Comment devenir autonome vis-à-vis du système ?

Il est grand temps de devenir autonome vis à vis de cette société qui sait tout sans rien savoir, qui va toujours plus vite sans avoir le temps de rien, qui consomme toujours plus sans profiter de ce qu’elle a déjà.

Je tiens à préciser que je ne fais cependant référence ici qu’à une autonomie toute relative dans la mesure où être totalement autonome vis à vis du système, c’est en sortir et se retrouver seul. A moins de pouvoir changer le système immédiatement ou sur le court terme, ce qui n’est pas faisable. J’admets que dans un avenir lointain, je rêve que l’humanité puisse sortir de la comptabilisation de tout, du matérialisme, du chronométrage permanent et de la marchandisation de tout ce qui est possible et imaginable. Ce sont des outils qu’on laisse totalement nous diriger et détruire. Mais en attendant, je doute que tout le monde souhaite s’exclure du système et se retrouver seul sans alternative vivable pour le moment.

Heureusement, il existe des petits gestes tout à fait réalisables et qui nous rapprochent un tant soit peu de l’objectif de sortie du système.

Globalement, cela s’axe autour de 3 piliers : autonomie d’information, autonomie de déplacement et autonomie de consommation.

 

Ce qu’il faut éviter

INFORMATION

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  • Avoir une télé : entre les JT complètement biaisés (car destinés à  faire peur pour que vous achetiez les produits des publicités qui passent juste après, regardez cette vidéo de Horizon Gull si cela vous intrigue) et les films du dimanche soir bien pourris et/ou que vous avez vu 300 fois il n’y a vraiment pas grand chose d’intéressant à part quelque séries et documentaires. Mais le pire avec la télé, c’est le côté passif : vous attendez que les images défilent, quelles qu’elles soient, publicités comprises. Et il faut voir le nombre d’interruption publicitaires. Bref, ce qui était une révolution au siècle passé, est aujourd’hui une arnaque avec un grand « a ».
  • Lire le 20 minutes/métro : ce n’est simplement pas de l’information… Mais uniquement ou presque des faits divers. Sans compter la manière dont c’est « rédigé » ni les erreurs aussi bien dans le fond que la forme dues soit à l’absence d’enquête journalistique, soit au fait que ce soit un copié-collé de l’article d’un autre. Ah oui et c’est bourré de publicités (logique, c’est gratuit). Sérieusement vous trouvez cela normal d’intituler sa Une avec des choses du genre « Odette a perdu son chat » ? Bon j’invente, mais j’exagère à peine.

 

CIRCULATION

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  • Rouler en voiture en ville : une voiture ça coûte. Non seulement ça coûte cher en soi, mais aussi à cause de l’essence, et puis de l’entretien. Et quel travail pénible que de se soucier de devoir remplir régulièrement le réservoir d’essence et vérifier à un moindre intervalle que les pneus sont gonflés, que le niveau d’huile est suffisant, que la batterie est suffisamment pleine etc etc etc. Les conducteurs savent mieux que moi ce dont je parle. A cela se rajoute bien entendu les pièces qu’il faut commencer à changer au bout de quelques années d’usage. Sans compter les places de parking qu’on cherche pendant 1/2h et qui sont hors de prix. Bref, niveau autonomie on a vu mieux.
  • Utiliser les transports systématiquement : c’est dans l’ensemble bien pratique, mais en les utilisant, vous restez dépendant et vous vous faites laver le cerveau par des publicités alors que vous avez peut-être autre chose à faire lorsque vous allez au boulot, vous balader, ou voir des amis.

