C’est quoi un tour du monde ?

Mon tour du monde avec ma fiancée approchant à grand pas (on part début août), je commence à y penser de plus en plus après la retombée faisant suite à la grande décision. Et je me suis interrogé plus en profondeur qu’avant sur ce que cela signifiait exactement que faire un tour du monde (j’avais en effet déjà écrit un article à ce sujet).

J’ai réalisé qu’il y a plusieurs façons de voir un tour du monde. Et bien sûr il n’y en a qu’une de « valide » selon moi.

 

Ce que ça n’est pas

Ce n’est pas une course, une collection de pays sur une liste. Ca va peut-être vous faire rigoler, mais certaines personnes le voient comme cela. Dans son livre « L’homme qui voulait voir tous les pays du monde » André Brugiroux, un célèbre globe-trotter décrit la rencontre d’une jeune femme qui était fière d’annoncer le nombre de pays qu’elle avait « faits ». Déjà, je n’aime pas dire qu’on « fait » un pays. Enfin moi-même j’utilise encore couramment cette expression, mais je trouve cela totalement déplacé en réalité et cherche à m’éloigner de cette mauvaise habitude langagière. Parce que cette idée de « faire » un pays rejoint précisément l’idée d’une liste avec des choses à rayer. Le but étant d’en faire un maximum. Ridicule. On en oublie la saveur, on en oublie pourquoi on est là, à toujours courir après la prochaine destination, sans même avoir eu le temps d’ouvrir les yeux sur là où on était à l’instant. Pour preuve du ridicule, la jeune femme évoquée par Brugiroux passait seulement une poignée de jours par pays, afin de pouvoir ensuite prétendre être la plus jeune personne au monde à avoir « fait » autant de pays. Absurde.

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Ce n’est pas un concours photo Instagram. Vous savez ce genre de photos qui rendent morts de jalousie tous les suiveurs d’un-e célèbre voyageur-se sur Instagram. Ce que vous ne savez pas c’est l’envers du décor. Les heures passées à choisir le lieu idéal, comment cadrer la photo, le filtre à utiliser, la tenue du protagoniste, la pose du protagoniste, etc etc. Ca n’en a pas l’air comme ça, mais c’est du boulot, et c’est loin d’être aussi détendu que la photo le laisserait suggérer. Et ce encore une fois, au détriment de l’instant présent, au détriment de la découverte réelle d’un pays, d’une culture et de bien d’autres choses. Je ne dis pas que prendre des photos est interdit ou stupide, loin s’en faut. Mais se faire bouffer par sa dépendance aux réseaux sociaux alors qu’on a la chance de pouvoir vraiment vivre quelque chose d’extraordinaire m’attriste au plus haut point. La situation diffère légèrement si c’est dans le cadre professionnel (les blogueurs et autres qui vivent de leur voyage), dans le sens où c’est leur gagne-pain et non une vulgaire addiction. Mais l’empiétement des réseaux sociaux sur la partie immersion, découverte et expérience du voyage a également lieu, certains nomades admettent d’ailleurs eux-même volontiers le tort que cela peut leur causer.

Ce n’est pas une année sabbatique et après tout s’arrête. J’ai même rédigé un article « Le voyage comme mode de vie, un rêve ? » pour illustrer mon anticonformisme à ce sujet. Le tour du monde c’est le début d’une nouvelle vie, pas une simple parenthèse avant de retrouver « la vraie vie ». En effet, qui a décidé pour moi ce qu’est la vraie vie ? C’est tout de même incroyable ça que de se laisser dicter ce qui est vrai ou non, chacun a assez d’esprit critique pour pouvoir juger pour soi. Ce n’est pas parce que voyager en permanence reste peu fréquent dans notre société qu’il relève pour autant du domaine de l’extraordinaire ou du surnaturel. Bien sûr que tout n’est pas faisable, mais de là à dire non avant même d’avoir essayer… Quel dommage.

 

Ce que c’est vraiment

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Un tour du monde, qu’on l’entende par le fait de parcourir la circonférence de la terre ou par le fait d’en parcourir tous les pays, c’est d’abord et avant tout une expérience humaine. J’ai lu sur certains blogs ou pages Facebook de nomades que faire un tour du monde, c’est faire un tour de soi. Et je ne suis on ne peut plus d’accord avec cela. Ce n’est donc pas tant une rencontre des autres ou d’autres cultures que de soi-même (j’évoque la rencontre de l’autre et d’autres cultures dans mon article Pourquoi je vais faire le tour du monde ?)

Dans tous les cas, c’est bien cela que je chercherai lors du voyage. Découvrir mes limites, mes réactions face à des problèmes et des situations tant inattendus les uns que les autres, ouvrir mon esprit face à des choses que je n’aurais jamais imaginées dans mon confort quotidien. A cet égard, de façon générale, le voyage physique, l’acte de se déplacer est donc un voyage en soi-même. Apprendre à se découvrir, apprendre qui on est pour s’améliorer.

Il s’agit donc de se découvrir pour enfin réellement être soi. Car combien d’entre nous, moi compris jouons trop souvent des rôles ? Peur de blesser l’autre, peur d’être rejeté etc. Ce sont ces peurs souvent inconscientes, mises en exergue par la société qui nous donnent envie de rentrer dans le moule, faire partie d’un groupe, suivre la tendance etc. Dans une vie humaine c’est souvent : grandir, se rebeller, faire des études correctes, « s’assagir », trouver un boulot stable, rencontrer quelqu’un, devenir propriétaire, faire un enfant… attendre, mourir. Le problème il est là : « s’assagir ». Non pas que nous devrions rester d’éternels enfants ou adolescents. Mais nous ne devrions pas renoncer à nos rêves, nous devrions suivre nos intuitions infantiles. Car pour moi, un enfant, étant donné qu’il n’est pas encore formaté par la société est beaucoup plus spontané, il sait être lui-même, sans voile, sans faux-semblant ou attitude surfaite, il sait ce qu’il veut au fond de lui. Devenir adulte, au final, c’est savoir adapter ses envies à la « réalité » de la société. Mais c’est malheureusement souvent synonyme de sacrifice en réalité irrationnel et empêchant une personne d’être heureuse. Bien sûr qu’il faut être conscient de la société et de ses règles. Mais cela ne doit pas signifier sacrifier ses envies réelles puisées au fond de soi pour cela ni y cacher sa personnalité.

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La société nous amène à rentrer dans des cases bien souvent trop petites et ne permettant pas à un être de s’épanouir tranquillement. Il devrait y avoir autant de cases que d’êtres humains sur cette planète, ou même, pour pousser la logique jusqu’au bout, plus de cases du tout ! Car classer, c’est délimiter, délimiter c’est enfermer, emprisonner, et donc restreindre, diminuer et appauvrir. Certes, classer, nommer, catégoriser est d’une grande aide pour organiser la société et notre vision du monde. Mais cette manière de faire n’en reste pas moins une grossière approximation, capable d’ailleurs de conduire aux pires amalgames et préjugés irrespectueux de la singularité de chaque être.

 

Et partir autour du monde, se libérer de ce carcan, c’est à mon sens, pour moi, le meilleur moyen d’atteindre mon bonheur. Me rencontrer moi, libérer mon esprit de toute règle non formelle (donc règles qui ne sont pas la loi mais que nous respectons tout de même) et de cette façon m’épanouir.

