Il était une fois…

 

Coucher de soleil sur une plage

Aujourd’hui ce n’est pas tant un article que je souhaite partager qu’une histoire, que j’ai découverte dans le fameux (pour ceux qui s’intéressent au développement personnel) livre de Tim Ferriss, « La semaine de 4h »

Evidemment, le titre du bouquin est très racoleur, seulement, ne vous-y trompez pas, le type sait très bien de quoi il parle, car il parle d’expérience. Et ce livre est tout simplement un bijou, il fait d’ailleurs partie de mon top 5 des livres qui ont influencé ma vision du monde.

La semaine de 4 heures de Tim Ferris

Cependant, ce dont je veux vous parler, ce n’est pas l’expérience et les techniques de Ferriss pour devenir indépendant et faire ce qu’il vous plait dans la vie sans attendre la retraite ou qu’un miracle se produise (quoique ce serait aussi intéressant, mais les résumés là-dessus pullulent sur le web). Non, je voulais vous partager une histoire qui est une morale de vie, un peu à la façon des contes enfantins ou des poésies de La Fontaine.

 

L’histoire

De grâce, ne prenez pas l’histoire au pied de la lettre, j’ai vu des gens échanger à ce sujet sur internet, je peux vous dire que ça ne volait pas très haut. La voici donc :

«Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.

“Pas très longtemps”, répond le mexicain.

“Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus?” demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’américain demande alors :  “Mais que faites-vous le reste du temps?”

“Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie”.

Bateau sous palmiers

L’américain l’interrompt : “J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires.”

Le mexicain demande alors :  “Combien de temps cela prendrait-il?”

“15 à 20 ans”, répond le banquier américain.

“Et après?”

“Après, c’est là que ça devient intéressant”, répond l’américain en riant.

“Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions”.

“Des millions? Mais après?”

“Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.” »

 

Mon interprétation

Mon interprétation personnelle est qu’il faut impérativement modifier notre rapport à l’argent, qu’il n’est pas l’ultime but. D’ailleurs c’est également celle de Ferriss.

Liasses de dollars

J’ai vu des cons (excusez-moi du mot) de businessmen (je n’ai rien contre eux a priori, Tim Ferriss en est un d’ailleurs, mais il n’est pas stupide, lui) sur le net qui interprètent l’histoire ainsi : « alors oui ça veut dire qu’il faut investir en bourse ou dans l’immobilier »… ben voyons, moi aussi je suis rentier/héritier, et moi non plus je n’ai pas d’objectif dans la vie à part accumuler de l’argent. Certes, c’est à chacun de l’interpréter selon sa vision du monde, seulement deux choses :

  1. Tim Ferriss cherche à modifier notre vision par cette histoire et non à faire à tout prix rentrer cette histoire dans une vision pré-établi, l’idée n’est pas que ça rentre à tout prix dans son cadre de pensée habituel, mais de penser « out of the box » comme on le dit en anglais. Mais bon, c’est bien connu, on préfère souvent son petit confort, car quel serait le prix d’une remise en cause ? Sur le court terme, c’est peut-être difficile psychologiquement, car on a peur de ne plus se reconnaître soi-même, de perdre quelque chose et de ne plus pouvoir revenir en arrière. Seulement, ce n’est pas ainsi que va le monde et fonctionnent les choses. Penser hors de la boite, c’est se libérer, et se hisser au-dessus de tout cela. Pas tout perdre, mais s’en détacher, pour mieux apprécier sa vie.
  2. Comme dit un peu plus haut, l’interprétation de Tim Ferriss, et il le dit clairement à plusieurs endroits du livre, est précisément que l’argent n’est le but, il n’est qu’un moyen. Qu’il en faut, certes, mais que sans temps (tout de suite et pas dans 20 ans) pour en profiter et sans idée de quoi en faire, cela ne sert à rien. Or les personnes dont je parle ont oublié, dirait-on, que l’argent n’est pas une fin, donc elles ont du lire Ferriss un peu trop rapidement. Je ne dis pas qu’elles n’ont pas de passion ou d’intérêt autre que celui-ci, je ne les connais pas. Mais l’argent, à mon avis, prend simplement beaucoup trop de place dans leur vie.

Tandis que la conclusion peut paraître évidente, on a bien vu qu’elle ne l’est pas pour tout le monde. Et quand bien même elle le serait, on serait alors tenté de penser « Quel est l’intérêt de cette histoire, si la conclusion est si évidente et connue de tous ? » Eh bien je trouve qu’elle est un très bon moyen de comprendre concrètement pourquoi l’argent n’est pas une fin. Car nombreux sommes nous à le prétendre, que l’argent n’est pas une fin mais un moyen. Mais à réellement l’appréhender, et encore mieux, à l’appliquer ? Tout de suite beaucoup moins nombreux. Et c’est là que repose toute l’utilité de ce récit à mon humble avis.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

L’argent, ah ! Fléau des humains ! Sophocle


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3 commentaires

  1. Très juste, Tim Ferriss l’explique d’ailleurs très bien. L’objectif n’est pas d’être millionnaire, mais bien d’avoir le style de vie d’un millionnaire. Autrement dit de se poser la question préalable de savoir ce que l’on ferait avec « des millions », et réfléchir à la question de savoir s’il n’est pas possible de faire ces choses sans les millions. Et cela nous renvoie à la parabole du pêcheur mexicain 🙂

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