 

ACHATS

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Entre les publicités télévisuelles, celles sur internet, les affiches, les catalogues, ou même les médias qui mettent en avant un produit via un « communiqué de presse » ou du sponsoring, nous sommes constamment sous le joug de la pression sociale et de ces messages qui jouent dessus pour nous pousser à des achat inutiles. A ne pas faire donc :

  • Suivre les marques sur les réseaux sociaux : je trouve qu’il y a assez de publicités en général sans qu’on ait besoin d’aller nous même volontairement en rajouter une couche. J’entends d’ici les « oui mais j’aime bien leur univers » ou bien « j’aime bien leur mentalité »… Il est vrai que j’ai pensé cela au début, mais après réflexion je me suis dit que cela restait jouer le jeu des marques et risquer chaque jour de vouloir craquer pour des choses dont je n’ai absolument pas besoin… De plus je suis personnellement anti-idôlatrie, c’est un peu une façon de remplacer un Dieu par des marques, même si vous aimez bien une marque. D’où ma question rhétorique : avez-vous besoin de suivre une marque sur les réseaux sociaux pour vous souvenir que vous l’appréciez ?
  • Etre abonné aux « newsletters » : vous avez déjà classé la moitié des emails que vous recevez dans vos spams, c’est bien que cela fait trop « d’informations », non ? Et puis les newsletters, même sans être des spams, en général on ne les lit pas, ou bien on le fait mais rapidement. Quel intérêt alors ? Et puis, bon « newsletter » déjà rien que le nom est trompeur. Ce ne sont pas des lettres d’informations mais bel et bien des outils marketing à part entière. Alors oui parfois elles ne mettent pas en avant un produit, mais elles vous incitent tout de même à vous rendre sur le site de la marque, et boum, 10 minutes plus tard, votre compte s’est appauvri de 50€ juste parce que vous vous êtes dit « je vais aller voir au cas où il y a du nouveau » ou bien « je vais aller voir au cas où il y a quelque chose qui me plait »…
  • Lire les catalogues de marques : c’est un peu comme les newsletter. Sous prétexte de vous offrir de l’information sur la marque et ses produits, vous passez du temps à chercher une éventuelle affaire, ou un éventuel produit dont vous auriez besoin. Juste parce qu’on vous a mis le catalogue entre les mains. Pourtant avant cela, aviez-vous exprimé un besoin ? Pas sûr…

Ce qu’il faut faire

INFORMATION

Il est aisé de s’imaginer plein d’obstacles mentaux pour éviter de se débarrasser d’un objet si « précieux » qu’une télé, mais c’est purement psychologique et irrationnel. Car à l’heure d’internet, ça n’est plus du tout si fou.

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Adieu donc télé, torchons journaux gratuits et compagnie. Bonjour les médias indépendants en ligne, les livres, les vidéos Youtube. Parmi mes recommandations (ce ne sont que des suggestions bien sûr), il y a :

  • Médias indépendants : Médiapart, Mr Mondialisation, Basta!. AgoraVox, Le Vent Se Lève. Mais si vous souhaitez, tous les médias « traditionnels » sont aussi en ligne, avec des sites d’informations, des replays, des flux d’actualité. Bref tout y est. Mon favori : Arte.
  • Livres : je vous donne plus de détail sur les livres importants à mes yeux dans mon article Les 5 livres qui ont façonné ma vision du monde. Dans tous les cas, les livres en général constituent une source d’information et surtout de réflexion sur le fond, sans être forcément attaché l’actualité. Je ne suis pourtant pas un grand lecteur, mais vous n’imaginez pas à quel point lire alimente ma réflexion.
  • Vidéos Youtube : Horizon Gull, Demos Kratos, Data Gueule, Le Fil d’Actu, Osons Causer. Il y a aussi quantité d’autres chaines thématiques ou d’actualité (il y en a véritablement des tas, et sur tous les sujets, vous trouverez forcément chaussure à votre pied). A vous ensuite de composer votre arrangement.

