Une semaine dans le désert de Gobi : récit et conseils

Des gers (yourtes mongoles) devant le coucher de soleil dans le désert de Gobi en Mongolie

Un tour organisé dans le Gobi c’est le gros kif. Partir dans cet immense chose vide, et pourtant pleine de vie sauvage, admirer ces étendues qui ne semblent avoir pour fin que l’horizon toujours repoussée… Dormir chez des nomades qui descendront avec joie une bouteille de vodka avec vous et vous apprendront par là-même mille coutumes incroyables. C’est ce qui va vous émerveiller dans l’immensité du désert de Gobi.

Mais concrètement, comment se déroule un tour organisé dans le désert de Gobi ? Où et comment dort-on ? Que mange-t-on ? A quoi ressemble une journée type ?

Toutes les réponses se trouvent dans cet article ! Je vous détaille sous toutes les coutures comment s’est passé notre séjour de 7 jours dans le formidable désert de Gobi que nous avons fait en octobre 2017 avec l’agence Sunpath. Une fois fini, vous saurez exactement ce qui vous attend 😉

 Si vous souhaitez préparer votre tour dans le désert de Gobi, je vous détaille tout dans mon article comment bien préparer son tour dans le désert de Gobi.

 

Informations pratiques

 

NOTRE AGENCE : SUNPATH

Je dois vous avouer qu’on ne s’est pas trop cassés la tête pour choisir notre agence. On a choisi Sunpath, une agence dont la réputation n’est plus à refaire (tant sur le web que dans le Lonely Planet). La prestation de l’agence nous a d’ailleurs entièrement satisfait. On voit que Sunpath a de nombreuses années d’expériences derrière elle et qu’elle sait comment s’y prendre pour ce genre de tours. Tout est bien prévu et la mécanique très bien huilée.

  • L’équipe

On avait pour nous encadrer un guide, deux chauffeurs et une cuisinière. Nous étions 7 touristes et étions répartis dans deux vans.

Notre guide parlait bien anglais et était vraiment bien renseigné sur les lieux du désert de Gobi, les traditions des nomades et la Mongolie en général. Les chauffeurs quant à eux connaissent très bien le terrain (ce qui a le mérite de m’étonner au plus haut point, vu comment c’est vaste et comment parfois tout semble se ressembler).

En plus d’être très pro, le personnel de Sunpath était vraiment cool, sympa et toujours à l’écoute.

  • Le matériel

Les véhicules sont bien entretenus, l’équipement est plus que confortable (sacs de couchages en excédent, yourtes chauffées). Cela nous a permis de profiter un maximum du séjour dans le désert de Gobi, sans avoir à se préoccuper ni s’inquiéter de quoique ce soit.

 

Attention, toutes les informations que je vous file dans l’article sont donc liées à l’agence Sunpath, vous aurez peut-être des prestations un peu différentes si vous partez avec quelqu’un d’autre.

 

LOGEMENT

Ce qui est chouette lors d’un tour dans le désert de Gobi, c’est que vous aurez l’occasion de découvrir les gers (yourtes mongoles) en long en large et en travers et y dormir bien sûr. Bonne nouvelle : vous dormirez toujours en yourte, pas d’hôtel contrairement à d’autres agences ! Cela rend clairement l’expérience plus authentique.

A l'intérieur d'une ger (yourte mongole) lors d'un tour dans le désert du Gobi en Mongolie
Voilà à quoi ressemble en général une yourte 🙂 Enfin là c’était un camp touristique avec même des prises ! Un peu too much mais bien confortable en tout cas.

Parfois ce sera chez des familles qui ont quelques gers pour touristes, mais malheureusement d’autres fois dans un campement de gers touristiques. Les camps touristiques vous privent tristement du contact avec une famille et c’est bien dommage. Mais vous aurez souvent plus de confort (à Bayanzag on avait un campement « haut de gamme » avec même des prises électriques… en plein désert quoi). Certains aimeront, mais en tout cas ça manque d’âme je trouve.

