Petit lexique de français Suisse

Suite à près de 3 ans passé en Suisse ou presque (je travaillais à Genève jusqu’alors mais résidais en France), je voulais vous livrer quelques mots qui pourront vous aider si vous souhaitez vous installer en Suisse ou simplement y faire du tourisme. 

Je ne traiterai que la Suisse romande (donc la partie ouest qui est francophone) car c’est là que j’étais.

 

  • Septante, huitante, nonante : cela paraît très bizarre pour un Français, cependant lorsqu’on y réfléchi un peu, c’est plus logique. On ne dit pas vingt-vingt ou trente-dix pour dire quarante, alors pourquoi soixante-dix ? Il doit y avoir une explication historique, mais il faut au moins admettre que la manière Suisse est plus cohérente. Attention par contre dans le canton de Genève on dit tout de même quatre-vingt… Du coup vous me direz, pour la cohérence on repassera.

 

  • Tout de bon ! : en Suisse on ne souhaite pas un joyeux anniversaire, ou une bonne continuation, non, on dit « tout de bon », c’est d’ailleurs un lexique partagé avec la Haute-Savoie. Cela vient à mon avis de l’influence germanique. En effet, en allemand on dit « Alles Gute » pour souhaiter un joyeux anniversaire, ce qui est la traduction littérale pour « tout de bon ».

 

  • Parquer : on vous demandera où vous êtes parqué pour savoir où vous êtes garé, encore une fois, je dois saluer la cohérence Suisse : normalement un garage est le lieu pour faire réparer sa voiture, voire en acheter une, pas pour la stationner (bien qu’elle stationne effectivement aussi dans un garage pour la réparation… d’où le lien j’imagine), et un parking le lieu pour la parquer. Logique donc.

 

  • Gentiment : bon a priori, ce mot, vous le connaissez. Sauf qu’en Suisse ça peut signifier autre chose. Le mot est effectivement utilisé pour dire par exemple que quelqu’un arrive tranquillement, sans précipitation. Ce qui est rigolo avec cette utilisation du mot je trouve, est le renforcement qu’il engendre du stéréotype (fondé ? 🙂 ) que nous avons à l’esprit du Suisse qui est plutôt lent dans ses actions. Je doute en effet que si vous allez à un rdv en France et qu’on vous demande où vous en êtes, vous alliez répondre que vous arrivez sans vous presser.

 

  • Service ! : c’est ce qu’un commerçant vous répondra par politesse lorsque vous le remercierez pour les renseignements qu’il vous a fourni par exemple. Plutôt que les classiques « je vous en prie » ou « de rien ». Quoiqu’on entende en France des « à votre service », mais c’est plutôt long, et nettement moins usité.

 

  • Natel : bon là je ne suis pas fan, car c’est un nom de marque… mais bon, il faut bien respecter les usages, car un langage reste un outil de communication, qu’on aime ou pas certains de ses mots. Pour en venir au mot en question, un natel est simplement un portable, un (téléphone) mobile. Mais Natel est à l’origine le nom du réseau mobile Suisse dont l’opérateur Swisscom possède désormais le nom de marque.

 

  • Une chiée : je ne l’ai remarqué que récemment mais c’est un mot utilisé en fait régulièrement pour évoquer « plein de », « tout un tas de » quelque chose. Au début j’étais, je dois le dire, un peu interloqué par cet usage, car cela reste un poil vulgaire à mon goût, mais pas choquant non plus. Peut-être les Suisses ne perçoivent-ils pas cela ainsi.

 

  • Sans autre : cela veut dire « sans chichi », sans se formaliser, de façon simple. 

 

  • Ça joue : alors cette expression est une des premières que j’ai entendue en Suisse et en Haute-Savoie y compris (que voulez-vous, les langues n’ont pas de frontières), j’étais un peu déconcerté au début, mais on s’y fait rapidement, car je trouve la signification assez logique. Cela veut simplement dire « ça marche » (ou tout autre variante, mais si je vous fais une liste, on en a pour un moment). D’ailleurs cette expression s’est taillée une place dans mon vocabulaire, on verra si cela reste une fois la Suisse quittée pour de bon.

 

  • Santé ! : vous allez me dire que vous connaissez, pas besoin d’aller en Suisse pour cela. Et bien si ! Car tout comme pour « gentiment », il y a un autre sens. Ce mot est à utiliser lorsque quelqu’un éternue, à la place de « à tes/vos souhaits » en France. Encore une fois, j’ai noté l’influence de l’idiome germanique, car en allemand on dit « Gesundheit! » lors d’un éternuement, ce qui est, une fois de plus, une traduction littérale.

 

  • Séance : jamais deux sans trois. Oui, encore un mot qui est utilisé en Suisse différemment qu’en France. En Suisse on n’est pas en réunion mais en séance. Le sens du mot en Suisse reste donc lié à celui en France, mais diffère tout de même.

 

  • Faites seulement : c’est une expression de politesse pour dire « je vous en prie ». Mais rien à voir avec le sens « de rien » puisqu’on retrouve une injonction dans les deux cas, indiquant à l’interlocuteur de procéder sans se gêner.