 

Qui mieux que vous sait vos besoins ? Apprendre à se connaître est le premier des soins. Jean de La Fontaine

Les 4 destinations qui me font rêver

Vous ne vous êtes jamais dit « ahh un jour, j’aimerais tant aller au Sri Lanka/Suriname/Japon/Ouzbékistan ! » ? Ben moi si. Que vous ayez déjà voyagé ou non, une bonne partie d’entre vous s’est sûrement fait cette réflexion. Ce sont ces pays dont on fantasme, sans que ce soit forcément rationnel, car ces images que l’on en a sont parfois fortement alimentées par notre propre imaginaire ou celui de la société.

Alors en général, ces destinations qui font rêver changent, en fonction de ce qu’on lit sur internet ou dans un livre, ce qu’on entend etc. Dans tous les cas, en ce moment et depuis quelques mois, moi c’est ça :

 

1) La Patagonie

Des paysages extrêmes et variés en même temps, un climat inattendu pour l’Amérique du sud, enfin, le bout du monde quoi. Entre les montagnes à pic, les lacs immenses à moitié couverts par un glacier, les cascades, les vallées vertes et les plaines arides, il n’y aura jamais assez pour contenter quelqu’un qui a très soif de beautés naturelles comme moi. Mais c’est justement pour cela que je désirerais m’y rendre. Pour être coupé du monde, dans un endroit parfaitement conservé (car difficile d’accès), merveilleux et intense à la fois. C’est mon rêve d’aventurier (attention ça aussi c’est ce que j’envisage de devenir 🙂 pas ce que je suis), de rêveur et d’amoureux de la nature.

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2) L’Himalaya

Le toit du monde comme on le surnomme souvent, un spectacle époustouflant qui ne peut laisser indifférent. Si vous ne l’avez pas encore visionné, je vous recommande très fortement le film « Everest ». Ce film est d’une beauté… C’est une épopée humaine qu’on se prend en pleine figure, ça décoiffe, ça remue, et vous sortez du cinéma rêveur. Moi après ce film, je me suis dit que je devrais être plus aventurier. Attention je dis pas que je vais aller faire l’Everest, car encore faudrait-il le pouvoir (ça coûte très cher, et faut déjà être un sportif aguerri). Non, mais être moins peureux/timide pour aller randonner dans des endroits un peu isolés ou difficiles. N’importe où ferait l’affaire en réalité, mais l’Himalaya a cette image de Saint Graal, d’objectif dont rêvent tous les randonneurs/alpinistes. Moi y compris, sans pour autant être un randonneur chevronné. Faire face à une forme d’absolu, la nature dans toute sa puissance, extrême et si belle. Te subjuguant jusqu’au plus profond de toi-même.

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3) L’Islande

Ah l’Islande… Terre volcanique à la mode depuis le film Walter Mitty, elle n’en demeure pas moins un lieu d’intérêt, en tout cas pour moi. Certes je n’aime pas être envahi de touristes, mais parfois, enfin même souvent, cet argument ne saurait être suffisant pour me faire reculer. Comme je le disais, l’Islande est une terre volcanique. Et les volcans et moi c’est une grande histoire d’amour depuis que je suis allé en Indonésie. Sans en faire une obsession, les volcans se parent à mes yeux d’une beauté toute singulière qui s’est emparée de mon cœur. Randonner dans leur creux m’est un plaisir particulier, je me sens ému à leur contact. Les pierres basaltiques hexagonales de l’Islande si connues, les vallées vertes et les glaciers sont une image familière pour nombre d’entre nous, mais pour moi c’est devenu plus qu’une simple image, c’est devenu une envie de partir arpenter ce pays si beau.

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4) La Mongolie

La Mongolie est un pays qui a une histoire et un mode de vie encore de nos jours incroyable. Car ce sont des nomades pour encore beaucoup d’entre eux. Malheureusement c’est de moins en moins le cas, l’économie de marché capitaliste obligeant naturellement les gens à se sédentariser. Faire l’expérience de cette vie, ne serait-ce qu’un peu, dormir dans une yourte, faire des kilomètres à cheval ou dromadaire à travers les steppes de ce pays, ce doit être quelque chose. Se sentir petit, tout petit, isolé du monde « civilisé » et de l’agitation grossière des villes, embrasser la nature dans toute sa grandeur, au sens propre et figuré.

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Toutes ces destinations ne sont pourtant pas dans mon itinéraire de Tour du Monde, mais il y a trois raisons à cela :

  • déjà je ne pars pas seul, mais avec ma fiancée, et il faut tenir compte des désirs des deux parties 🙂
  • j’estime que le rêve qu’entretiennent en moi certaines de ces destinations est vraiment plus nourri d’imaginaire que de solides raisons de vouloir y mettre les pieds
  • certains endroits ne cadrent pas très bien avec mon/notre itinéraire, car il faut éviter les détours et les zigzags et de préférence visiter un pays lorsque son climat est propice

 

Et comme vous avez pu le constater, c’est avant tout une histoire de paysages, mais bon lorsqu’il s’agit de motivation reposant sur des images, c’est bien normal.

 

 

 

Trop vite, l’auto. Tant de jolies paysages où l’on ne s’arrête pas ! On laisse des regrets partout. Jules Renard

Obrigado Portugal !

Après avoir passé une bonne semaine au Portugal, je vous livre mes impressions et mes pensées sur ce petit pays somptueux de son patrimoine architectural et de ses villes pleines de charmes. Le tout pour des tarifs qui n’ont pas quoi casser la tirelire. Enfin après plus d’une semaine sur place, un peu tout de même, mais bon, il fallait bien profiter !

 

Pourquoi le Portugal vaut le coup 

 

1/ L’architecture

Le Portugal possède de nombreux châteaux et palais qui sont souvent un mélange d’architecture manuéline (du roi Manuel 1er) et d’architecture maure. Le résultat est tout simplement splendide.

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2/ Le charme

Entre l’étroitesse de certaines rues, le linge suspendu aux fenêtres, les azulejos (mosaïques qui sont la spécialité portugaise, mais amenées à l’origine par les maures), et certains paysages, il faut le dire, on est vite charmés !

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3/ Les prix

Le Portugal est certes en Europe de l’ouest, mais il arrive que ses prix rivalisent avec ceux de l’Europe de l’est voire même occasionnellement avec ceux de l’Asie du sud est. En plus si vous tenez à votre confort, c’est facile au Portugal, les infrastructures sont bonnes malgré les prix peu élevés.

 

4/ Le climat

Il ne faudrait tout de même pas l’oublier. Plus d’une semaine au Portugal en plein mois d’octobre et il m’est arrivé de me promener en t-shirt. Il y a aussi eu quelques averses et un ciel couvert, mais ça a rarement duré. Sinon j’ai souvent eu droit à un grand soleil régulièrement. Et jusqu’à plus de 30 degrés au soleil en terrasse (enfin rooftop bar :)). Que demander de plus ?

 

Pour moi ce sont des raisons bien suffisantes, même si habituellement la gastronomie compte aussi, cela a fait légèrement défaut au Portugal mais principalement car je suis végétarien et les portugais sont très carnivores.

