9 conseils utiles pour protéger la planète

vue sur les montages brumeuses

Voilà, je vous avais promis une suite, je vous la donne. La dernière fois j’ai cité des gestes simples pour protéger la planète, maintenant si vous voulez aller plus loin pour protéger notre environnement, je vais vous donner des conseils supplémentaires. Par contre, cela va demander de votre part un peu plus de temps ou d’efforts. Mais que voulez-vous, on a rien sans rien 🙂

 

1) Voyager sans avion

Train sur rails

Hormis l’attente nécessaire à l’aéroport, il faut reconnaître que prendre l’avion est bien plus rapide que les autres moyens de transport. Mais le problème est que l’avion a un très mauvais impact sur l’environnement en raison des émissions phénoménales de CO2 (je ne vous fais pas de dessin, vous aurez compris…en plus je dessine très mal). Heureusement il y a plusieurs moyens alternatifs pour éviter l’avion :

le train qui n’émet vraiment quasiment rien (bon il y a le problème de l’origine de l’électricité… si cela vient de source non renouvelable, c’est effectivement dommage) et est parfois un peu plus cher que l’avion

le bus qui émet un peu, mais vu que c’est divisé par une quarantaine de personnes ce n’est pas si grave et puis le coût de transport est nettement moins élevé. Les sociétés qui proposent ce service sont en plus de plus en plus nombreuses ! Pour n’en citer que quelque unes il y a OuiBus, Eurolines ou encore FlixBus

le co-voiturage, qui n’est pas non plus idéal pour l’environnement mais c’est toujours mieux que de voyager seul et puis le coût est également relativement faible. En plus sachez que Blablacar couvre toute l’Europe (bon avec plus ou moins de succès pour certaines destinations mais bon, le réseau est grandissant).

Alors bien sûr pour prendre le bus ou autre au lieu de l’avion, comme je l’ai évoqué au début, il faut avoir un peu plus de temps. Mais je vous avais prévenu : on a rien sans rien.

Ah une dernière chose : moi aussi quand je voyage à l’autre bout de la planète je prends l’avion, ce serait un luxe de pouvoir y aller loin en train, à pieds ou autre.

 

2) Fabriquer soi-même ses produits ménagers

Bicarbonate de soude

N’ayez pas peur, il n’y a rien à craindre, ce n’est en fait pas si compliqué que ça en a l’air. Les ingrédients ne sont pas si difficiles à trouver, et les mélanges pas si compliqués. On retrouvera souvent les mêmes ingrédients comme  le vinaigre blanc, le savon de Marseille (du vrai attention, vérifiez qu’il est bien constitué majoritairement d’huile), l’eau (bien sûr), toutes sortes d’huiles essentielles et le produit phare : le bicarbonate de soude. Pour nettoyer tout type de surfaces (attention au bois cependant), j’utilise un produit ménager unique, inutile de les multiplier en réalité, contrairement à ce que veulent nous faire croire les publicités qui jouent sur nos peurs.

Voici des recettes pour un produit ménager multiusage et de la lessive facile à faire chez soi. Avec tout ça, pour la première fois de ma vie j’ai kiffé faire le ménage !

Pour un litre de produit ménager multi-usage il vous faut :

  • 70 cl d’eau
  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude
  • 20 cl de vinaigre blanc
  • une quarantaine de gouttes d’huile essentielle de citron et autant d’huile essentielle d’arbre à thé

Mettez le tout dans une bouteille vide et mélangez bien. Attention au moment de mélanger le bicarbonate avec le vinaigre ça remue ! Allez-y peu à peu.

Pour faire votre propre lessive il vous faut :

  • 12 grammes de savon Dr. Bronner’s râpé finement
  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc
  • quelques gouttes d’huile essentielle (à choisir selon le parfum que vous voulez donner à votre linge)

Mettez à chauffer le savon râpé dans de l’eau pour bien le diluer. Laissez le reposer pendant quelques heures avant de rajouter la bicarbonate de soude, le vinaigre blanc et l’huile essentielle. Attention toujours lorsque vous mélangez bicarbonate de soude et vinaigre.

Vous trouverez facilement les ingrédients en magasin bio ou pharmacie, et parfois en grande surface. Le savon du Dr. Bronner’s quant à lui est plus facile à trouver sur le net.

 