 

  • C’est tout bon : plutôt que de dire simplement « c’est bon », les Suisses, tout comme les hauts-savoyards disent « c’est tout bon », allez savoir pourquoi, peut-être qu’un simple « bon » n’était pas assez à leurs yeux. En tout cas j’ai chopé le virus et rajoute désormais depuis un moment un « tout » à tout ce qui est bon.

 

  • Maturité : encore un piège : cela n’a rien à voir avec la maturité d’un adolescent au sens où on l’entend en France (encore que, ça doit sûrement venir de là). Cela correspond tout simplement à l’équivalent du baccalauréat en France. Une fois de plus, c’est l’influence germanique qu’on ressent ici, car en allemand, le bac se dit « Matura ». Par contre, ce qui est intéressant, c’est que seulement les germanophones de Suisse ou d’Autriche disent Matura, en Allemagne c’est le mot « Abitur » qui vient remplacer la maturité.

 

Il y de nombreuses autres expressions ou mots à connaître pour comprendre et se faire comprendre en Suisse, mais je voulais juste lister ceux que j’ai entendu et/ou utilisés au quotidien. Si vous souhaitez compléter, de nombreux sites ont des listes plus longues (mais avec une simple traduction, sans explication), il suffit d’aller voir sur Google.

Bref, tout un monde la Suisse, l’apprentissage des particularités du français Suisse fût pour moi tantôt amusant, tantôt surprenant voire déconcertant. Dans tous les cas, il est toujours intéressant de remarquer par le biais de la langue les différences culturelles.

 

 

Connaître une langue à fond cela signifie connaître à fond le peuple qui la parle. Georg Christoph Lichtenberg

Ça veut dire quoi être civilisé ?

L’autre jour j’écoutais attentivement une conférence d’Alain Badiou, un philosophe marxiste renommé. Mais ce n’est pourtant pas de théorie économique que je souhaite vous parler ici, mais de civilisation (enfin, les deux sont liés). Car c’est un mot qui revenait régulièrement dans son discours sur les meurtres de masse et comment le capitalisme explique ces comportements (bon c’est une théorie holistique à laquelle bien sûr personne n’est obligé de se raccorder). D’ailleurs, mon questionnement a démarré même avant de visionner cette vidéo. Souvent, lorsque j’entends parler de civilisation, ça fait tilt dans mon cerveau. Tilt parce que nous nous caractérisons comme civilisés, mais sans définir ce que l’on met-on derrière. Sans aller jusqu’à des propos catastrophiques, il est pourtant clair que la race humaine, particulièrement ceux qui la dirigent (donc les puissances occidentales) se met elle-même en grand danger. Et ce, avec un aveuglement qui semble sans limite.

Par civilisé, on entend souvent le fait d’appartenir à une société développée économiquement, techniquement, culturellement et intellectuellement. C’est sur ces deux derniers critères que le bas blesse.

 

Développé culturellement ?

Dans nos sociétés occidentales prétendument civilisés et bien trop souvent ethnocentristes, un discours revient fréquemment. Et il est le suivant : les papous de Nouvelle-Guinée (c’est un exemple) seraient des barbares avec leurs coutumes, qui, parce qu’elles sont différentes, sont estimées comme inférieures, primaires ou que sais-je encore ? Juger ainsi, c’est faire preuve de l’ethnocentrisme le plus affreux. Tout cela parce que cette civilisation ou d’autres encore suivent de nombreux rituels et traditions que nous avons laissé tombé depuis belle lurette. Ce ne sont certes pas les même traditions ni coutumes, mais en quoi pouvons-nous nous juger supérieurs ? Voyons, prenons un peu de recul. Pourquoi y aurait-il donc une hiérarchie ? Et qui sommes-nous pour juger ?

avengers

De plus, si de nombreux rituels et superstitions sont tombés en désuétude dans l’occident, c’est en grande partie à cause de l’invasion du capitalisme dans les moindre recoins de notre « civilisation ». Un exemple très probant : le cinéma américain. Vous voyez de quoi je parle. Tous ces blockbusters qui ont le même script parce que c’est ce qui marche pour faire des recettes. Un autre exemple bien pire : les chaînes de fast food, dont une tout particulièrement que je ne citerai pas. Manger partout la même chose, quelle merveilleuse idée !! Voilà comment on efface peu à peu les identités et cultures des peuples pour n’en faire qu’une, regroupant ses disciples sous le drapeau consumériste.

Attention, je ne suis pas en train de faire l’apologie de l’extrême droite, qui n’a toujours pas compris qu’une identité évolue et que c’est sain qu’elle le fasse, mais ce qui est triste c’est l’uniformité dans laquelle nous baignons de plus en plus. Il est bon que les peuples et traditions se mélangent ! Cela créé de nouveaux us et coutumes, enrichissant ainsi un peuple comme l’autre. Mais il est effrayant de se dire que tout devienne une purée uniforme et sans goût.

 

Développé intellectuellement ?