 

Mes lieux préférés

 

1/ Coimbra

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Coimbra c’est la ville dont ce serait inspirée J.K. Rowling pour ses romans Harry Potter, et pour cause : la ville a un charme fou dont je suis tombé amoureux. Se balader en pleine nuit dans ses ruelles étroites et peu éclairées, entre de vieilles bâtisses chargées d’histoire et apercevoir des capes déambuler en rigolant, c’est une expérience qui vous transporte. J’en avais presque envie d’aller m’inscrire à leur fac.

 

2/ Porto

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Deuxième ville du Portugal derrière la fameuse capitale, Porto n’en reste pas moins un lieu d’intérêt, je l’ai même préféré à Lisbonne. Sa taille plus humaine rapproche du bord de mer et confère une ambiance toute particulière qui m’a charmé. Boire un verre de porto dans un restaurant des quais est des plus savoureux. Porto a aussi une histoire qui se voit à travers ses constructions, plus ou moins encore debout, devenant ainsi un spectacle qui fascine. De plus, si vous êtes amateurs d’azulejos (évoqués plus haut), vous ne serez pas déçus, il y en a sur la majorité des façades.

 

3/ Lisbonne

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La ville dont tout le monde parle, incontournable donc. Et il faut dire qu’elle regorge d’avantages, il y a des quartiers animés en nombre (cafés, places, bars, commerces), de vieilles rues plus calmes comme dans l’Alfama (et encore, il faut trouver les rues non envahies par les touristes), une vie culturelle qui semble importante, des monuments sublimes et bien sûr la mer (mais pas de quais aménagés ou de plage à Lisbonne même). Bref, une ville qui vaut le coup d’œil, mais juste un peu trop grande pour moi.

 

 

Alors, tentés ?

Pourquoi je vais faire le Tour du Monde

Depuis que j’ai rencontré ma fiancée, la fièvre du voyage m’a pris. C’est devenu si important pour moi que nous en sommes parvenus à la décision de partir un an voyager autour du monde. Bien que partir un an pour voyager autour de la planète soit de plus en plus à la mode, je pense que ça n’en demeure pas moins une expérience exceptionnelle. Les blogs, forums, vidéos et pages Facebook sur ce thème pullulent mais ça n’en fait pas pour autant une expérience anodine. Et surtout, ce n’est pas parce que de plus en plus de personnes le font qu’il faut s’empêcher de le faire sous prétexte de ne plus faire quelque chose d’unique.

En effet même si faire le tour du monde devient commun, ça n’en reste pas moins une décision qu’il faut avoir le courage de prendre. Et voici pourquoi :

 

C’est laisser sa vie de côté…

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Partir autour du monde, cela signifie tout abandonner pour un temps : travail, logement, famille, amis.

Eh oui, c’est une décision lourde de conséquences, mais quand on sait que c’est ce que l’on veut (voyager), ça devient tout de suite plus facile. Ça n’annule pas le sacrifice, non. Je suis conscient de ce que je fais. Mais déjà il y a deux principaux aspects à ce sacrifice : le professionnel, qui est à mon avis le plus facile à mettre de côté, bien qu’il va falloir tout recommencer plus ou moins à zéro en revenant. Et le social (famille et amis actuels, je ne parle pas des gens que nous allons rencontrer sur la route) qui lui est plus dur à laisser de côté, mais je me console en me disant que ce n’est que temporaire.

Voilà, c’est ce qu’il faut être prêt à mettre dans un côté de la balance.

 

…Pour mieux la découvrir

Et de l’autre côté de la balance, il y a tant de choses…Difficile de savoir par où commencer.

Un des aspects que j’attends avec le plus d’impatience, c’est d’aller à la rencontre de l’autre. L’autre qui n’est plus ni moins qu’une version de soi légèrement différente. L’autre qui à travers ses yeux si différents, voit les choses si différemment. L’autre qui va être en fait celui qui va vous les ouvrir. L’autre qui va vous enrichir d’une nouvelle vision, qui va vous rendre plus grand, plus ouvert, plus tolérant et aussi plus fasciné encore par la diversité des pratiques, des coutumes, des modes de vies qui coexistent sur notre planète. L’autre qui va vous pousser à vous améliorer, à être meilleur pour ce monde.

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L’autre, lorsqu’il s’agit d’un voyageur aussi, n’est alors pas si différent, car vous partagez votre intérêt pour le voyage, parfois davantage, et cela vous permet de vous connecter à un total inconnu. A mon avis c’est un des sentiments les meilleurs qui soit, ce partage avec une personne qu’on vient tout juste de rencontrer. 

La rencontre avec l’autre est donc une dualité : elle vous enrichit par les différences des deux êtres et elle vous connecte par leurs similarités.  

 

Bien loin d’être négligeable à mon avis est aussi la fascination que certains paysages peuvent exercer sur moi. Lors de ce tour du monde, j’espère pouvoir être émerveillé et ne faire plus qu’un avec l’immense beauté et grandeur de la nature. Des steppes mongoles aux Andes chiliennes, en passant par les forêts laotiennes, je veux me perdre dans des paysages dépassant de loin mes rêves les plus fous, mon imagination la plus délirante. Le fait de se sentir si petit, si insignifiant jusqu’au point de ne plus se sentir exister, faire partie de ce tout pour lequel on exerce une admiration sans borne. C’est le plus beau cadeau que la planète ait à nous offrir.

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Tout aussi important pour moi, la rencontre de soi-même et le dépassement de ses limites. Faire un trekking à l’écart de tout, par plus de 20 degrés le jour sans compter l’effort physique (et moins de 0 degrés la nuit à ne pas bouger dans son sac de couchage), ne plus sentir ses jambes tellement elles sont douloureuses, en avoir ras le bol de marcher, s’arrêter, se relever, continuer, avoir mal au ventre, s’asseoir, repartir, se rappeler pourquoi on est là, continuer. Toujours continuer. Continuer parce qu’on sait qu’on est bien là, malgré la douleur physique, que cette expérience de solitude avec la nature, d’efforts récompensés par le repos, quelques gorgées d’eau ou simplement l’admiration des paysages en vaut nettement la peine. Voilà ce que j’attends aussi de ce tour du monde. Savoir être seul face à soi-même, face à ses limites mentales et physiques et apprendre à se connaître car il ne reste aucun autre choix.

 

Mais en quoi est-ce différent d’un voyage d’un mois par exemple ?

Un tour du monde, c’est tous les éléments cités avant mais de façon plus poussée, plus extrême qu’un « simple » voyage de quelques semaines. Avec autant de temps alloué, il est possible de se perdre réellement, d’aller jusqu’au bout des choses. De vraiment se déconnecter de son petit monde, d’oublier jusqu’à ses racines, ses habitudes, son pays. Oublier de vérifier ses emails, oublier le prix de la vie occidentale, oublier le confort de son appartement, oublier les mets culinaires de son pays, et découvrir un monde de possibilités, découvrir les différents mondes au sein de ce même monde.

Revenir changé. Revenir complètement différent. Avec une trace indélébile dans le cœur et l’esprit. Ne jamais oublier cette expérience et vouloir recommencer le voyage.

