Préparer son trek en autonomie : équipement de randonnée et conseils pratiques

Lisa sur le sentier de randonnée en pleine montagne

Pour Lisa et moi voyager est souvent synonyme de treks ! En particulier, treks en autonomie. Et on s’en est donné à coeur-joie pendant notre tour du monde, que ce soit au Kirghizistan, au Népal, en Bolivie ou encore au Pérou.

Si vous vous demandez pourquoi on aime tant, je vous conseille d’aller voir mon article Pourquoi faire un trek en autonomie ? 😉

Donc oui une randonnée en indépendants, c’est top, seulement ça se prépare ! Avec nos modes de vie actuels, on est très éloigné de la vie en pleine nature.

Il va donc falloir penser à plusieurs choses pour être bien préparé : avoir un matériel de randonnée adapté au terrain et à la météo, bien connaître l’itinéraire et se repérer, prendre assez à manger mais ne pas avoir trop de poids non plus, etc… Bref, préparer son trek en autonomie c’est excitant mais ce n’est pas non plus à prendre à la légère.

Pas de panique, je vais vous aider ! Je vous file ma liste d’équipement de randonnée complète, tous mes conseils pratiques et choses à savoir pour profiter un max de votre trek en autonomie !

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→ Tous les produits sont testés ou approuvés par mes soins (ou ceux de Lisa).
Si vous achetez merci pour votre soutien ! Si vous n’achetez pas, bravo, consommer selon ses vrais besoins est le plus important.

 

Se préparer physiquement au trek

Le niveau du trek que vous pourrez faire et la facilité que vous aurez à le faire dépend de votre condition physique initiale.

Si vous faites déjà du sport ou que vous comptez justement vous y mettre pour vous préparer à votre randonnée, voici ce que vous pouvez faire :

  • Faire du sport régulièrement : aller à la gym, faire un footing, etc.
  • Vous entraîner « sans faire de sport » : eh oui pas besoin d’aller à la gym tous les jours si c’est pas votre truc. Vous pouvez simplement aller au boulot à pied ou en vélo si c’est possible, faire de longues balades ou petites randonnées le week-end ou le soir, ne plus prendre les escalators et ascenseurs…

Les meilleures activités pour s’entraîner à la randonnée et au trek c’est la “cardio” : la marche, la course, (la randonnée forcément), le vélo, la natation.

→ Le principal c’est de s’habituer à faire un effort et faire un effort régulier.

Perso je suis pas un “sportif” mais quand on habitait à Genève, j’allais au boulot à vélo, 20 kilomètres aller-retour, ça fait du bien au coeur et aux jambes 😉

Mais du coup pendant notre tour du monde on était pas spécialement préparés. Heureusement on a fait plusieurs randos et on adore la marche à pieds qu’on pratiquait souvent entre les randos. Du coup après un premier trek assez difficile au Kirghizistan, notre forme physique s’est améliorée au fur et à mesure des randos.  

 

Renseignements à savoir avant de partir

Comme je le disais avant, pour faire un trek en indépendants, l’important c’est de partir bien préparé. Pour cela, la base et le début de tout, c’est de bien s’informer !

Voici donc les renseignement importants à avoir avant de partir en trek.

 

L’itinéraire et la difficulté du trek

  • Combien de jours de marche estimés ?
  • Combien de kilomètres ?
  • Quel est le dénivelé total ?
  • Où sont les sites de camping/refuges ?
  • Comment se rendre au début du trek et en rentrer ?

C’est important de savoir tout ça afin de programmer des journées intelligemment et éviter de se retrouver avec une dernière journée où il faut se taper 25 km et 800 mètres d’ascension ! Pensez donc à ajuster le dénivelé avec le nombre de kilomètres et les sites de camping et essayer de répartir au mieux de façon équilibrée les difficultés.

→ Bien souvent si ce n’est pas une randonnée complètement paumée, vous trouverez facilement des itinéraires en ligne, donc no worries 😉

 

La technicité (ou non) du trek

Par technicité je veux dire par exemple est-ce qu’il faut marcher dans la neige ou un peu escalader par exemple, ce n’est pas la même chose que la difficulté qui est plus liée à la fatigue finalement (dénivelé, durée…)

Si vous vous lancez dans un trek un peu technique et que vous n’avez pas d’expérience, alors il est plus prudent soit de :

  • Choisir un autre trek plus abordable si vous voulez toujours partir en autonomie
  • Faire appel à un guide (et donc ne pas partir en indépendants)

Par exemple avec Lisa on a fait l’ascension du Huayna Potosi en Bolivie, un sommet de 6088 mètres avec un peu de technicité. Eh bien on a pris un guide comme quasiment tout le monde.

Et on a eu raison : on a vu une jeune femme qui s’était cassée la jambe après une chute de plusieurs dizaines de mètres ; elle était partie avec des amis mais sans guide, sans assurance… On se sentait vraiment mal pour elle :/

Lisa et moi au sommet du Huayna Potosi en Bolivie, un trek un peu technique et très exigeant
Une aventure magnifique et aussi un sacré défi ! Se lancer avec prudence 😉

 

En parlant d’assurance, il est essentiel à mon avis de s’assurer avant tout trek (ou voyage). C’est une activité fantastique, mais ça comporte des risques.

Avec Lisa on était parti avec World Nomads (formule Explorer), on aime beaucoup cette assurance car ils couvrent des dépenses médicales très élevées ainsi que de nombreuses activités comme le trek et bien d’autres éléments essentiels lors d’un voyage ou une escapade à l’étranger.