Parce que nous écrivons, parce que nous faisons de la recherche, parce que l’information est bien diffusée, nous pensons être « au-dessus » intellectuellement. Au-dessus de quoi ? Bien entendu, toujours des mêmes civilisations soi-disant non avancées.

information

Nous avons un accès hyper facilité à l’information d’une part grâce à la technologie, d’autre part grâce à nos formes d’état « démocratiques ». Si si, cela mérite des guillemets, car nous ne sommes pas en démocratie mais en Etat de droit. Cependant, l’information, bien que manipulée à tout bout de champs est très accessible dans son ensemble. C’est également parce que l’éducation est bonne (bien que de moins en moins), parce que la presse n’est pas trop censurée etc.

Et bien malgré cela, il y a un consensus scientifique autour duquel nous sommes en train de créer les conditions de notre propre disparation. On dit pour parler des milieux mafieux que l’argent n’a pas d’odeur. Je dirais plutôt au sujet du système capitaliste que l’argent n’a pas d’yeux. Effectivement, comment la recherche du profit à court terme (au maximum un an dans les projections des entreprises) pourrait être compatible avec la préservation d’un environnement vieux de plusieurs milliards d’années d’évolution ? Bien sûr que cela modifie la donne. Et bien sûr que ces deux vecteurs du changement (l’évolution naturelle et la recherche du profit à court terme) ne sont pas toujours compatibles. J’ai un ami libéral qui me dit souvent « mais si, il faut laisser faire les entreprises, et ne pas leur mettre des bâtons dans les roues, elles se préoccuperont d’elles-même de l’environnement s’il y a une demande des consommateurs ». Déjà premier point, si les consommateurs n’étaient pas un minimum éduqués, cela voudraient dire qu’on s’en moquerait éperdument de la planète, super. Ensuite, quand bien même les entreprises se mettraient au vert, elles le font d’ailleurs de plus en plus, c’est toujours avec comme but ultime le profit à court terme, pas de sauver la planète. On peut me rétorquer que le premier amènera le second, que ce n’est qu’un moyen. Oui, sauf que justement ce moyen jusqu’à présent il n’a produit que l’inverse de son but. Pour preuve par exemple, les traités internationaux facilitant les échanges commerciaux entre les pays. On importe des marchandises du monde entier, polluant énormément sur le trajet de retour et polluant aussi les pays où nous les produisons et réduisant ce faisant à l’état d’esclaves de nombreux travailleurs. De plus, quand une entreprise aujourd’hui produit « vert » c’est bien souvent du green washing, c’est-à-dire : l’acte de transmettre au public des informations qui sont – dans le fond et dans leur forme – une présentation déformée des faits et de la vérité, dans le but d’apparaître socialement et/ou environnementalement responsable aux yeux d’un public ciblé. Et pour quoi ? Pour vendre, pas pour sauver la planète donc.

deforestation

Il y a ainsi une fracture dans le changement climatique dû à l’action de l’homme, perverti par son argent (oh oui ça paraît simpliste comme discours, mais en même-temps, allez prétendre l’inverse), tourné sur lui-même et son potentiel gain à court terme, alors que son environnement comme son nom l’indique, n’autorise pas les pratiques individualistes et égocentriques. Nous avons perdu une vision d’ensemble. D’où le résultat que l’on connait : en 20 ans, nous aurons accompli un réchauffement qui a normalement lieu en 20 000 ans. Et par notre arrogance de sociétés « civilisées » intellectuellement parlant, par notre incapacité à remettre en cause le paradigme capitaliste, désigné à longueur de journée comme système sans alternative viable, s’érigeant ainsi quasiment comme un axiome de nos sociétés, nous approchons à grande vitesse du point de non retour. Mais enfin peu importe, les actionnaires ont des dividendes en augmentation ce trimestre ! Tout va bien alors 🙂

 

Et je ne parle même pas de notre mentalité belliqueuse et cupide qui nous pousse à aller massacrer des innocents en Syrie (par exemple) pour s’accaparer des ressources, ou encore de la montée de l’extrême droite en Europe qui prône la discrimination d’une partie de la population comme s’ils étaient moins qu’humains… La liste est longue, mais je pense avoir fait mon point.

 

Alors, l’occident, civilisé ?

 

Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Aimé Césaire

Mes 7 citations préférées

Ce sont mes préférées car elles reflètent ma pensée à l’heure actuelle. Je les ai regroupées sous cinq libellés : oser, voyage, nature/culture, spiritualité, et mode de vie.

 

Oser

paragliding-1245837_1280

« Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire » Confucius

Cette phrase a le mérite ô combien important et nécessaire de prévenir ceux qui entreprennent quelque chose, qu’ils n’auront pas tant à faire face à leur détracteurs qu’aux personnes qui sont en accord avec eux mais entretenant une jalousie éhontée (qui reflète en réalité la culpabilité non avouée de ne pas l’avoir fait soi-même) ni qu’à ceux, ô combien nombreux, qui restent passifs mais aiment à critiquer. On peut d’ailleurs facilement observer ces derniers sur les réseaux sociaux (moi y compris, cela m’arrive je l’admets), où la critique a été rendue tellement aisée caché derrière son écran. Il y ensuite bien sûr ceux qui critiquent mais agissent, mais ce serait là encore un autre débat. Comme quoi lorsqu’on fait quelque chose, l’adversité ne vient pas que du « camp adverse ». Un proverbe perse résume d’ailleurs l’affaire ainsi : « On ne jette des pierres qu’à l’arbre qui porte des fruits ». Mon but n’est pas de vous décourager, mais ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ?