 

Populaire, oui, mais unique

Donc oui c’est à la mode cette idée de tour du monde, mais ça n’en reste pas moins une expérience unique pour toutes les raisons expliquées ci-dessus. Unique car ce moment m’appartiendra à moi-même, parce que je le ferai à ma manière et à celle de personne d’autre. Unique parce que c’est tellement personnel contrairement au simple tourisme de masse. Il s’agit de changer ma vision du monde, de faire ma rencontre de l’autre, de m’émerveiller devant la beauté du monde, il s’agit de me rencontrer moi.

Voilà pourquoi, ma fiancée et moi allons partir pour un voyage d’un an, un an à apprendre la vie, le monde et l’humanité.

 

Not until we are lost do we begin to understand ourselves. Henry David Thoreau

Les 10 commandements du backpacker

Comme il m’arrive souvent de penser au voyage, j’étais en train justement de penser à ce que cela signifiait pour moi de voyager en tant que backpacker. C’est un choix à faire, il signifie à mon humble avis vraiment voyager et non pas partir en tant que touriste. Le voyageur dans le sens “backpacker” n’est pas un simple touriste. Certes il lui arrivera d’en avoir l’air par ses visites des lieux connus (et donc touristiques) mais sa démarche va plus loin. Il n’est pas juste là pour ça, mais pour réellement découvrir un pays. Sa visite ne se limite donc pas à une connaissance superficielle de la culture et des coutumes, mais généralement il essaie un minimum de vivre le pays, voire de vivre comme ses habitants. Il fait l’expérience autant que faire se peut du mode de vie local.

Sur le papier c’est bien beau, mais concrètement quelles recommandations je donnerais ?

Voici (selon moi toujours) les 10 commandements du backpacker :

1) A la rencontre des autres tu iras

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Un homme bien serviable qui nous a aidé à trouver notre bus, Sri Lanka, février 2016

Un des meilleurs moyens de bien découvrir un pays, c’est par ses habitants. Tu rencontreras aussi naturellement d’autres comme toi sur la route. Cela fait aussi partie du voyage, car ce qui importe dans un voyage ce n’est pas la destination mais le chemin. Rencontrer les autres, c’est rencontrer un soi différent, qui pense et voit différemment. A mes yeux, un des intérêts principaux d’un voyage pour l’ouverture d’esprit.

Les rencontres dans la vie sont comme le vent. certaines vous effleurent juste la peau, d’autres vous renversent. Florence Lepetitdidier-Rossolin

 

2) Des coins peu ou pas touristiques tu découvriras

Un village isole quelque par entre Kalaw et le lac Inle, Myanmar, juillet 2014
Un village isolé quelque par entre Kalaw et le lac Inle, Myanmar, juillet 2014

Visiter les lieux que tout le monde fait, oui c’est normal, même si tu n’estimes pas être un touriste, tu ne voudrais pas rater cela. Ca n’empêche que ta curiosité te pousse à aller dans des villages reculés, te balader dans des coins d’une ville sans aucun touriste. En tant que backpacker tu es forcément curieux de gratter un peu ce vernis des quartiers et lieux touristiques si bien entretenus pour voir ce qu’il y a dessous. Ce qu’il y a dessous, ce n’est pas toujours reluisant, mais cela permet d’envisager un pays sous un aspect plus global et ne pas se mentir. C’est ça vraiment découvrir un pays.

A notre époque, le seul luxe est l’authenticité. Henry de Montherlant

 

3) En auberge de jeunesse ou guesthouse tu dormiras

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Parce que tu n’as pas forcément les sous et que pour toi voyager ça ne veut pas dire se pavaner dans des hôtels haut de gamme, tu dors en auberge de jeunesse ou guesthouse. C’est aussi là que tu pourras justement rencontrer d’autres backpackers. Alors il peut arriver à l’occasion de prendre un logement bien sympa au cours du voyage pour vraiment se détendre et ne rien faire. Mais faire cela tout le temps, c’est clairement pas ton truc.

Le luxe augmente les besoins, la modération le plaisir. Proverbe chinois

 

4) Un peu de la langue locale tu apprendras

Ecriteau en plusieurs langues a la pagode Phaung Daw Oo, Myanmar, juillet 2014
Écriteau en plusieurs langues à la pagode Phaung Daw Oo, Myanmar, juillet 2014

Si un pays t’intéresse, il est normal et même amusant (enfin je trouve) de vouloir apprendre les rudiments de la langue locale. Non seulement c’est aussi signe de respect de la population locale mais c’est aussi bien vue par celle-ci qui appréciera assez souvent l’effort.

Les limites de mon langage sont les limites de mon univers. Ludwig Wittgenstein

 

5) Les transports des locaux tu essaieras

Un bus local, Sri Lanka, fevrier 2016
Un bus local, Sri Lanka, février 2016

Je trouve cela essentiel, il faut essayer au moins une fois d’éviter les bus climatisés, et aller oser se coincer dans un bus local, tu verras toute la différence. Alors il est vrai que c’est assez folklorique. Je me souviens des bus au Sri Lanka, où ma fiancée et moi étions empaquetés à au moins 100 personnes, dont la moitié debout (bien entendu), certaines personnes avec des chargements assez inouïs (par leur variété heureusement plus que par leur volume). Mais comme moyen de se plonger vraiment dans la vie locale, il n’y a pas mieux.

Le confort est une prison pour l’esprit, il affaiblit la chair et prive l’âme de son ardeur guerrière et de sa détermination. Graham McNeill

 

6) A des stands de rue tu mangeras

Stand de rue a Colombo, Sri Lanka, fevrier 2016
Stand de rue à Colombo, Sri Lanka, février 2016

Non seulement tu pourras découvrir une nourriture clairement authentique, contrairement à certains restaurants à touristes qui s’adaptent aux habitudes alimentaires de l’occident, mais en plus il arrivera parfois, voire même souvent que ce soit meilleur que dans ces fameux restaurants à touristes. Sans compter que niveau budget, c’est plutôt léger.

En ouvrages de goût, en musique, en poésie, en peinture, c’est le goût qui tient lieu de montre ; et celui qui n’en juge que par des règles en juge mal. Voltaire

 

7) Aux us et coutumes tu t’intéresseras

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Rite de purification par l’eau dans un temple à Bali, Indonésie, août 2014

Ci-dessus j’expliquais l’importance du respect de l’environnement, mais il s’agit aussi de respecter les us et coutume du pays et de s’y intéresser. Par exemple, si tu vas dans un temple, prends bien soin de te couvrir les jambes et les épaules. De plus, il y a mille et une petites choses à découvrir sur la façon dont vivent les gens, sur leurs traditions. C’est tellement fascinant et cela ouvre réellement l’esprit de les découvrir.