On partage une ger à 3 ou 4 personnes. Il y a toujours un poêle qui est allumé le soir et parfois le matin pour réchauffer. Ca fait un bien fou ! Mais une fois le feu éteint, les températures chutent, d’où l’utilité du sac de couchage.

 

CONTACT AVEC LES FAMILLES

Dans l’ensemble c’était satisfaisant. On a été souvent invités à boire du thé ou de l’Aïrag et à manger quelques Borsok (de tout petits pains frits qu’on trouve également au Kirghizistan – lien) ou bouts de fromage séché. La plupart des soirs on dînait dans la ger familiale, parfois avec tournées de vodka. C’était l’occasion de poser des questions (notre guide faisait l’interprète) et d’en apprendre plus sur la culture mongole Et clairement un des meilleurs moments de la journée. Il n’y a que deux fois nous avons logé dans des campements pour touriste où il n’y donc aucun contact avec des familles.

 

HYGIÈNE

Attendez-vous à ne pas pouvoir vous laver ou presque. On a eu l’occasion une fois dans la semaine de prendre une douche dans des bains publics pour 1$.

Sachez aussi que les toilettes sont toujours dehors, et que c’est pas toujours joli joli. Mais on s’y fait. Après ça je peux vous assurez que vous ne trouverez plus jamais les toilettes sur les aires d’autoroutes glauques 😄

Les pires toilettes au monde dans le désert de Gobi en Mongolie
Les pires toilettes au monde, je ne vous montre pas l’intérieur, je vous laisse imaginer….

Ne comptez pas non plus sur l’eau courante. En plein désert en même temps… D’où l’utilité de spray désinfectant ou de lingettes.

Bon après c’est pas tout noir non plus hein, on s’y fait vite en fait. Puis ça fait partie de l’expérience.

 

LES REPAS

Dans notre cas, nous avions une cuisinière qui nous mitonnait nos plats car nous étions plus de 4. Autrement c’est le guide qui se chargera de préparer vos repas.

  • Petit-déjeuner

Thé, café, un peu de fruit, des œufs sur une tranche de pain, parfois du yaourt ou des saucisses, toujours une sucrerie, du nutella, de la confiture… Bref y’a de quoi faire.

  • Déjeuner

La plupart du temps dans un resto où on pouvait choisir ce qu’on voulait plus un soda ou thé/café. Deux fois cependant Buuz et Khuushur nous étaient imposés (délicieuses spécialités mongoles bien grasses). Et une fois notre cuisinière Anka a cuisiné.

  • Dîner

À partir de la deuxième journée notre cuisinière préparait de délicieux dîners (soupes, plats avec viande et légumes, barbecue mongole pour fêter la fin du tour)

 

Régimes particuliers : il est possible de demander à manger végétarien. Eh oui, en Mongolie c’est possible !

Qualité des repas : c’était toujours délicieux et les portions étaient très généreuses de sorte qu’on était toujours bien repus ! Du coup on ne regrette absolument pas d’être passés par Sunpath. En effet, on a entendu des histoires d’autre personnes qui ont passé leur semaine à bouffer du gras de mouton…

Barbecue mongole, un des plats de qualité servis lors de notre tour dans le désert de Gobi en Mongolie
Délicieux et de quoi remplir même les estomacs les plus exigeants !

Eau : nous avions de l’eau à foison ! Tous les jours on pouvait prendre une nouvelle bouteille voire deux ou plus, bref, on avait pas l’impression de pouvoir être à cours un jour.

 

MÉTÉO

Si comme nous vous faites le périple en octobre, habillez-vous chaudement ! Le désert de Gobi est glacial. D’autant qu’il n’y a absolument rien pour arrêter le vent là-bas, alors quand il décide de souffler, mieux vaut être protégé ! Attendez-vous même à voir de la neige… J’avoue qu’en pensant à Gobi on s’imaginait plutôt l’étendue désertique classique : sable à perte de vue. Et bien parfois c’était neige à perte de vue !