 

CIRCULATION

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Ne pas dépendre d’un objet si coûteux et nécessitant autant d’entretien qu’une voiture, dans une certaine mesure également ne pas dépendre des transports publics, c’est faisable pour les trajets urbains :

  • Rouler à vélo :  fini le réflexe voiture pour faire quelques kilomètres, en ville ou en banlieue c’est prouvé, le vélo est plus rapide, plus économique et plus écologique. En plus vous allez faire du sport, vous savez la bonne résolution du nouvel an que vous lâchez au bout de 3 semaines. A part la chaîne qui peut dérailler de temps en temps, il n’y a que très rarement des soucis avec un vélo comparé à une voiture. Et puis pas besoin d’être un mécano (je ne le suis pas) : l’entretien de base se fait soi-même. Le vélo c’est la tranquillité d’esprit !
  • Circuler à pieds : c’est aussi une bonne option sur les courts trajets par rapport aux transports publics (ne parlons même pas de la voiture). Je fais régulièrement des comparatifs lorsque je suis à Paris sur les temps de trajets et clairement marcher pour de courts/moyens trajets ne rajoute souvent que 5 à 10 minutes pour une totale autonomie vis à vis des transports publics (si le temps de trajet est un critère pour vous). Et puis c’est tellement agréable de réhabiliter le plaisir du moment présent et ne justement pas tout compter, chronométrer et toujours courir.

 

ACHATS

Cela peut paraître une tâche titanesque que de se détacher des messages publicitaires et la pression qu’il nous mettent inconsciemment mais il n’en est rien. En fait, il s’agit surtout de ne pas faire certains gestes expliqués au début de mon article.

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Mais la principale tâche vient d’un nouvel état d’esprit à se forger :

Mais que faire si je veux être informé de la sortie de tel ou tel article ? Que faire si je n’ai pas d’idée de cadeau pour un tel ? No worries, il est toujours possible de s’informer volontairement en allant sur internet ou dans les magasins physiques ! Et puis si vous cherchez l’autonomie, n’oubliez pas que cela ne va pas sans quelques « contraintes », c’est une toute nouvelle mentalité et de nouveaux réflexes à acquérir. Rome ne s’est pas faite en un jour comme indique le dicton populaire consacré. Il faut donc s’habituer à vivre sans tous ces messages, vivre de façon beaucoup plus libre et autonome. Car autonomie veut également dire initiative personnelle. Les choses ne vous tomberont pas dans le bec, ce sera à vous d’aller les chercher, mais au moins vous aurez fait un choix bien plus sage, autonome et critique. J’irai même jusqu’à dire simplement que vous aurez fait un « choix ». Car manipulé sans cesse inconsciemment toute la journée, quel espace de choix vous reste-t-il ? Très peu. Le libre-arbitre ? Haha, les neurologues au service des marques vous rient au nez. Bon, ok, j’exagère un peu, mais l’idée est là.

 

Pour aller plus loin

Bien sûr cet article n’est qu’une ébauche, ce sont quelques idées tirées ça et là de mon expérience personnelle.

Cependant, il est bien entendu possible de faire davantage. Par exemple, on aimerait bien, lorsqu’on sera de retour de voyage avec ma fiancée, se lancer dans l’entretien d’un mini potager sur notre balcon (si on en a un). Cela permet de réduire la dépendance aux supermarchés, aussi bio soient-ils. Car il n’y a pas plus indépendant et vertueux que consommer sa production. De même, durant notre tour du monde, nous aimerions pratiquer un peu le stop, plutôt que dépendre systématiquement d’un bus, train ou autre.

Mais cela reste à chacun de se rapprocher de l’autonomie selon ses idées !

 

La volonté de renoncer à son indépendance, de troquer le témoignage de ses sens contre le sentiment confortable mais déformant la réalité, d’être en harmonie avec un groupe, est l’aliment dont se nourrissent les démagogues.  Paul Watzlawick

Mes 7 citations préférées

Ce sont mes préférées car elles reflètent ma pensée à l’heure actuelle. Je les ai regroupées sous cinq libellés : oser, voyage, nature/culture, spiritualité, et mode de vie.