La mémoire est à la base de la personnalité individuelle, comme la tradition est à la base de la personnalité collective. Miguel de Unamuno

 

8) De polluer tu éviteras

Cratere du Mont Bromo, Indonesie, aout 2014
Cratère du Mont Bromo, Indonésie, août 2014

Comment peut-on partir à la découverte des merveilles de ce monde et dans le même temps saccager ce dernier ? Découvrir un pays, c’est aussi le respecter. Alors je sais bien qu’il n’est pas souvent aisé de trouver une poubelle digne de ce nom dans les pays du tiers monde. Mais il y a toujours un panier, un bac, un sac ou un quelconque récipient destiné à accueillir tes chers déchets. Si vraiment il n’y a rien, tu garderas l’emballage de ton grignotage ou ta canette vide dans ton sac jusqu’à en trouver. Bon, je ne te parlerai pas de tri car malheureusement ça n’existe souvent pas dans les pays du tiers monde. Mais si tu aimes tant que ça ce paysage, alors tu feras un effort pour le conserver tel qu’il est.

La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Sitting Bull

 

9) Tes billets et logements au dernier moment tu choisiras

Non je ne bosse pas pour Skyscanner ;) mais ils ont un tres bon comparateur !
Non je ne bosse pas pour Skyscanner 😉 mais ils ont un très bon comparateur !

Ne réserve pas en avance ! Ce serait dommage au détour d’une rencontre impromptue d’avoir soudainement l’envie d’aller visiter un endroit non prévu au programme et de ne pouvoir le faire. Voyager en tant que backpacker, c’est voyager libre. Alors certes prévoir un peu en avance aide à budgétiser, aide à savoir ce qu’il faut emporter, etc. Mais si tu veux vraiment découvrir des choses sans te fixer de barrières, alors ne réserve rien en avance et prends simplement l’auberge que tu trouveras sur place ou le bus qui t’emmèneras vers ta nouvelle idée de destination.

Quand rien n’est prévu, tout est possible. Antoine de Maximy

 

10) Léger tu voyageras

C'est ca que vous voulez porter tout le temps ? Moi pas
C’est ça (et encore… y’a pire) que vous voulez porter tout le temps ? Moi pas

Si tu choisis le sac à dos pour ne pas devoir tirer de grosse valise dans des terrains peu favorables, c’est pour éviter d’avoir l’air d’un touriste (et d’en être un) et pour conserver ton indépendance. Mais quelle indépendance a-t-on avec un sac de 20kg sur le dos ? Aucune, mais par contre t’es à peu près sûr de t’attraper des problèmes de dos ! Imagine-toi devoir laisser ton sac dans un casier, te le trimbaler à chaque fois que tu arrives dans un nouvel endroit ou le faire transférer durant un trekking en raison de son poids… Plus une contrainte qu’une liberté à mon avis. De nombreux blogs évoquent comment “voyager léger”, voir “voyager ultra-léger”, je ne vais donc pas piquer leurs articles, mais je t’ai mis les liens juste avant 😉

Pour voyager heureux, voyagez léger. Antoine de Saint-Exupéry

 

Bon bah… à vos sacs !! 🙂

8 bonnes raisons d’aller en Asie

1) Les gens sont adorables

C’est la raison principale qui m’a fait aimer (au bas mot) l’Asie. Certes, ce n’est pas la seule, mais si on devait avoir à choisir entre disons l’Europe et l’Asie, il n’y a pas photo.

Les gens sont tellement gentils que c’en est parfois vraiment surprenant. Tu arrives là-bas avec tes grosses baskets d’occidental riche (pour eux) et individualiste et en voyant leur comportement, tu ne peux pas t’empêcher d’être touché. En tout cas moi je l’ai été. Ils sont si souriants, ils cherchent souvent à aider, renseigner ou simplement discuter, et sont réellement accueillants. Le jour où vous voyez ça en Europe, prévenez-moi. C’est assez déconcertant au début, mais c’est tellement agréable ! Et on s’y fait si rapidement au final… 

invitation à boire le thé
Invitation à boire le thé chez une famille birmane dans un village isolé

J’ai été le plus touché par ces Birmans vivant de petits villages reculés quelque part entre Kalaw et le lac Inle. On passait simplement à travers leur village humble et dénudé de toute richesse financière et d’artifice, lorsque, reconnaissant notre guide, ils nous ont invité à boire le thé chez eux. Si ce n’est pas incroyable ça. Ils font partie des personnes les plus pauvres au monde, et nous offrent gracieusement un thé sans même nous connaître. Et c’est arrivé plusieurs fois au cours de notre randonnée birmane. J’y repense régulièrement, ça a été un des moments mémorables de mon premier périple en Asie. Cela aurait pu paraître insignifiant, mais ce qu’on en tire est simplement merveilleux : se dire que l’humain est capable d’une telle chose. Cela redonne espoir et foi en l’humanité.

 

2) Les paysages font rêver

mont rinjani
Sur le sommet du mont Rinjani en Indonésie – la plus belle randonnée de ma vie –

Ahh les paysages… C’est du rêve permanent en Asie, ou presque. Il fallait se retenir pour ne pas rester la gueule béante en permanence, car tout de même, ça en jette. Et puis cela fait un bien fou de voir des paysages différents de ce dont on a l’habitude. J’ai personnellement été fan de l’Indonésie. Entre les volcans magnifiques, la végétation luxuriante et les plages de rêve, j’étais servi. Ce qui m’a réellement coupé le souffle c’est le lever de soleil vers 4-5h du matin sur le volcan Merapi. Arrivé près du sommet après quelques heures d’efforts et voir ça, c’était comme une récompense. J’étais touché au plus profond de mon être. Faire une randonnée sur un volcan en Indonésie, ça a été la communion entre mon esprit et la nature. Il y a eu de nombreuses autres images époustouflantes durant les randonnées en Indonésie : se balader au-dessus des nuages et voir percer ici et là les sommets de volcans, ou encore la lumière mordorée du soleil sur le flanc d’une montagne pierreuse. C’était d’une beauté…

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Randonnée sur le Mont Merapi en Indonésie

Dans un autre style, il y avait les couchés de soleil sur la plage de Kuta et Jimbaran à Bali. C’est un spectacle vraiment somptueux à voir. Ou encore les îles Thaïlandaises, le voir en vrai c’est tout même autre chose que à travers votre écran de télé. On se sent tellement petit face à tant de beauté et d’immensité. Que ce soit les îles paradisiaques ou les volcans majestueux…

La vie, ce n’est pas seulement respirer. C’est aussi avoir le souffle coupé. Alfred Hitchcock

Il y aussi les panoramas nettement plus artificiels de grandes métropoles telles que Bangkok mais qui m’ont néanmoins beaucoup plu : ce mélange de gratte-ciels, de temples bouddhistes et de maisonnettes traditionnels. Bon il faut dire que j’ai adoré la ville, donc c’est assez subjectif, mais franchement, c’est une cité incroyable. La perspective depuis le taxi vers ou depuis les aéroports en pleine nuit était impressionnante grâce à l’éclairage très bien réalisé des gratte-ciels qui s’en trouvait sublimés (en plein jour ils ne sont pas non plus dingues).