Neige dans le désert de Gobi en Mongolie
Quand je vous dis qu’il y a de la neige, c’est pas une blague, jugez pas vous-même ! 😮

L’été (juillet, août) il faut aussi s’attendre à du froid, mais pour la nuit seulement, fort heureusement. En journée la température moyenne est d’environ 23 degrés, mais il y a déjà eu des pics à 50 degrés. Le problème est que les tempêtes de sables sont fréquentes, donc pas sûr que quiconque veuille aller dans le désert de Gobi durant l’été.

C’est pourquoi la meilleure saison pour y aller est septembre, où le danger de tempêtes de sable s’éloigne et il ne fait pas encore glacial.

 

JOURNÉE TYPIQUE

Qui dit vaste étendue, dit aussi beaucoup de route. Ne soyez pas surpris alors si vous passez les trois quarts de votre journée assis dans votre van russe secoué de tous les côtés à parcourir les centaines de kilomètres du désert de Gobi.

Moi dans notre van russe durant notre tour dans le désert de Gobi en Mongolie
Moi dans notre fameux van russe avec qui on devient très familier au bout d’une semaine !

Mais plus généralement, à quoi ressemble une journée type lors d’un tour organisé dans le désert de Gobi avec Sunpath ?

Il s’agit d’une routine plutôt bien huilée :

  • Matin 

Petit-déjeuner vers 8h du matin, puis jusqu’aux environs de midi on est sur la route pour se rapprocher de la prochaine visite.

  • Pause déjeuner

A midi on s’arrête dans un(e) village/ville pour déjeuner dans un restaurant, avant de reprendre la route pour quelques heures.

  • Après-midi / Lieu d’intérêt

On s’arrête enfin au lieu d’intérêt du jour, le plus souvent un site naturel. C’est le moment tant attendu de la journée. Celui où vous aurez enfin la justification de toutes ces heures de route encaissées ! Le spectacle en vaut clairement la peine. Jamais nous n’avons été déçus par les endroits visités, c’était toujours d’une beauté tout à fait surprenante, et très différent de ce à quoi on pouvait s’attendre.

Chameaux dans le désert de Gobi en Mongolie
Vous aurez l’occasion de faire plus ample connaissance avec ces drôles de créatures que sont les chameaux !
  • Soir / campement

Enfin, on se dirige vers le campement et une fois arrivés, on a une période de temps libre jusqu’au dîner. C’est souvent l’occasion de discuter et jouer aux cartes avec les autres voyageurs.

Le diner arrive et c’est parfois le moment d’échanger un peu avec la famille de nomades et d’en apprendre davantage sur leur mode de vie. Ou de boire un coup avec eux à coup de vodka après le dîner. Ainsi, le soir a été un de nos moments préférés.

 

Désormais vous avez tous les détails pratique sur la façon dont notre tour organisé s’est passé avec l’agence Sunpath ! Il ne vous reste plus qu’à découvrir l’itinéraire jour par jour avec les visites et différents évènements.

 

Notre itinéraire

 

Carte de notre itinéraire dans le désert de Gobi en Mongolie
Ca ressemble à ça, en fait c’est une boucle gigantesque à travers l’immensité du désert de Gobi en descendant d’abord vers le sud

 

JOUR 1 : STUPA BLANC ET TSAGAAN TSURVAGA // environ 500 km de trajet

C’est le grand jour ! Excitation et impatience de partir nous envahissent. On a rendez-vous à l’agence Sunpath où nous rencontrons les autres touristes avec lesquels nous embarquons pour cette aventure. Nous sommes 7, dont deux britanniques, un hollandais, un polonais, une française et nous deux (français et autrichienne). Joli mélange !

Notre équipe pendant notre tour dans le désert de Gobi en Mongolie
L’équipe au complet !