 

Oser

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« Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire » Confucius

Cette phrase a le mérite ô combien important et nécessaire de prévenir ceux qui entreprennent quelque chose, qu’ils n’auront pas tant à faire face à leur détracteurs qu’aux personnes qui sont en accord avec eux mais entretenant une jalousie éhontée (qui reflète en réalité la culpabilité non avouée de ne pas l’avoir fait soi-même) ni qu’à ceux, ô combien nombreux, qui restent passifs mais aiment à critiquer. On peut d’ailleurs facilement observer ces derniers sur les réseaux sociaux (moi y compris, cela m’arrive je l’admets), où la critique a été rendue tellement aisée caché derrière son écran. Il y ensuite bien sûr ceux qui critiquent mais agissent, mais ce serait là encore un autre débat. Comme quoi lorsqu’on fait quelque chose, l’adversité ne vient pas que du « camp adverse ». Un proverbe perse résume d’ailleurs l’affaire ainsi : « On ne jette des pierres qu’à l’arbre qui porte des fruits ». Mon but n’est pas de vous décourager, mais ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ?

 

« Quoique tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » Goethe

Celle-ci est difficile à appréhender, dans le sens où elle ne peut l’être que si on a au moins une fois, de façon plus ou moins intense, vécu, ou (pré)senti ce dont il est question. Je l’adore, car elle va à l’encontre du fatalisme, à l’encontre des prises de têtes et des excuses qu’on se donne souvent pour ne pas avoir à agir. Excuses qui sont là pour masquer notre peur. Goethe cherche donc à pousser les gens à agir et braver leurs peurs en relatant une expérience propre. Cela peut paraître sorti de nul part et irréaliste mais Goethe n’assure pas de résultat à toute entreprise, il n’assure pas que tout va être servi sur un plateau d’argent, non, il accorde simplement du génie, du pouvoir et de la magie à l’audace (ce qui, soit dit en passant, est déjà bien). En somme, il faut accomplir le premier pas, pour que beaucoup de choses se dénouent dans l’esprit. Choses qui restent nouées dans un esprit accaparé par la peur.

 

 

Voyage

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« Don’t tell me how educated you are, tell me how much you travelled. » Mohamed

A mon sens, le voyage ici n’est pas nécessairement à prendre au sens strict du terme mais peut l’être pris dans un sens plus large incluant l’expérience d’un individu en général, son expérience de vie. Car comme j’aime à le dire, la vie est un voyage. Ce que veut dire Mahomet ici est que les voyages d’une personne en dit bien plus que son éducation car le voyage forge bien plus que l’éducation. Enfin, c’est mon interprétation personnelle, mais je dois dire qu’elle s’est vérifiée pour mon cas comme je l’explique dans mon article Pourquoi 2 mois de voyage m’ont plus changé que 10 ans d’école. 10 ans d’éducation qui ont quasiment éclaté en deux mois de voyage…

 

Nature/culture

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« Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l’éducation. » Confucius

Confucius, par cette phrase de génie résume tout. L’humain est un et multiple. Oui la personne qui habite à l’autre du monde, parle différemment, mange différemment, pense différemment est mon frère. Oui nous le sommes tous, et non ce ne sont pas des balivernes de hippie déluré. Bien sûr que nous le sommes. Si l’éducation ne nous avait pas tant différenciés et n’avait pas mis ces barrières culturelles entre nous, nous sentirions-nous si différents ? J’en doute. Je ne dis pas qu’il faut abolir les différences, elles sont au contraire une richesse, mais il faut savoir aller au delà de cette barrière culturelle et nous rappeler qui nous sommes au fond de nous, sans ajout, sans culture. Il est vrai que discuter avec l’étranger se révèle parfois difficile, les quiproquos sont monnaie courante tant nos expériences différentes nous éloignent, car comme dit Lao Tseu : « L’expérience n’est une lumière qui n’éclaire que soi-même ». Ayant compris ceci, nous nous devons d’être plus tolérants à l’égard de cet étranger qui est aussi notre frère, et qui, ne l’oublions pas, est fait de la même chair.