 

3) Les modes de vie aux antipodes des nôtres

Ce qui m’a également fasciné c’est la manière dont vivent les gens là-bas. Bien que de plus en plus occidentalisés, vous trouverez encore dans les régions plus ou moins reculées (parfois pas du tout) des gens vivant de façon “traditionnelle” ce qui parait assez irréel aujourd’hui en tant qu’occidental. Mais cela ouvre véritablement les yeux. Au Myanmar ma fiancée et moi avons eu la chance d’assister à un mariage dans un petit village paumé, où il y avait tout de même plusieurs centaines de personnes car ils avaient invité tous les villages alentour (c’est la tradition). La nuit précédant le mariage, ils avaient fait cuire des porcs , préparé des quantités phénoménales de nourriture, et mis de la musique à l’aide du haut-parleur du village  de sorte à ce que tous les villages alentours entendent – c’est une façon de les prévenir du mariage – (on a super bien dormi… ). Puis le lendemain a eu lieu la cérémonie après que tout le monde ait mangé et que les moines aient prié ensemble de longues heures durant.

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Mariage dans un village au Myanmar

Nous avons reçu un cadeau des mariés : un échantillon de shampoing. Ca va très certainement vous faire sourire : déjà car en général c’est aux invités d’offrir un cadeau, et puis pour le cadeau en lui-même. Bon, en fait cela faisait partie de la tradition d’offrir du shampoing et puis nous avons tout de même mis de l’argent au pot commun pour les mariés. Pour ce qui est du cadeau en lui-même (le shampoing), il faut savoir que là-bas c’est hautement considéré, comme d’ailleurs tous les produits de beauté.

One’s destination is never a place, but a new way of seeing things. Henry Miller

 

4) Hmmm…c’est trop bon !

Quant à la nourriture, mais c’est…. tellement bon. Chaque repas est une découverte. Ok, peut-être plus au dixième Pad Thaï mais enfin bon. Ce n’est pas l’unique plat thaïlandais. Et puis il n’y a pas que la Thaïlande. Par exemple j’avais goûté un plat à base de tempeh en Indonésie, c’était un pur régal. La cuisine est organique (tous les éléments sont vraiment mélangés pour ne former qu’un plat) et ça j’ai adoré, c’est une vision très différente de la cuisine, mais si vous saviez les saveurs que cela permet de découvrir ! De même, le déroulement des repas n’est pas du tout structuré comme occident ou en tout cas en France. Cette idée de “(entrée) – plat – (fromage) – dessert” c’est tout de même très franco-français.

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Plat à base de nouilles, tempeh et légumes

 

5) Les temples incroyables

L’Asie en est remplie avec des styles aussi variés les uns que les autres, notamment en changeant de pays. Avec deux sites énormes : Bagan au Myanmar, qui est un des sites majeurs en Asie et Bali en Indonésie, ou la « folie » des temples atteint son paroxysme. L’île est noyée par tous ces sanctuaires qui se dressent à chaque coin de rue. Vous aurez juste besoin de tourner la tête à droite puis à gauche pour en voir deux. Attention en visitant les temples, évitez d’enchaîner Bagan ou Bali puis d’autres temples derrière, sinon vous risquez l’overdose, ce serait bien dommage ! En y allant doucement, vous pourrez ainsi faire place à l’émerveillement continu, qui est, je pense le but de votre voyage.

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Un des milliers de temples à Bagan au Myanmar

 

6) La religion est intéressante

Le bouddhisme est très présent en Asie (c’est une des religions les plus importantes en Asie avec l’hindouisme et l’islam), et bien que personnellement anti-religion, je dois admettre que celle-ci m’a fortement intéressé. De toute façon, il est à mon avis toujours intéressant de trouver une morale dans les religions. Et celle du bouddhisme m’a particulièrement plu car on a l’impression que les bouddhistes sont des gens très respectueux de l’humain et de la nature. J’y fais d’ailleurs référence dans mon article sur pourquoi je suis devenu végétarien.

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Offrandes et purification dans un temple à Bali

7) La vie n’y est pas chère

Ce n’est pas le plus important mais lorsqu’on veut des vacances sans bousiller ses économies, l’Asie est quand même la destination idéale ! Alors certes, il vous faudra investir environ 500€ pour le billet d’avion A/R mais ensuite un mois sur place ne vous coûtera environ que 500 € de plus (en mode backpacker, si vous choisissez de loger en hôtel et d’aller tout le temps au restaurant, faut doubler ce budget mensuel au moins).

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50 roupies sri lankaises = 0.30 €

Bon en revanche cette vie “pas chère” ça ne marche bien sûr pas avec le Japon, la Corée du sud ou Singapour, mais c’est tout même vrai pour la plupart des pays d’Asie : Inde, Sri Lanka, Népal, Chine, Thaïlande, Myanmar, Laos, Vietnam, Cambodge, Malaisie, Indonésie, Philippines etc… En moyenne en tout cas d’après ce que j’ai entendu et lu et bien sûr d’après mon expérience personnelle.

 

8) Le climat est idéal (ou presque)

Le climat comment dire…. Ce qui m’a immédiatement séduit, c’est ce sentiment unique en son genre en sortant de l’aéroport de Bangkok : tu es dans l’air climatisé et froid de l’aéroport, les portes vitrées s’ouvrent, et ça y est, tu plonges dans l’air chaud et humide la ville. Mais cet air est d’une douceur… Tout de suite t’as l’impression de vivre à un autre rythme, tu as l’impression d’avoir vraiment voyagé (alors que le voyage ne fait que commencer), d’être dans un ailleurs, inconnu pour le moment, mais d’ores et déjà fascinant. La chaleur caresse ton corps, tu te sens transporté, tu te sens bien, tu as envie de courir à la découverte de cette ville, de ce pays.

climat merveilleux et vue sur la plage a koh tao en thailande
Climat merveilleux et vue sur la plage à Koh Tao en Thaïlande

Bon, je sais tout même que tout le monde n’est pas à même de supporter les grosses chaleurs tropicales asiatiques. Et il est vrai que partir visiter les temples de Bangkok à l’heure la plus chaude de la journée avec peu d’ombre, n’a pas été la meilleure idée qu’on avait eue avec ma fiancée. Vous voyez quand vous vous plaignez d’être trempé de sueur et que vous vous dites que la première chose que vous ferez en rentrant c’est de sauter immédiatement sous la douche ? Ben là c’était la même chose, mais en 5 fois pire, et ça a duré de looongues heures. J’avais l’impression de pouvoir remplir un lac à moi tout seul. Mais bon, mis à part ça tout de même, le climat est des plus agréable. Après je ne rechignais pas pour autant à entrer dans un seven eleven pour avoir un peu de clim’… Ce qui ne m’a pas pour autant empêché dans l’ensemble d’adorer le climat. Et ça on ne réalise qu’une fois rentrés en Europe : là-bas on se plaint des chaleurs accablantes et de retour à Paris on regrette déjà de ne plus y être.

 

Foncez !

Après tout ça si vous n’êtes pas décidés, je ne peux plus rien faire ! Bon de toute façon c’est tout de même une histoire de goût et c’est personnel, mais très honnêtement, je n’ai encore jamais rencontré de personnes qui sont allés en Asie et qui n’ont pas succombé à son charme !

 

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeuxMarcel Proust

 

Mes 7 villes préférées en Europe

En mal d’inspiration pour votre prochain week-end ou semaine en Europe ? Simplement curieux ? Je vous ai dressé tout spécialement une liste de mes villes préférées en Europe en prenant soin de vous dire pourquoi, ainsi que leurs points forts, ce qui m’a plu et ce que j’ai moins apprécié.