Ça y est nous sommes partis ! 500 km d’asphalte et de terre nous attendent. Terre car après 450 km, notre van russe quitte l’autoroute asphaltée (une simple voie à double sens) et nous nous frottons aux chemins de terre qui constituent la plupart des routes en Mongolie. Ça secoue dans tous les sens et on se prend régulièrement vitres et plafond. Pas ennuyés pour un sous, on en rigole même parfois tellement cela semble hors du commun comme expérience pour des occidentaux comme nous…

Un peu plus tard, nous nous dirigeons vers un fabuleux paysage : des falaises appelées stupa blanc. Le guide nous explique alors que le nom stupa blanc fait référence à la forme des rochers en calcaire qui vu de l’Est évoquerait un stupa bouddhiste. On comprend mieux tout à coup. En contrebas s’offre à nous un spectacle tout droit sorti d’un imaginaire un peu délirant. On se dirait littéralement sur mars avec ses mini dunes ondoyantes de rouges avec des touches de couleur sable et vert parfois. Il s’agit de Tsagaan Tsurvaga. Cette étendue de rochers calcaires était recouverte il y a fort longtemps par un océan. L’érosion seule en a formé la silhouette unique.

Le stupa blanc et Tsagaan Tsurvaga dans le désert de Gobi en Mongolie
Un spectacle inoubliable… On se croit véritablement ailleurs.

Quand on voit ce genre de spectacle fascinant on ne peut que rester interdit et se dire : Merci mère Nature !! Un moment qui m’a empreint d’un respect encore plus fort pour notre chère planète bleue…

 

JOUR 2 : VALLÉE DE YOL ET 3 BEAUTÉS DE GOBI // environ 350 km de trajet

Après quelques heures de route dans notre fameux van russe nous atteignons enfin les 3 beautés de Gobi : une rangée de 3 montagnes dont une qui est précisément celle que nous allons arpenter : la vallée de Yol.

Nous débutons par une autre vallée où le guide nous montre différents rochers qui ont la forme d’animaux… Au fond de cette vallée nous découvrons avec stupéfaction des cascades de glace !! Un moment impressionnant qui nous pousse tous à sortir nos appareils photos pour prendre avec frénésie des clichés de cette construction fascinante de la nature et à l’observer sous tous les angles imaginables.

Cascade de glace dans le désert de Gobi en Mongolie
Jamais je n’aurais imaginé voir ça, et encore moins à quel point ça peut être fascinant…

Ensuite nous roulons un peu jusqu’à la fameuse vallée de Yol où une petite randonnée de quelques heures nous attend. Nous passons de très agréables moments dans cette grande vallée rocailleuse et tapissée d’herbe jaune/verte.

 

JOUR 3 : DUNES DE SABLES DE KHONGORYN ELS // environ 300 km de trajet

Ca y est, on croit comprendre la routine quand celle-ci pour une fois est brisée : ce jour on arrive avant midi à destination et mangeons dans le campement de gers où nous allons dormir cette nuit-là.

C’est un jour très excitant ! En effet, nous allons enfin voir ce à quoi notre imaginaire nous renvoit directement lorsqu’on pense au désert : des dunes de sable. Mais quelle ne fut pas notre déception en découvrant… qu’on ne peut pas les voir les dunes de Khongoryn Els tellement il neige. Moi qui me voyait déjà admirer ces fantastiques entassements de sable jaune à perte de vue, c’est raté ! Heureusement, une fois rapprochés, les dunes se dévoilent un peu à nos yeux. Et voilà que c’est l’heure de monter à chameaux. Une expérience qu’on aurait très certainement appréciée si le temps n’était pas si mauvais.

Balade à dos de chameaux au dunes de sable de Khongoryn Els dans le désert de Gobi en Mongolie
La balade censée être amusante fut en réalité plutôt pénible

Car qui dit neige, dit froid, et on était pas toujours bien perchés sur ces immenses animaux avec la neige qui nous fouettait le visage. Après une heure de balade qui semblât être une éternité, nous descendons enfin de nos drôles de montures.