3) Acheter moins

Centre commercial

Cela rejoint un peu mon article “consommer rend-t-il heureux ?” qui prône non pas un mode de vie ascétique, mais du moins un état d’esprit plus réfléchi vis à vis des achats qu’on fait. L’idée c’est donc d’acheter moins (vêtements, électronique, décoration etc.. je ne parle pas de nourriture), si vous avez du mal avec ce concept, je vous conseille de vous y initier grâce à mon article 🙂 Mais ici je ne vous parle pas de le faire pour vous (encore que, ça aidera toujours) mais pour l’environnement. Acheter sans arrêt de nouveaux biens matériels ne favorise pas du tout la planète pour la simple et bonne raison que la plupart ne sont pas fabriqués dans des conditions respectueuses de l’environnement (usines qui rejettent des gaz, des eaux usées, des produits chimiques toxiques, transport par avion ou camion, ressources naturelles usées…). Pour creuser un peu, je vous conseille le documentaire « The true cost«  qui évoque le coût social et environnemental de la fast fashion (disponible aussi en streaming gratuitement en cherchant sur le net, mais chuut, je ne vous ai rien dit). Personnellement j’en avais mal au cœur, mais c’est des plus instructif. Et si vous voulez trouver des trucs concrets pour vous y mettre, j’ai trouvé cet article très intéressant sur Greenpeace. Alors si vous vous sentez capable de calmer vos ardeurs consommatrices, jetez-vous à l’eau ! Et en plus vous verrez que vous finirez par acquérir un peu de détachement par rapport aux biens matériels et aurez moins de pulsions “shopping”, sans pour autant être malheureux, au contraire 🙂

 

4) Jeter moins

Décharge

De même jeter n’est pas toujours la solution idéale. Savez-vous combien de déchets ménagers sont émis par habitant en un an en France ? Environ 370kg (les chiffres récents n’ont pas encore été publiés alors je ne m’engage pas trop, mais en gros c’est ça). Vous vous rendez compte du nombre de poubelles que cela représente ? Imaginez votre petite poubelle de la cuisine remplie des centaines, des milliers de fois ! Sans compter les gros objets, mais là j’imagine bien que c’est pas tous les jours que vous jetez votre canapé. Pour les objets tels que vos vêtements, vos meubles, vos appareils électroménagers, vos objets de décoration, si vous souhaiteriez les conserver, essayer de les réparer ! Si vous ne savez pas le faire vous-même, vous avez peut-être quelqu’un dans votre entourage qui saura le faire. Sinon vous pouvez toujours avoir recours à un professionnel. Vous pourrez me dire que cela coûte un peu. C’est vrai, en effet. Mais combien vous coûtera un objet neuf ? Et surtout combien cela coûtera-t-il à la planète que vous jetiez un objet encore utilisable et en achetiez un nouveau ? Si vous souhaitez en revanche vous séparer d’objets alors c’est une autre histoire. Certes, faire le tri c’est bien, se débarrasser des objets inutiles est une bonne chose en soi. Mais il y a d’autres manières de faire que de les jeter à la poubelle ou à la déchetterie directement. Mettez les en vente sur e-bay ou le bon coin par exemple, donnez les à des amis ou des associations pour les nécessiteux.

 

5) S’engager dans une association

Militants Greenpeace

Parce que vous engager au niveau personnel ne vous suffit pas et que vous avez aussi envie d’agir à une échelle régionale, nationale, voir davantage, il est possible de s’engager pour une association vouée à la protection de notre planète. Cela tombe bien, le choix est large. Cependant, il est important en premier lieu de déterminer à la fois le domaine qui vous intéresse dans la protection de la planète s’il y en a un, et à la fois le temps que vous souhaitez y consacrer. En choisissant le domaine qui vous intéresse le plus, vous aurez déjà fait un grand pas, car cela vous aidera à choisir auprès de quelle association vous inscrire. Les plus connues étant Greenpeace (elle n’est pas spécialisée dans un secteur en particulier) et WWF (originellement vouée à la protection des espèces en disparition). Mais vous pouvez tout aussi bien devenir membre de Sea Shepherd dévouée à la protection des créatures marines, ou Pollinis qui s’engage en faveur d’une agriculture durable, ou encore la Fondation Nicolas Hulot qui n’est pas spécialisée dans un secteur en particulier. Ce ne sont que des exemples, mais une recherche sur internet vous offrira de nombreuses autres possibilités. Personnellement je ne suis pas bénévole car j’ai d’autres activités déjà à côté de mon boulot, mais je donne une petite somme tous les mois à Greenpeace.

 

6) Ne plus utiliser de produits de cuisine et ménage jetables

Éponges

Le produit absurde par excellence, qui est destiné à n’être utilisé qu’une fois ou un peu plus à peine. Vous vous rendez compte de la montagne de déchets non nécessaires que cela créé ? Alors oui c’est pratique de nettoyer une petit tâche ou essuyer un peu d’eau à l’aide d’un essui-tout ou encore d’emballer sa nourriture à conserver dans du papier aluminium. Mais pourtant s’en passer n’est pas si dur. Comment faisaient les gens avant ? Eh bien ils se débrouillaient, tout comme ils le font à nouveau de plus en plus. Il y a plein de petits gestes qui demandent un peu de préparation et d’habitude, mais qui évitent tous produits dont la durée de vie se compte en minutes ou en heures ou maximum. Par exemple vous pouvez utiliser des Tupperware ou des emballages en cire d’abeille pour la nourriture, c’est tout à fait hygiénique et cela conserve bien. Le papier cuisson peut être remplacé par une toile de cuisson qui est simplement à laver/rincer après chaque usage. Les essuie-tout et les lingettes sol Swiffer ou surfaces St Marc ? Pour le sol, il est temps de ressortir la bonne vieille serpillière. Pour les surfaces, ressortez les éponges et/ou utilisez des lingettes en tissu (donc non jetables contrairement à certaines marques dont je fus un temps aussi le client) que vous fabriquez en coupant un vieux torchon ou t-shirt. Il n’y a qu’à les laver régulièrement et le tour est joué. Et lavez-les à la main sinon ça fait vite beaucoup de machines et donc beaucoup d’eau, ça serait dommage de tout gâcher 🙂 Une fois tous ces produits fabriqués/achetés, vous êtes prêts !