Je n’ai pas encore voyagé tant que ça en Europe, mais j’en ai quand même vu un petit bout, ça c’est sûr. Par exemple, j’ai zappé complètement le nord pour l’instant, principalement pour des raisons de budget… En effet, un billet d’avion et un Airbnb sont bien plus abordables pour Barcelone que pour Stockholm.

Par ordre de préférence, je vous détaille donc mes villes préférées en Europe :

 

~ Milan ~

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Qui n’aime pas la fraîcheur de l’Italie ? (attention pas au sens des températures naturellement). L’ambiance, l’atmosphère qui emplissent les lieux en Italie sont tout à fait uniques et des plus agréables. On se sent immédiatement plongé dans la dolce vita. Les aperitivo en terrasse le long d’un canal à déguster le 1er (ou l’énième) Spritz, le soleil rasant, les gens dans la rue qui vivent… « Qui vivent.. ? » allez-vous me dire. Si vous avez déjà eu la chance d’aller en Italie vous saurez à quoi je fais référence, c’est cette manière particulièrement hédoniste d’aborder la vie que j’adore là-bas.  Mais pourquoi Milan me direz-vous et pas Rome, Naples ou Venise ? Ben déjà Venise j’y ai encore jamais mis le pied… Ensuite parce que Milan me donne vraiment l’impression d’avoir tout du cadre idéal. Pourtant j’avais entendu dire par diverses personnes avant d’y aller que c’était gris et pas si intéressant. Ça n’a pas du tout été mon impression. Milan c’est à la fois les grands immeubles (grisaillants certes) très classes, mais aussi les résidences adorables et colorées dans des petites rues au charme incomparable. Milan ce sont les centres agités et les rues plus résidentielles, sans pour autant avoir l’impression d’être jamais une ville fantôme (comme à Genève par exemple). Ce sont les rues commerçantes populaires et les rues très huppées. Ce sont les monuments érigés un peu partout et les parcs publics reposants. Mais surtout…ce sont les terrasses verdoyantes surplombant de nombreux immeubles. Et de la végétation ça ne manque pas à Milan. C’est un tel luxe et tellement agréable d’arpenter ces rues remplies d’arbres et de petits coins verts, ces terrasses et balcons débordants de fleurs et plantes diverses et variées.  Si je devais donc retenir 2 choses sur Milan, c’est sa verdure et son charme, 2 éléments naturellement intimement liés. En négatif là par contre je cale. Bref, pour moi Milan ça a été le rêve, ma destination favorite, et même pourquoi pas aller y vivre quelques mois un jour prochain…

 

~ Bruxelles ~

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Ah Bruxelles… Une ville qui vous plonge dans une ambiance toute particulière également. Cette dernière ne ressemble à aucune autre, et pourtant parallèlement à cela, Bruxelles me fait penser à plein d’autres, un peu de Paris, un peu de Lille, un peu Londres… et un peu de Bruxelles aussi naturellement. Pas étonnant quand on songe à sa position géographique. Je ne peux pas prétendre connaître Bruxelles dans son ensemble, mais je connais bien le centre et Ixelles pour y être allé plusieurs fois (Bruxelles capital comme ils l’appellent est composée de Bruxelles qui est en fait assez petite ainsi que de villes qui forment une « banlieue » tout autour de Bruxelles, comme Ixelles, Anderlecht, Schaerbeek etc.). Le centre est absolument fascinant, on y retrouve des ambiances assez différentes en fonction de si on se trouve sur la Grand Place, Place de la Bourse ou encore dans le quartier du Sablon. En tout cas il y a plein de choses à voir et découvrir. A commencer par l’architecture (le Palais Royal, la Grand Place, l’Atomium etc.), mais aussi la culture (il y a de nombreux musées), les bars et restaurants, les institutions européennes, les parcs, et les deux choses les plus importantes là-bas : le Manneken Pis et la bière. Ah oui et j’oubliais aussi : les frites ! D’ailleurs je vous recommande les frites de la Place Flagey à Ixelles, elles sont censées être les meilleurs frites de Bruxelles, et ben je vous le confirme ! D’ailleurs vous trouverez toujours une queue de personnes attendant de se faire servir devant le stand à peu près à n’importe quelle heure de la journée. Quant aux bières, il faut aller s’en jeter au moins quelques une au Délirium Café dans le centre et goûter par la même la bière du même nom si vous ne connaissiez pas déjà. Mais aussi goûter autant d’autres sortes que vous le souhaiteriez, ils disposent d’un catalogue de plusieurs milliers de bières (2400 au total, oui oui vous lisez très bien, si vous ne me croyez pas allez vérifier par là). Sinon de façon plus général ce que j’apprécie à Bruxelles c’est l’ambiance cool. Y’a pas d’autre mot qui convienne mieux à mon avis, la ville n’est peut-être pas aussi belle que Paris mais l’ambiance est vraiment cool partout tandis que Paris peut parfois être un peu « je me la pète » (en mode « j’aime rien je suis parisien » haha).

 

~ Varsovie ~

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J’ai vraiment eu un coup de coeur pour cette ville. Vous me direz alors pourquoi ne pas la mettre en première place. Disons que malgré ce coup de coeur, je ne me sentais pas comme je me sens en Italie. L’Italie occupe de toute façon une place à part dans mon coeur (en plus de la France évidemment et de l’Asie du sud-est). Pour en revenir à Varsovie, c’est aussi, je dois dire, que je ne m’attendais pas à cela. C’est une cité tout à fait étonnante et qui vaut clairement le détour. Étonnante car elle est un mélange de ville historique à 99% reconstruite, de modernité grimpante, de traces de la dictature communiste et d’espaces verts immenses et où il est des plus agréables de se promener. La vieille ville a été en effet quasiment entièrement détruite par ces chers allemands durant la seconde guerre mondiale et les polonais ont tout fait reconstruire à l’identique grâce aux plans subsistants et en payant tout cela de leur propre poche ! L’Etat, inutile de vous le dire, n’en avait pas vraiment les moyens. Ils sont incroyables ces gens. La modernité on la retrouve dans toutes les grattes-ciel récents, les centres commerciaux tout neufs, les bars jeunes du centre. Les traces du communisme quant à elles, elles sont repérables par ces routes 4 voies en plein centre de la ville et ces bâtiments massifs pas forcément très beaux. Sauf un qui m’a bien plu, mais qui fait débat entre les anciennes et nouvelles générations là-bas. Les plus âgées l’associant nécessairement à l’occupation communiste, et les plus jeunes n’ayant pas eu à subir la dictature y voient juste une trace de l’histoire à assumer et un beau bâtiment.  Les espaces verts. Encore une fois, vous le voyez j’y suis très sensible. Mais vraiment les parcs étaient admirables à Varsovie. Et si vastes. Vous n’imaginez même pas la superficie ! Le parc Lazienki fait 76 ha, contre 22,5 pour le jardin du Luxembourg à Paris par exemple. Les espaces verts occupent presque 1/4 de la ville. En tout cas j’ai adoré ce mélange de gratte-ciels et d’espaces verts immenses. Et les gens sont vraiment des crèmes là-bas, c’est incroyable. La nourriture est aussi très savoureuse, je peux vous l’assurer. Bon un peu grasse certes, mais vu les températures polaires en hiver, c’est bien compréhensible. Seul point négatif, les larges routes en plein centre, les ponts affreux, les gros bâtiments gris dégueulasses… Grosso modo toutes les constructions issues du temps de la dictature communiste. Mais la destination vaut le coup d’oeil !