 

Spiritualité

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« Le confort est une prison pour l’esprit, il affaiblit la chair et prive l’âme de son ardeur guerrière et de sa détermination. » Graham McNeill

Je trouve cette phrase fort bien dite, il n’en demeure pas moins, et je le concède volontiers, que je suis loin de vivre dans le dépouillement. Je ne vis pas non plus dans le luxe, certes. Je pense être d’ailleurs dans la moyenne, à l’exception que depuis plus d’un an maintenant, je consomme beaucoup moins et trie le superflu pour essayer de ne garder que l’utile et l’agréable, et me passer du reste. Je reviens sur ma démarche minimaliste plus longuement dans mon article Pourquoi je veux devenir minimaliste ? Car McNeill a bien raison, il est d’ailleurs dans la digne lignée de Thoreau : le confort matériel, l’encombrement d’une foule d’objets toujours plus nombreux, sensés soulagés nos maux, ne font qu’alourdir l’esprit et l’embourber jusqu’à l’impotence. Car n’osant se séparer d’eux par peur de le regretter, on les conserve tels des boulets à traîner à chaque pas. Quant à affaiblir la chair, cela paraît bien évident, ce n’est pas en restant assis sur son canapé que nos muscles s’entraînent à quoique ce soit, perdant ainsi peu à peu leur vigueur. La dernière partie sur l’âme est plus délicate à appréhender, mais je l’interprète ainsi : l’âme est l’intuition, l’envie. En-vie : il n’y a simplement pas plus puissant dans l’être humain que cette en-vie de vie. Ainsi elle est bien dotée de détermination et d’ardeur guerrière. Seulement peut-elle conserver ses qualités en étant claquemurée dans le confort ? Difficilement, car le confort ne fait que fermer des portes de l’univers auquel l’âme appelle à s’ouvrir. Bien qu’il ne faille pas nécessairement prendre cette citation au pied la lettre, c’est-à-dire se priver de tout confort, je pense que le principe est à retenir, car notre société actuelle a tendance à aller dans l’extrême inverse.

 

“La seule façon d’accomplir est d’être.” Lao Tseu

C’est on ne peut plus clair : ne cherchez pas dans un ailleurs imaginaire figuré tant dans votre esprit que dans les images envoyées par la société une façon d’accomplir, ne cherchez pas à atteindre un but, à vous rendre heureux par des biais purement matériels (c’est-à-dire par l’avoir). Ceux-ci sont juste des outils pour atteindre l’accomplissement, mais sans l’être ils ne sont rien. Sans même aller chercher un but lointain (tant dans le temps que l’espace), la seule façon d’accomplir et donc à mon sens de s’accomplir, d’être heureux immédiatement c’est d’être, de se ressentir, de vivre une forme de pleine conscience du moment présent et de tout ce qu’il a à apporter. J’en parle en détail dans mon article « Comment j’ai découvert la source du bonheur« .

 

Mode de vie

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« Passer ainsi presque toute sa vie à la gagner pour jouir d’une liberté douteuse durant la partie la moins précieuse de son existence » Henry David Thoreau

Cette phrase piquée dans Walden résume très bien nos vies au XXIème siècle : nous sacrifions nos plus belles années, celles dont sommes le plus à même de jouir à nous écorcher pour gagner durement de quoi se loger, se nourrir et mettre de côté pour nos vieux jours… Pendant lesquels nous n’aurons tout de même plus la même force mentale ni physique. J’ai bien conscience que bon nombre de personnes ne peuvent s’offrir le luxe de travailler moins à cause du système et doivent travailler plus que 40h par semaine pour payer le loyer. Mais pour les autres, ceux qui s’en sortent bien, à quoi bon toujours plus d’argent, si vous ne vous laissez que si peu de temps ou un temps si éloigné et de peu de valeur (la retraite) pour en profiter ? Ce rythme métro-boulot-dodo est en effet malsain pour la santé mentale et physique. Moins travailler permettrait d’éviter cet écueil et de mieux vivre sa vieillesse. Et accessoirement de profiter de sa jeunesse. Aussi vrai soit-il qu’il faut être un minimum prévoyant, comment peut-on perdre de vue que nous n’avons qu’une vie, et qu’à 70 ans, nous n’en profiterons certainement pas de la même façon qu’à 30 ?