 

« Quoique tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » Goethe

Celle-ci est difficile à appréhender, dans le sens où elle ne peut l’être que si on a au moins une fois, de façon plus ou moins intense, vécu, ou (pré)senti ce dont il est question. Je l’adore, car elle va à l’encontre du fatalisme, à l’encontre des prises de têtes et des excuses qu’on se donne souvent pour ne pas avoir à agir. Excuses qui sont là pour masquer notre peur. Goethe cherche donc à pousser les gens à agir et braver leurs peurs en relatant une expérience propre. Cela peut paraître sorti de nul part et irréaliste mais Goethe n’assure pas de résultat à toute entreprise, il n’assure pas que tout va être servi sur un plateau d’argent, non, il accorde simplement du génie, du pouvoir et de la magie à l’audace (ce qui, soit dit en passant, est déjà bien). En somme, il faut accomplir le premier pas, pour que beaucoup de choses se dénouent dans l’esprit. Choses qui restent nouées dans un esprit accaparé par la peur.

 

 

Voyage

dscf9371

« Don’t tell me how educated you are, tell me how much you travelled. » Mohamed

A mon sens, le voyage ici n’est pas nécessairement à prendre au sens strict du terme mais peut l’être pris dans un sens plus large incluant l’expérience d’un individu en général, son expérience de vie. Car comme j’aime à le dire, la vie est un voyage. Ce que veut dire Mahomet ici est que les voyages d’une personne en dit bien plus que son éducation car le voyage forge bien plus que l’éducation. Enfin, c’est mon interprétation personnelle, mais je dois dire qu’elle s’est vérifiée pour mon cas comme je l’explique dans mon article Pourquoi 2 mois de voyage m’ont plus changé que 10 ans d’école. 10 ans d’éducation qui ont quasiment éclaté en deux mois de voyage…

 

Nature/culture

girls-462072_1920

« Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l’éducation. » Confucius

Confucius, par cette phrase de génie résume tout. L’humain est un et multiple. Oui la personne qui habite à l’autre du monde, parle différemment, mange différemment, pense différemment est mon frère. Oui nous le sommes tous, et non ce ne sont pas des balivernes de hippie déluré. Bien sûr que nous le sommes. Si l’éducation ne nous avait pas tant différenciés et n’avait pas mis ces barrières culturelles entre nous, nous sentirions-nous si différents ? J’en doute. Je ne dis pas qu’il faut abolir les différences, elles sont au contraire une richesse, mais il faut savoir aller au delà de cette barrière culturelle et nous rappeler qui nous sommes au fond de nous, sans ajout, sans culture. Il est vrai que discuter avec l’étranger se révèle parfois difficile, les quiproquos sont monnaie courante tant nos expériences différentes nous éloignent, car comme dit Lao Tseu : « L’expérience n’est une lumière qui n’éclaire que soi-même ». Ayant compris ceci, nous nous devons d’être plus tolérants à l’égard de cet étranger qui est aussi notre frère, et qui, ne l’oublions pas, est fait de la même chair.

 

Spiritualité

relaxing-1979674_1920

« Le confort est une prison pour l’esprit, il affaiblit la chair et prive l’âme de son ardeur guerrière et de sa détermination. » Graham McNeill

Je trouve cette phrase fort bien dite, il n’en demeure pas moins, et je le concède volontiers, que je suis loin de vivre dans le dépouillement. Je ne vis pas non plus dans le luxe, certes. Je pense être d’ailleurs dans la moyenne, à l’exception que depuis plus d’un an maintenant, je consomme beaucoup moins et trie le superflu pour essayer de ne garder que l’utile et l’agréable, et me passer du reste. Je reviens sur ma démarche minimaliste plus longuement dans mon article Pourquoi je veux devenir minimaliste ? Car McNeill a bien raison, il est d’ailleurs dans la digne lignée de Thoreau : le confort matériel, l’encombrement d’une foule d’objets toujours plus nombreux, sensés soulagés nos maux, ne font qu’alourdir l’esprit et l’embourber jusqu’à l’impotence. Car n’osant se séparer d’eux par peur de le regretter, on les conserve tels des boulets à traîner à chaque pas. Quant à affaiblir la chair, cela paraît bien évident, ce n’est pas en restant assis sur son canapé que nos muscles s’entraînent à quoique ce soit, perdant ainsi peu à peu leur vigueur. La dernière partie sur l’âme est plus délicate à appréhender, mais je l’interprète ainsi : l’âme est l’intuition, l’envie. En-vie : il n’y a simplement pas plus puissant dans l’être humain que cette en-vie de vie. Ainsi elle est bien dotée de détermination et d’ardeur guerrière. Seulement peut-elle conserver ses qualités en étant claquemurée dans le confort ? Difficilement, car le confort ne fait que fermer des portes de l’univers auquel l’âme appelle à s’ouvrir. Bien qu’il ne faille pas nécessairement prendre cette citation au pied la lettre, c’est-à-dire se priver de tout confort, je pense que le principe est à retenir, car notre société actuelle a tendance à aller dans l’extrême inverse.