 

7) Moins utiliser/acheter d’emballages

Sac de courses avec légumes frais

Dans la même logique d’éviter les objets qui ont une durée de vie un peu trop courte, prendre des sacs (à la caisse ou même pour vos fruits et légumes) au supermarché ou dans les magasins non alimentaires, acheter des produits trop emballés est un geste à éviter. Heureusement que les sacs plastiques à usage unique sont désormais interdits en supermarché. Ces derniers ainsi que les magasin non alimentaires vous vendent désormais des sacs réutilisables, c’est une bonne chose, cependant il y a plusieurs qualités de sacs et pas toutes aussi bonnes. Il y a malheureusement toujours des sacs en plastiques (plus épais, autorisés et donc réutilisables, mais combien de temps ?), mais aussi des sacs en toile. Le mieux est d’en acheter un ou deux et le(s) réutiliser jusqu’à ses/leurs derniers jours. Pour les fruits et légumes réutilisez les sacs en papiers déjà pris la fois d’avant ou achetez un sac spécial (mais personnellement je suis plutôt pour la réutilisation que l’achat, c’est une manière d’aller jusqu’au bout). Pour ce qui est des emballages des produits en eux-même, favorisez si possible les produits distribués au gramme et à mettre directement dans votre propre sac (existe beaucoup dans les magasin bio). Jeter moins d’emballages et de sacs n’est donc pas difficile, il faut simplement une bonne dose d’organisation et d’habitude.

 

8) Prendre des douches froides

Gouttes d’eau sur une vitre

Je sens que vous venez d’en prendre une psychologiquement rien qu’en lisant l’intitulé. Pourtant il y a un intérêt à le faire, je vous assure. Déjà une douche ça consomme pas mal de litres d’eau (des dizaines), mais en plus il faut la chauffer ! Autant d’énergie utilisée qu’on pourrait éviter. Trop difficile pour vous ? En été après une bonne journée de boulot, croyez-moi c’est plutôt l’inverse, après vous verrez si vous en êtes capables aussi en hiver. Et puis saviez-vous que c’est meilleur pour le corps ? Si l’écologie n’a su vous séduire suffisamment pour sauter le pas (oui, oui je le sens bien), alors peut-être votre santé et bien être le feront-ils : cela renforce votre système immunitaire, améliore votre circulation sanguine, désintoxique votre corps, calme votre stress, rend votre peau plus belle etc. L’impact écologique de chaque douche n’est certes pas gigantesque, mais vu que c’est un geste quotidien, cela pèse tout de même dans la balance.

 

9) Fabriquer soi-même ses produits d’hygiène

savon de Marseille

Je commence seulement à me renseigner à ce sujet mais cela m’est venu car c’est dans la même logique que fabriquer ses produits ménagers qui est d’éviter de rejeter des produits nocifs dans la nature. Alors ici il faut dire que c’est un peu plus dur de trouver des informations, mais le principe de base est simple : le savon c’est principalement de l’eau (eh oui), de la matière grasse et de la soude caustique. Attention ! Si vous vous lancez là dedans, il faut manipuler la soude caustique avec beaucoup de précautions, c’est un produit dangereux : il y a des règles pour ne pas faire exploser votre appartement (j’exagère hein, mais c’est juste pour souligner qu’il faut faire attention). Le site Tout Vert ou le Journal des Femmes vous offre plus de renseignement sur la fabrication et les précautions. Parce l’hygiène c’est aussi les cheveux, vous pouvez fabriquer également votre propre shampoing. Et là, la recette est encore plus simple : du vinaigre de cidre et du bicarbonate de soude. Attention au mélange aussi, vous trouverez plus d’informations sur Comment Economiser et chez Améliore ta SantéPour éviter de sentir le vinaigre toute la journée, n’hésitez pas à rajouter des huiles essentielles. Et les dents ? On peut aussi faire soi-même son dentifrice. L’ingrédient star (comme souvent pour les produits de nettoyage en général) c’est le bicarbonate de soude. Ensuite vous rajoutez des huiles, de l’argile ou autre. Les sites Consoglobe ou Tout Pratique vous aideront.

 

A vous de jouer !

Voilà, ce sont mes conseils pour aider la planète, bien sûr si vous en avez d’autres n’hésitez pas ! Si l’aspect vivre au naturel vous intéresse plus particulièrement, je vous conseille mon article « Pourquoi et comment je me mets au naturel »

Quand l’homme n’aura plus de place pour la nature, peut-être la nature n’aura-t-elle plus de place pour l’homme. Stefan Edberg


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