 

 

~ Vienne ~

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Alors là c’est un peu différent, car je ne l’ai pas seulement visitée, mais j’y ai aussi vécu. Mais je serais tout de même bien capable de vous en parler en tant que touriste car j’ai d’abord eu l’occasion de visiter la ville avant de m’y installer pour un temps. Vienne pour moi c’est un peu le Paris de l’est. C’est à dire que c’est d’une beauté… Chaque coin quasiment vaut le détour. La richesse architecturale et culturelle est néanmoins davantage concentrée vers le centre, notamment dans ce qu’on appelle le « ring », qui correspond au 1er arrondissement de Vienne. La Hofburg (palais présidentiel), le Prater (par d’attractions), le Rathaus (hôtel de ville), le Museumsquartier (quartier des musées), Mariahilferstrasse (la plus grosse artère commerçante), Stefansdom (cathédrale Saint Etienne) etc etc… Les immeubles y sont d’une rare élégance, j’en aurais presque des torticolis.C’est un peu une ville musée en quelques sortes, la Florence de l’est si je puis dire… Et pourtant ce n’est pas une cité mourante, loin s’en faut ! Il y a de nombreux étudiants, des touristes, enfin bref, de quoi animer la ville dans les quartiers du centres, que ce soit les magasins, les bars, les monuments ou encore les boites de nuits. Le centre est véritablement plein de ressources, d’animation et d’une rare beauté. Les quartiers plus résidentiels qui le bordent ne manquent pas non plus de charme, vous y verrez des immeubles très classes et colorés. Ah j’allais oublier, il y aussi le Naschmarkt (marché alimentaire local) si vous voulez vous procurer/vous remplir le ventre des spécialités, et aussi Karlskirche (église Saint Charles) juste à côté, tout ça un peu au sud du Ring. Ou encore le Schloss Belvédère (château Belvédère) encore un peu au sud. Bref, que de choses à voir, et si vous y allez durant le mois de décembre, je recommande fortement les marchés de Noël, rien à voir avec ce qu’on a en France (ou peut-être en Alsace je ne sais pas).

 

~ Budapest ~

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C’est l’est de l’Europe dans toute sa splendeur. Constitué des rives Buda et Pest, tout se passe néanmoins quasiment que sur le côté Pest, la rive orientale. Mis à part le bastion des Pêcheurs et le château de Budavar qui trônent sur la colline côté Buda, la rive occidentale. J’ai particulièrement aimé la beauté de la ville au soir, lorsque l’éclairage public prend le relais du soleil et nous offre alors un spectacle à couper le souffle. Vous avez peut-être vu sur internet des photos de la ville qui représentent le pont principal (le pont des Chaînes, localement appelé Széchenyi Lánchíd) reliant les deux rives avec en arrière plan le château en pleine nuit et les lumières sont magnifiques. Et ben j’aime mieux vous dire que les photos ne mentent pas, je doute qu’il y ait trop de Photoshop derrière tout cela, car en réalité le résultat n’est pas décevant, loin s’en faut. Malgré une toute relative pauvreté, la ville est tout à fait fascinante, et riche de trésors architecturaux et culturels. Le parlement budapestois est simplement merveilleux. De l’extérieur déjà on se dirait dans Harry Potter, et l’intérieur est beau et chatoyant par ses couleurs intenses et parfois chaudes. Mais il n’est pas le seul joyaux, ils sont nombreux à travers la cité, parfois même un simple magasin est une oeuvre d’art à lui tout seul. C’est très étonnant.

 

~ Barcelone ~

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Ah Barcelone… Je pense qu’un certain nombre d’entre vous connaîtrons déjà, mais c’est pas grave. Il faut dire que c’est une destination très populaire. Et pour cause, le climat y est vraiment très bon et la vie assez douce. Bon pour moi on atteint pas tout à fait la dolce vita à l’italienne, mais il y a des efforts. Je plaisante, c’est relativement incomparable. Ce que je retiens surtout de Barcelone à part les boutiques (oui j’ai fait des ravages là-bas, le budget a doublé, mais Dieu merci, je ne fais quasiment plus de shopping depuis des mois), c’est les tapas. C’est peut-être résumer la ville à peu de choses, mais il faut bien dire qu’ils savent y faire avec les tapas. Et un bon verre de vin bien sûr. Vous allez me dire que c’est juste une histoire de bouffe alors, mais non et heureusement. J’ai aussi vraiment apprécié les petites rues de la Barceloneta, on se serait littéralement cru dans un film. C’est coloré, c’est beau, c’est calme, le linge pend aux fils… Au final, c’est une ville très agréable à arpenter, je n’exagère pas, mais cela se visite relativement rapidement, les monuments ou lieux historiques ne sont pas pléthores. Une fois vus le marché de la Rambla, la Sagrada Familia et le parc Güell on est pas si loin d’avoir fait le tour. Pour moi il manque un petit je-ne-sais-quoi à cette ville pour qu’elle gagne quelques places dans mon classement.

 

~ Prague ~

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Il faut dire que là également on a affaire à une ville très populaire. Pour preuve je me demandais toujours si les belles filles aperçues dans la rue étaient des Tchèques ou des touristes (et non je ne passe pas mon temps à mater je vous rassure, je suis quand même fiancé). Car Prague est littéralement envahie. Mais je comprends pourquoi. C’est une cité lourde d’histoire et pleine de beaux monuments.  D’ailleurs le Free Walking Tour. (vous pouvez d’ailleurs profiter de ce tour gratuit à travers de nombreuses autre villes en Europe) m’a bien aidé à en apprendre un peu à ce sujet, même si j’ai quasiment tout oublié quelques heures après. C’était en tout cas très intéressant. Du coup je vais pas vous refaire l’histoire de la ville, mais cela permet de mieux comprendre la cité et ses monuments. Car c’est bien de voir un château, une tour ou une église, mais c’est encore mieux lorsqu’on connait un minimum l’histoire cachée derrière. Marcher dans Prague, c’est remonter le temps et s’émerveiller devant un nouveau bâtiment à chaque coin de rue. Bon à ce qu’il parait c’est aussi bien pour faire la fête et rencontrer des gens. La fête, je l’ai malheureusement pas beaucoup faite (malheureuse consonance), mais il est vrai que nous avons rencontré des gens très sympas dans l’auberge de jeunesse où nous étions.

 

 

~ Alors final qu’en retenir ? ~

 

Au final, vous constaterez que ce qui me plait dans une ville c’est bien plus son ambiance que son attrait esthétique, culturel ou autre. Même si cela compte et contribue justement à créer cette « ambiance », certaines villes malgré leur beauté qui laissent sans mot, ne me plaisent pas autant qu’on pourrait le penser, Prague en est la preuve. Cette atmosphère participe à la création au fond de moi d’un sentiment de bien être et d’émerveillement, et finalement c’est ce qui compte le plus quand on voyage, n’est-ce pas ?

 

One’s destination is never a place, but a new way of seeing things. Henry Miller