 

“La seule façon d’accomplir est d’être.” Lao Tseu

C’est on ne peut plus clair : ne cherchez pas dans un ailleurs imaginaire figuré tant dans votre esprit que dans les images envoyées par la société une façon d’accomplir, ne cherchez pas à atteindre un but, à vous rendre heureux par des biais purement matériels (c’est-à-dire par l’avoir). Ceux-ci sont juste des outils pour atteindre l’accomplissement, mais sans l’être ils ne sont rien. Sans même aller chercher un but lointain (tant dans le temps que l’espace), la seule façon d’accomplir et donc à mon sens de s’accomplir, d’être heureux immédiatement c’est d’être, de se ressentir, de vivre une forme de pleine conscience du moment présent et de tout ce qu’il a à apporter. J’en parle en détail dans mon article « Comment j’ai découvert la source du bonheur« .

 

Mode de vie

youth-570881_1920

« Passer ainsi presque toute sa vie à la gagner pour jouir d’une liberté douteuse durant la partie la moins précieuse de son existence » Henry David Thoreau

Cette phrase piquée dans Walden résume très bien nos vies au XXIème siècle : nous sacrifions nos plus belles années, celles dont sommes le plus à même de jouir à nous écorcher pour gagner durement de quoi se loger, se nourrir et mettre de côté pour nos vieux jours… Pendant lesquels nous n’aurons tout de même plus la même force mentale ni physique. J’ai bien conscience que bon nombre de personnes ne peuvent s’offrir le luxe de travailler moins à cause du système et doivent travailler plus que 40h par semaine pour payer le loyer. Mais pour les autres, ceux qui s’en sortent bien, à quoi bon toujours plus d’argent, si vous ne vous laissez que si peu de temps ou un temps si éloigné et de peu de valeur (la retraite) pour en profiter ? Ce rythme métro-boulot-dodo est en effet malsain pour la santé mentale et physique. Moins travailler permettrait d’éviter cet écueil et de mieux vivre sa vieillesse. Et accessoirement de profiter de sa jeunesse. Aussi vrai soit-il qu’il faut être un minimum prévoyant, comment peut-on perdre de vue que nous n’avons qu’une vie, et qu’à 70 ans, nous n’en profiterons certainement pas de la même façon qu’à 30 ? 

Noël est-il à fuir ?

Et boum, c’est déjà Noël. Enfin pas tout à fait, mais les magasins eux, font tout pour vous mettre dans l’ambiance et vous faire acheter au maximum.

Achète par ici, achète par là, t’as pas d’idée cadeau, on la trouve pour toi ! Le marketing est à la pointe sur ce sujet, pas d’inquiétude. Du coup, on a bien trop souvent l’impression que cette fête d’origine religieuse se réduit à un événement mercantile. Enfin si l’on s’en tient à sa réelle origine, c’est-à-dire les saturnales, il s’agit bien d’un échange de cadeaux que les romains pratiquaient. De ce point de vue donc, pas de quoi dire que la naissance du petit Jésus est gâchée puisque c’est l’Eglise même qui a décidé de la faire coïncider avec les saturnales romaines (et cela bien avant que la légende de Saint Nicolas apparaisse). Faudra pas s’étonner.

 

Des cadeaux inutiles ?

christmas-1786558_1920

En revanche, est-ce que les origines romaines de Noël constituent une raison suffisante pour accepter la consommation excessive et parfois inutile dans laquelle on cherche à nous plonger ? Vous est-il jamais arrivé de recevoir un cadeau dont vous ne saviez pas quoi faire et qui pourrit tranquillement dans le fond de votre placard ? Sûrement plus d’une fois ! Mais voilà, c’est soit-disant une tradition (certes) alors tous les ans, on ne se pose pas de question et on fonce dans les centres commerciaux !

Et le résultat, je viens de le décrire… Ne trouvez-vous pas cela absurde ? C’est tout de même ridicule de se retrouver avec tous ces objets dont on ne sait que faire ! Alors vous allez peut-être faire semblant d’y trouver un intérêt pour vous éviter de culpabiliser de ne pas l’utiliser car sinon cela vous ferait de la peine en pensant à la personne qui vous l’a offert… Mais cela ne durera guère, car vous ne réussirez sûrement pas à vous convaincre que tout à coup, cet objet est super utile ! Mais dans quel monde est-on ? La tradition je veux bien (d’ailleurs j’adore en découvrir, je suis toujours curieux), mais à quel prix ? Celui de la débilité ?

De même, on peut critiquer cette créativité très mal placée pour les « calendriers de l’avent » (oui je mets des guillemets) : sans être religieux (loin s’en faut), je trouve qu’il ne faudrait tout de même pas oublier qu’à l’origine il s’agit d’allumer une bougie chaque semaine. Il est ensuite entré dans les mœurs d’ouvrir une fenêtre d’un calendrier avec une image chaque jour, puis aujourd’hui un chocolat chaque jour. Bon pourquoi pas. Mais j’ai vu des pubs à faire pâlir… Par exemple des calendriers avec des produits de beauté ! Sérieusement, on se fout de qui là ? Tout est bon pour vendre, vraiment.

