’on a eu la chance fantastique de pouvoir assister à un jeu de Kok Borou. C’est assez sauvage mais très spectaculaire. Il s’agit d’un jeu équestre beaucoup pratiqué en Asie centrale où les joueurs doivent s’emparer d’une carcasse de chèvre décapitée (d’où le côté sauvage je trouve, si ce n’est carrément cruel, mais on est pas là pour parler de ça…) pour la mener dans les buts adverses.

Kok Borou (Kok Boru), jeu à cheval pratiqué en Asie centrale
Le fameux Kok Borou

 

7) L’exemption de visa

Et cerise sur le gâteau, depuis 2012, le gouvernement kirghize a décidé d’exempter de visa de nombreux pays occidentaux. Quelle chance pour découvrir ce formidable pays ! Si vous êtes Français, Belge, Suisse, Canadien ou citoyen d’un des nombreux pays listés sur le site de l’ambassade kirghize, vous pouvez vous rendre au Kirghizistan sans visa et y rester pour 60 jours. Il vous suffit d’avoir un simple passeport valide.

Alors, on attends quoi pour partir ?

Pour lire nos aventures dans ce magnifique pays, je vous conseille de débuter avec Bichkek et ses alentours !

Vous aimez ? Epinglez !

Le vent trouve les trous de la yourte et l’âme trouve les mensonges des mots. Proverbe kirghize

13 commentaires

  1. Merci pour votre article très complet (et les photos de plats…à midi, ça fait son petit effet).
    J’ai une petite question : vous pensez que c’est assez safe pour une fille seule ? L’idée étant si j’y vais de ne pas m’enfermer dans les grandes villes et d’aller marcher.
    Vous en avez rencontré qui voyageaient seules au Kirghizistan ?

    1. Content que t’aies aimé ! 🙂
      Oui largement je pense, en plus d’être gentils les kirghizes ne sont vraiment pas farouches.
      On a rencontré une ou deux voyageuses seules et tout allait bien pour elle 🙂
      Donc oui je pense que tu peux aller te balader seule sans aucun problème !

    2. Au plaisir !
      Moi je dirais qu’il faut se laisser tenter…. 😉
      On avait pris les billets 6 mois avant, ça ferait un joli cadeau de Noël pour partir cet été !

  2. Coucou 🙂
    Rien que pour les paysages majestueux, ça donne envie de découvrir ce petit pays montagneux !
    Et l’attitude des locaux, ces petits riens qui font si chaud au cœur, c’est magique ! J’ai adoré lire vos anecdotes. Je ne pense pas que j’aurais aimé assister au Kok Borou, mais il y a des tas d’autres choses qui font envie !

    1. Merci !
      Ah oui je comprends pour le Kok Borou, moi-même je ne suis pas fan de ce genre de cruauté (je suis végétarien donc le bien-être des animaux me tient à coeur), mais je me suis dit que ça faisait partie de la culture locale et que c’était sûrement un joli spectacle (je ne parle bien sûr pas de la partie où ils égorgent la pauvre bête) ! Et puis, j’étais curieux 🙂 Donc j’ai outrepassé mon écœurement, et je dois dire que c’était intéressant.

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