Nous attaquons ensuite la deuxième activité de la journée : l’ascension de la dune principale de Khongoryn Els. J’avais hâte de monter là-haut et de loin ça ne semblait pas très long. Erreur. Grimper sur du sable, c’est comme y marcher, mais en dix fois plus chiant. Mais la témérité de la plupart d’entre nous (certains se sont arrêtés à la moitié) a eu raison de la dune et après des efforts soutenus, nous atteignons le sommet. Il faut dire que pour le coup la neige était notre alliée : elle avait durci le sable à certains endroits et nous a par là-même rendu l’ascension moins difficile qu’elle n’aurait pu l’être. Arrivés en haut, nous ne voyons malheureusement toujours pas les autres dunes censées se dévoiler au loin : nous avons la tête dans les nuages et la neige ne s’est pas arrêtée.

Ascension difficile de la plus haute dune de Khongoryn Els dans le désert de Gobi en Mongolie
Putain on en a bavé, mais on a réussi !

On est quand même fiers de notre exploit et nous redescendons tels de gros gamins en courant et en enfonçant complètement nos chaussures dans le sable. Nécessité absolue si on veut courir en fait. Mais c’était un des moments les plus agréables de la journée quoique très enfantin. C’est seulement arrivés en bas que la neige s’arrête et que nous voyons enfin l’immensité d’une petite partie des dunes (au total elles recouvrent 185 km…), l’autre étant cachée derrière celle que nous avions gravi. Un sentiment amer s’empare de nous en s’imaginant encore une fois le spectacle que nous avons raté.

 

JOUR 4 : FALAISES FLAMBOYANTES (BAYANZAG) // environ 350 km de trajet

Une des plus belles journées de notre périple à travers le désert de Gobi. C’est ce jour-là que nous admirons un des spectacles les plus beaux de Gobi et réalisons que ce dernier regorge de paysages aussi fascinants que variés.

Notre cher van russe nous conduit tout d’abord sur un site ressemblant au stupa blanc. Les beaux souvenirs du premier jour nous reviennent en mémoire. On ne pensait pas trouver à nouveau ce genre de paysages si loin de notre première étape. Après une amusante balade parmi ces rochers qui me fascinent toujours autant, je remercie encore mère Nature et nous repartons.

Un peu plus tard un spectacle étonnant s’offre à nous : une grosse dune de sable semble être posée là au loin, au milieu de nulle part. On gravit la dune à toute vitesse, on a l’habitude maintenant, puis celle-ci était bien plus basse et la montée plus progressive.

Ca y est, on repart enfin pour le lieu du jour, les falaises flamboyantes (le nom local est Bayanzag). Chose merveilleuse : on arrive sur place pour le coucher de soleil. Un moment magique car la lumière offerte par notre chère étoile colore les rochers d’une teinte rouge flamboyante et intense telle que nos yeux ne peuvent parfois s’en détacher. Nous avons tous sorti nos appareils photos et mitraillons le lieu d’un peu partout. Quelle beauté !

Falaises flamboyantes (Bayanzag) dans le désert de Gobi en Mongolie
Impossible d’en détacher ses yeux je vous dis… Malheureusement une photo ne rend pas vraiment justice à tant de beauté

On passe plus d’une heure à arpenter ces rochers où le paléontologue américain Andrews a découvert des fossiles de dinosaures et pour la première fois des œufs de dinosaures. C’est d’ailleurs pour cette raison que le site est connu.  Nous nous régalons encore un peu la vue mais il commence à faire froid tout de même une fois que tout est à l’ombre. Ça tombe bien, il est l’heure de repartir !