 

Mais quid du plaisir d’offrir ?

Bon, il s’agit là en réalité d’une mauvaise question. Mais pourquoi intituler mon paragraphe ainsi ? Parce que je sais que certains peuvent se poser cette question, et cela mérite donc une explication.

smile-191626_1920

Un des éléments centraux de Noël reste le plaisir d’offrir.  Ce que j’ai dit avant n’empêche pas que j’aime personnellement offrir des cadeaux à mes proches et voir leur visage s’illuminer en déballant le cadeau,de même que j’aime recevoir des cadeaux lorsque ceux-ci sont attentionés.

Le problème vient quand il s’agit d’offrir à tout prix quelque chose, même lorsqu’on a pas d’idée ! Pas d’offrir quelque chose en soi. Et c’est là où cet abrutissement des marques à cette période devient absurde ! Achetez, offrez, on trouve les idées pour vous, quitte à ce que ce soit totalement impersonnel ! Je force le trait, mais c’est presque ça.

De toute façon, et fort heureusement d’ailleurs, lorsqu’on connait suffisamment bien une personne et qu’on l’aime, il est bien plus aisé de trouver un cadeau à lui offrir, sans que cela prenne cet aspect de course aux cadeaux à tout prix, sans que cette pression vienne vous pousser dans tous les magasins de la ville, sans que cette course contre la montre ne vous bouscule.

 

Heureusement, y’a la famille !

Pour moi, avec le plaisir d’offrir, c’est la raison de célébrer Noël et de m’en réjouir, oui car je ne vous ferai pas de topo sur la naissance de Jésus, je suis athée.

Certes, il m’est agréable de recevoir et d’offrir des cadeaux, lorsque ceux-ci sont utiles, ou du moins attentionnés, mais ce qui est de loin le plus important, c’est de passer du temps avec ma famille. Voilà pour moi toute la véritable importance que revêt Noël, et je suis d’ailleus sûr que c’est pour la plupart d’entre vous également vrai. Mais ne vous laissez pas emporter par cette folie consommatrice (enfin, vous faites ce que vous souhaitez bien sûr), qui viendrait à vous faire oublier l’essentiel (votre famille), et vous vider votre portefeuille sans pour autant que tous ces biens matériels ne vous rendent pour autant plus heureux. Le vrai bonheur à Noël, il est auprès de vos proches, pas ailleurs.

 

 

Celui qui a inventé la Noël, c’est un mec qui devait tenir un magasin. Jean-Marie Gourio

Obrigado Portugal !

Après avoir passé une bonne semaine au Portugal, je vous livre mes impressions et mes pensées sur ce petit pays somptueux de son patrimoine architectural et de ses villes pleines de charmes. Le tout pour des tarifs qui n’ont pas quoi casser la tirelire. Enfin après plus d’une semaine sur place, un peu tout de même, mais bon, il fallait bien profiter !

 

Pourquoi le Portugal vaut le coup 

 

1/ L’architecture

Le Portugal possède de nombreux châteaux et palais qui sont souvent un mélange d’architecture manuéline (du roi Manuel 1er) et d’architecture maure. Le résultat est tout simplement splendide.

palace-1453029_1920

2/ Le charme

Entre l’étroitesse de certaines rues, le linge suspendu aux fenêtres, les azulejos (mosaïques qui sont la spécialité portugaise, mais amenées à l’origine par les maures), et certains paysages, il faut le dire, on est vite charmés !

img_7019-2

 

3/ Les prix

Le Portugal est certes en Europe de l’ouest, mais il arrive que ses prix rivalisent avec ceux de l’Europe de l’est voire même occasionnellement avec ceux de l’Asie du sud est. En plus si vous tenez à votre confort, c’est facile au Portugal, les infrastructures sont bonnes malgré les prix peu élevés.

 

4/ Le climat

Il ne faudrait tout de même pas l’oublier. Plus d’une semaine au Portugal en plein mois d’octobre et il m’est arrivé de me promener en t-shirt. Il y a aussi eu quelques averses et un ciel couvert, mais ça a rarement duré. Sinon j’ai souvent eu droit à un grand soleil régulièrement. Et jusqu’à plus de 30 degrés au soleil en terrasse (enfin rooftop bar :)). Que demander de plus ?

 

Pour moi ce sont des raisons bien suffisantes, même si habituellement la gastronomie compte aussi, cela a fait légèrement défaut au Portugal mais principalement car je suis végétarien et les portugais sont très carnivores.

 

Mes lieux préférés

 

1/ Coimbra

img_7142-2

 

Coimbra c’est la ville dont ce serait inspirée J.K. Rowling pour ses romans Harry Potter, et pour cause : la ville a un charme fou dont je suis tombé amoureux. Se balader en pleine nuit dans ses ruelles étroites et peu éclairées, entre de vieilles bâtisses chargées d’histoire et apercevoir des capes déambuler en rigolant, c’est une expérience qui vous transporte. J’en avais presque envie d’aller m’inscrire à leur fac.

 

2/ Porto

img_7109-2

 

Deuxième ville du Portugal derrière la fameuse capitale, Porto n’en reste pas moins un lieu d’intérêt, je l’ai même préféré à Lisbonne. Sa taille plus humaine rapproche du bord de mer et confère une ambiance toute particulière qui m’a charmé. Boire un verre de porto dans un restaurant des quais est des plus savoureux. Porto a aussi une histoire qui se voit à travers ses constructions, plus ou moins encore debout, devenant ainsi un spectacle qui fascine. De plus, si vous êtes amateurs d’azulejos (évoqués plus haut), vous ne serez pas déçus, il y en a sur la majorité des façades.

 

3/ Lisbonne

img_7260

La ville dont tout le monde parle, incontournable donc. Et il faut dire qu’elle regorge d’avantages, il y a des quartiers animés en nombre (cafés, places, bars, commerces), de vieilles rues plus calmes comme dans l’Alfama (et encore, il faut trouver les rues non envahies par les touristes), une vie culturelle qui semble importante, des monuments sublimes et bien sûr la mer (mais pas de quais aménagés ou de plage à Lisbonne même). Bref, une ville qui vaut le coup d’œil, mais juste un peu trop grande pour moi.

 

 

Alors, tentés ?

Les 10 commandements du backpacker

Comme il m’arrive souvent de penser au voyage, j’étais en train justement de penser à ce que cela signifiait pour moi de voyager en tant que backpacker. C’est un choix à faire, il signifie à mon humble avis vraiment voyager et non pas partir en tant que touriste. Le voyageur dans le sens “backpacker” n’est pas un simple touriste. Certes il lui arrivera d’en avoir l’air par ses visites des lieux connus (et donc touristiques) mais sa démarche va plus loin. Il n’est pas juste là pour ça, mais pour réellement découvrir un pays. Sa visite ne se limite donc pas à une connaissance superficielle de la culture et des coutumes, mais généralement il essaie un minimum de vivre le pays, voire de vivre comme ses habitants. Il fait l’expérience autant que faire se peut du mode de vie local.

Sur le papier c’est bien beau, mais concrètement quelles recommandations je donnerais ?

Voici (selon moi toujours) les 10 commandements du backpacker :

1) A la rencontre des autres tu iras

rencontre2
Un homme bien serviable qui nous a aidé à trouver notre bus, Sri Lanka, février 2016

Un des meilleurs moyens de bien découvrir un pays, c’est par ses habitants. Tu rencontreras aussi naturellement d’autres comme toi sur la route. Cela fait aussi partie du voyage, car ce qui importe dans un voyage ce n’est pas la destination mais le chemin. Rencontrer les autres, c’est rencontrer un soi différent, qui pense et voit différemment. A mes yeux, un des intérêts principaux d’un voyage pour l’ouverture d’esprit.

Les rencontres dans la vie sont comme le vent. certaines vous effleurent juste la peau, d’autres vous renversent. Florence Lepetitdidier-Rossolin

 

2) Des coins peu ou pas touristiques tu découvriras

Un village isole quelque par entre Kalaw et le lac Inle, Myanmar, juillet 2014
Un village isolé quelque par entre Kalaw et le lac Inle, Myanmar, juillet 2014

Visiter les lieux que tout le monde fait, oui c’est normal, même si tu n’estimes pas être un touriste, tu ne voudrais pas rater cela. Ca n’empêche que ta curiosité te pousse à aller dans des villages reculés, te balader dans des coins d’une ville sans aucun touriste. En tant que backpacker tu es forcément curieux de gratter un peu ce vernis des quartiers et lieux touristiques si bien entretenus pour voir ce qu’il y a dessous. Ce qu’il y a dessous, ce n’est pas toujours reluisant, mais cela permet d’envisager un pays sous un aspect plus global et ne pas se mentir. C’est ça vraiment découvrir un pays.

A notre époque, le seul luxe est l’authenticité. Henry de Montherlant

 

3) En auberge de jeunesse ou guesthouse tu dormiras

hostel-185156_1920

Parce que tu n’as pas forcément les sous et que pour toi voyager ça ne veut pas dire se pavaner dans des hôtels haut de gamme, tu dors en auberge de jeunesse ou guesthouse. C’est aussi là que tu pourras justement rencontrer d’autres backpackers. Alors il peut arriver à l’occasion de prendre un logement bien sympa au cours du voyage pour vraiment se détendre et ne rien faire. Mais faire cela tout le temps, c’est clairement pas ton truc.

Le luxe augmente les besoins, la modération le plaisir. Proverbe chinois

 

4) Un peu de la langue locale tu apprendras

Ecriteau en plusieurs langues a la pagode Phaung Daw Oo, Myanmar, juillet 2014
Écriteau en plusieurs langues à la pagode Phaung Daw Oo, Myanmar, juillet 2014

Si un pays t’intéresse, il est normal et même amusant (enfin je trouve) de vouloir apprendre les rudiments de la langue locale. Non seulement c’est aussi signe de respect de la population locale mais c’est aussi bien vue par celle-ci qui appréciera assez souvent l’effort.