Quelle belle journée se dit-on le soir ! On est prêts à aller se coucher. Pourtant non, quelque chose nous retient dehors. Le ciel. Il est rempli d’étoiles comme on a rarement vu. Même en pleine campagne en France vous ne pourrez que rêver d’en voir autant. Je reste la tête en l’air, subjugué. Mais pas autant que lorsqu’après être resté de longues minutes mes yeux, habitués à l’obscurité, discernent comme une trace blanche somptueuse qui se répand en demi-cercle au-dessus de nos têtes : la Voie Lactée. Je suis ému. Putain quel bonheur intense ! Je suis à deux doigts de pleurer. Jamais je n’aurais cru avoir la chance de contempler un tel spectacle.

 

JOUR 5 : MONASTÈRE ONGIIN KHIID ET PÉTROGLYPHES // environ 200 km de trajet

Au programme ce jour : visite du monastère Ongiin Khiid, ou plutôt de ses ruines. Le guide nous explique l’histoire de sa construction, sa vie et sa destruction. Je vous passe les détails que j’ai oubliés et qui vous seront contés sur place, mais c’est la Russie stalinienne dans sa folie qui a tout détruit et a massacré les moines qui refusaient de se soumettre à l’envahisseur. Apparemment, la Mongolie fait tout pour que cet endroit qui fut jadis un haut lieu du bouddhisme en redevienne un. Le site est intéressant et on peut imaginer à la vue des ruines son ampleur d’antan.

Le monastère Ongiin Khiid dans le désert de Gobi en Mongolie
Le monastère d’Ongiin Khiid

On se balade quelques temps sur place librement avant de nous enfermer à nouveau dans nos très chers vans russes.

Un peu plus tard on fait un autre arrêt pour visiter un site de pétroglyphes, des dessins gravés sur pierre.

Des pétroglyphes dans le désert de Gobi en Mongolie
Un des pétroglyphes dans le désert de Gobi

On avait été averti que nous devrions nous séparer le lendemain en deux groupes. Ce soir était donc le dernier soir ensemble. Pour l’occasion, la cuisinière nous a concocté un délicieux barbecue mongole. De la viande de mouton, des pommes de terre, et des carottes sont mis ensemble avec une délicieuse sauce dans une grande poêle et sont cuits à l’aide de pierres bouillonnantes qui sortent tout juste du feu et sont rajoutés aux ingrédients dans la poêle. Un régal.

La préparation du barbecue mongole lors de notre tour dans le désert de Gobi en Mongolie
Quand on voit comment c’est préparé, on comprend mieux pourquoi c’est si bon !

La soirée fut ponctuée par la descente d’une bouteille de vodka avec le chef de famille qui nous montra comment faire le service à la mongole. Nous avons aussi bu beaucoup d’Aïrag (boisson populaire mongole faite de lait fermenté de jument), joué à des jeux traditionnels mongoles avec les doigts (vous savez, dans le genre pierre, feuille, ciseaux) et même chanté des chants traditionnels mongoles. Une soirée très intéressante et pleine de joie !

 

JOUR 6 : TEMPLE ERDENE ZUU ET BALADE À CHEVAL // environ 350 km de trajet

Après de classiques longues heures de route cahoteuse, nous jetons l’ancre au temple Erdene Zuu, une merveille du bouddhisme dont la blanche splendeur reflétant les rayons du soleil nous saute aux yeux.

Quelques stupas du temple Erdene Zuu dans le désert de Gobi en Mongolie
Quelques un des splendides stupas blancs du temple Erdene Zuu

Nous entrons dans l’enceinte joliment surmontée de dizaines de stupas. Le temple en compte 108 au total, rien que ça. Notre guide nous laisse ensuite entre les mains du directeur du site qui nous fournit des explications sur les différents éléments architecturaux, statues et décorations du temple. C’est très intéressant et complet.

En milieu de journée, après un dernier déjeuner ensemble il est temps pour faire nos au revoir à l’autre moitié du groupe dont nous nous séparons.

En fin d’après-midi nous rejoignons un campement nomade où une balade à cheval nous attend. Nous passons une heure dans le froid à admirer des paysages splendides et encore bien différents de ce que nous avons pu voir jusque-là. J’ai du mal à croire que nous sommes dans le désert, c’est vert et montagneux.

Nous à cheval dans le désert de Gobi en Mongolie
Belle et froide balade à cheval le soir en arrivant au campement

De retour au campement et après avoir dîné, nous entamons notre rituel du soir pour la dernière fois : on prépare nos lits avec trois sacs de couchage chacun et brossons nos dents sous le ciel étoilé.

 

JOUR 7 : PARC NATIONAL HUSTAI ET RETOUR À OULAN-BATOR // environ 360 km de trajet

Pour notre dernier jour, nous nous rendons dans un parc national plus très loin d’Oulan-Bator pour y observer des chevaux de Przewalski, les derniers chevaux sauvages au monde. Quelle chance et quelle tristesse à la fois ! Ceci-dit, ils sont désormais protégés dans un parc et leur nombre augmente à nouveau (ils sont 220).

Le parc national Hustai dans le désert de Gobi en Mongolie
Le magnifique parc national Hustai, il faut avoir de bons yeux pour trouver les fameux chevaux !

Après avoir roulé un moment, nous en apercevons finalement au loin. On marque l’arrêt pour pouvoir s’approcher à pieds. Pour ne pas les troubler, le parc interdit cependant de s’avancer à plus de 300 mètres. De ce fait, on ne peut pas très bien les voir, mais cela faisait bizarre de se dire que ce sont les derniers. Nous reprenons ensuite notre place dans notre seconde maison : le van russe. Direction Oulan-Bator où nous arrivons tardivement en raison du trafic complètement fou.

 

Le désert de Gobi vous attend !

 

Alors, comme une envie de réserver un tour dans le désert de Gobi maintenant, hein ? Enfin j’espère !! Nous on a adoré en tout cas…

Coucher de soleil dans le désert de Gobi en Mongolie
Sublime, non ? Moi j’ai envie de repartir !

Seul regret peut-être, c’est de ne pas avoir pu gambader un peu plus dans ces paysages incroyables. Mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir, une vue globale du désert de Gobi et prendre son temps alors que plusieurs centaines de kilomètres séparent les différents centres d’intérêts. Et voir tout cela à travers les vitres du van était déjà un sacré bonheur et un spectacle des plus fascinants.

En tout cas, on est pas prêts d’oublier… Les soirées avec les nomades à boire de la vodka et découvrir mille coutumes, les paysages tout droit sortis de nos rêves… Une expérience magique et magnifique.

 

Si vous vous êtes décidé à partir en tour organisé dans le désert de Gobi, il vous faut maintenant le préparer ! Découvrez comment faire dans mon article comment bien préparer son tour dans le désert de Gobi 😉

Vous aimez ? Épinglez ! 

Une semaine dans le désert de Gobi : récit et conseils

 

 

7 commentaires

    1. Unique et inoubliable, ce sont les mots, oui ! 😀
      Franchement c’est pas spécialement difficile, l’agence (enfin en tout cas la notre) fait vraiment tout pour te rendre le tour agréable et facile ! C’est sûr parfois on a un peu froid (mais on était en octobre avec un hiver précoce apparemment), ou on en a un peu marre d’être dans le van, je le cache pas. Mais c’est vraiment rien au final, surtout quand tu penses à ce que tu as en échange !!

  1. Coucou !

    C’est un périple hors du commun ça ! Le désert de Gobi; au premier abord ce nom m’inspirait plutôt des immensités… désertiques (perspicace, je sais haha..) mais je vois qu’il recèle de mille et une choses à voir, à admirer, à contempler…et à vivre. C’est vraiment un superbe voyage, qui doit laisser un souvenir impérissable.
    Très jolies photos 🙂

    1. Oui nous même on a été surpris de voir qu’il s’y cachait autant de paysages variés et..inattendus !
      C’est clair, on est pas prêts d’oublier tout ça !! C’est à faire au moins une fois dans sa vie 😉

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