Les limites de mon langage sont les limites de mon univers. Ludwig Wittgenstein

 

5) Les transports des locaux tu essaieras

Un bus local, Sri Lanka, fevrier 2016
Un bus local, Sri Lanka, février 2016

Je trouve cela essentiel, il faut essayer au moins une fois d’éviter les bus climatisés, et aller oser se coincer dans un bus local, tu verras toute la différence. Alors il est vrai que c’est assez folklorique. Je me souviens des bus au Sri Lanka, où ma fiancée et moi étions empaquetés à au moins 100 personnes, dont la moitié debout (bien entendu), certaines personnes avec des chargements assez inouïs (par leur variété heureusement plus que par leur volume). Mais comme moyen de se plonger vraiment dans la vie locale, il n’y a pas mieux.

Le confort est une prison pour l’esprit, il affaiblit la chair et prive l’âme de son ardeur guerrière et de sa détermination. Graham McNeill

 

6) A des stands de rue tu mangeras

Stand de rue a Colombo, Sri Lanka, fevrier 2016
Stand de rue à Colombo, Sri Lanka, février 2016

Non seulement tu pourras découvrir une nourriture clairement authentique, contrairement à certains restaurants à touristes qui s’adaptent aux habitudes alimentaires de l’occident, mais en plus il arrivera parfois, voire même souvent que ce soit meilleur que dans ces fameux restaurants à touristes. Sans compter que niveau budget, c’est plutôt léger.

En ouvrages de goût, en musique, en poésie, en peinture, c’est le goût qui tient lieu de montre ; et celui qui n’en juge que par des règles en juge mal. Voltaire

 

7) Aux us et coutumes tu t’intéresseras

temple à bali
Rite de purification par l’eau dans un temple à Bali, Indonésie, août 2014

Ci-dessus j’expliquais l’importance du respect de l’environnement, mais il s’agit aussi de respecter les us et coutume du pays et de s’y intéresser. Par exemple, si tu vas dans un temple, prends bien soin de te couvrir les jambes et les épaules. De plus, il y a mille et une petites choses à découvrir sur la façon dont vivent les gens, sur leurs traditions. C’est tellement fascinant et cela ouvre réellement l’esprit de les découvrir.

La mémoire est à la base de la personnalité individuelle, comme la tradition est à la base de la personnalité collective. Miguel de Unamuno

 

8) De polluer tu éviteras

Cratere du Mont Bromo, Indonesie, aout 2014
Cratère du Mont Bromo, Indonésie, août 2014

Comment peut-on partir à la découverte des merveilles de ce monde et dans le même temps saccager ce dernier ? Découvrir un pays, c’est aussi le respecter. Alors je sais bien qu’il n’est pas souvent aisé de trouver une poubelle digne de ce nom dans les pays du tiers monde. Mais il y a toujours un panier, un bac, un sac ou un quelconque récipient destiné à accueillir tes chers déchets. Si vraiment il n’y a rien, tu garderas l’emballage de ton grignotage ou ta canette vide dans ton sac jusqu’à en trouver. Bon, je ne te parlerai pas de tri car malheureusement ça n’existe souvent pas dans les pays du tiers monde. Mais si tu aimes tant que ça ce paysage, alors tu feras un effort pour le conserver tel qu’il est.

La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Sitting Bull

 

9) Tes billets et logements au dernier moment tu choisiras

Non je ne bosse pas pour Skyscanner ;) mais ils ont un tres bon comparateur !
Non je ne bosse pas pour Skyscanner 😉 mais ils ont un très bon comparateur !

Ne réserve pas en avance ! Ce serait dommage au détour d’une rencontre impromptue d’avoir soudainement l’envie d’aller visiter un endroit non prévu au programme et de ne pouvoir le faire. Voyager en tant que backpacker, c’est voyager libre. Alors certes prévoir un peu en avance aide à budgétiser, aide à savoir ce qu’il faut emporter, etc. Mais si tu veux vraiment découvrir des choses sans te fixer de barrières, alors ne réserve rien en avance et prends simplement l’auberge que tu trouveras sur place ou le bus qui t’emmèneras vers ta nouvelle idée de destination.

Quand rien n’est prévu, tout est possible. Antoine de Maximy

 

10) Léger tu voyageras

C'est ca que vous voulez porter tout le temps ? Moi pas
C’est ça (et encore… y’a pire) que vous voulez porter tout le temps ? Moi pas

Si tu choisis le sac à dos pour ne pas devoir tirer de grosse valise dans des terrains peu favorables, c’est pour éviter d’avoir l’air d’un touriste (et d’en être un) et pour conserver ton indépendance. Mais quelle indépendance a-t-on avec un sac de 20kg sur le dos ? Aucune, mais par contre t’es à peu près sûr de t’attraper des problèmes de dos ! Imagine-toi devoir laisser ton sac dans un casier, te le trimbaler à chaque fois que tu arrives dans un nouvel endroit ou le faire transférer durant un trekking en raison de son poids… Plus une contrainte qu’une liberté à mon avis. De nombreux blogs évoquent comment “voyager léger”, voir “voyager ultra-léger”, je ne vais donc pas piquer leurs articles, mais je t’ai mis les liens juste avant 😉

Pour voyager heureux, voyagez léger. Antoine de Saint-Exupéry

 

Bon bah… à vos sacs !! 🙂