 

Accès à l’eau et à la nourriture lors du trek

  • Y a-t-il des points d’eau ? Ou plutôt quels sont-ils (c’est rare qu’il n’y en ait pas) : rivières, sources… ?
  • Y a-t-il des échoppes qui vendent de l’eau ou de la nourriture ?

Il est essentiel de s’assurer d’avoir accès à de l’eau en trek !

Parce que la seule autre option est de tout prendre avant de partir mais je considère pas vraiment que ce soit un option : un trek ou une randonnée de plusieurs jours c’est 3 à 4 litres d’eau par jour qui partent (car il faut bien s’hydrater pendant l’effort et en altitude), ça multiplié par le nombre de jours, c’est autant de kilos sur le dos.

D’où l’intérêt d’avoir un accès certain à l’eau durant le trek. Après vous inquiétez pas, en général on y accès, la question est donc plus de savoir où/quand trouver les sources d’eau.

Une belle rivière pour se fournir en eau lors d'une randonnée
En plus de fournir de l’eau, cette rivière est belle, non ?

Ensuite, il suffit de la filtrer ! Je vous dirais comment je fais juste après (car oui il y a pas mal de moyens en réalité).

Savoir si vous pouvez acheter de la nourriture en cours de route peut aussi dépanner, ça vous évitera de prendre tout sur vous en partant si vous le souhaitez. Attention par contre ça risque coûter plus cher en chemin. A vous de voir.

 

La météo et les températures prévues lors de la randonnée

Il arrive que des guides doivent annuler leur randonnée à cause de la météo, par exemple s’il y a une neige trop forte. Car ça affecte vachement les conditions pour faire la randonnée.

Cela dit, ça n’est bien sûr pas toujours si grave. Parfois vous allez juste avoir une petite averse ou un coup de froid.

Dans tous les cas vaut mieux savoir à quoi s’attendre et décider soit :

  • D’annuler ou reporter la randonnée si c’est les conditions sont trop difficiles
  • D’adapter son matériel de trekking aux prévisions météorologiques si la rando reste faisable en gardant tout de même en tête qu’en montagne ça change vite le temps, mieux vaut verser du côté de la prudence

En parlant d’équipement de randonnée, nous allons justement y venir juste après !

Lisa dans la neige lors d'un de nos treks au Kirghizistan, attention à la météo
En plein trek au Kirghizistan, alors qu’on était en t-shirt quelques jours avant, on s’est retrouvé en pleine neige

⇒ Pour trouver des prévisions météorologiques complètes, je vous conseille le site Meteoblue et son météogramme qui vous donne : les températures, les précipitations et le vent, top non ?

Hésitez pas aussi à aller voir des agences même si vous réservez pas chez eux voir si elles ont des infos sur la météo, si tout va bien ou si elles annulent leur excursions 😉

 

Quel matériel et équipement de randonnée prendre ?

L’équipement de randonnée est crucial et un des points les plus importants de la préparation de votre trek ou randonnée. Le matériel de randonnée est quasiment la partie la plus importante une fois que vous connaissez vos conditions de départ et votre programme.

 

Le sac à dos de randonnée

Lisa avec son sac à dos de randonnée en plein trek au Pérou
Lisa et son sac à dos lors d’un de nos treks au Pérou

Comment choisir votre sac à dos de trekking ?

Mine de rien, il faut faire super attention à son choix, car c’est votre sac à dos de rando que vous trimballerez pendant plusieurs jours comme votre carapace.

  • La contenance

50 à 60 litres selon votre équipement et la durée de votre trek (si c’est une petite randonnée d’une journée et non un trek, un sac à dos de randonnée du type 20 ou 30 litres suffit amplement).

  • Le confort

Pensez à avoir un sac de trekking très confortable, notamment au niveau des épaules et des hanches. Je parle d’expérience : pendant nos treks au Kirghizistan, je suis parti avec un sac qui était plus voyage que rando. Donc les rembourrages des épaules et hanches était… Légers. Mes épaules s’en souviennent encore.

  • Le soutien

Le truc c’est que ce n’est pas tant à cause du rembourrage que j’avais mal (certes ça frottait) que parce que mon sac ne soutenait pas assez.

Car il faut un sac qui soutient bien et est bien réglé ! Afin d’avoir un maximum de poids sur les hanches et non sur les épaules. Mais cela dépend aussi de comment vous le remplissez. On en reparle juste après. Prenez donc un bon sac, pas un truc “ça fera l’affaire” comme moi…, vous allez le regretter.

→ Si vous achetez votre sac en magasin, pensez à demander à tester le sac lesté et demander au personnel de l’ajuster pour vous.

 

Mon sac à dos de trekking

J’ai acheté (suite à ma mauvaise expérience au Kirghizistan) un sac à dos de randonnée digne de ce nom.

J’ai pris le Asymmetric de Vaude. Pour moi il présente plusieurs avantages indéniables pour un trek (ou pour votre voyage bien sûr !) à retenir pour votre choix de sac :

  • Il soutient très bien et est bien rembourré :

Indispensable pour profiter à fond de son trek ou sa rando !

  • Il est super léger !

J’avais pas mal regardé en ligne et jamais je n’avais vu de sac si léger : 1,6 kg alors qu’un sac à dos de rando fait facilement 2 à 3 kilos en général.

  • C’est un sac à dos écologique :

Vaude est une marque d’équipement outdoor spécialisée dans les vêtements et le matériel de montagne et de vélo écologiques

Après y’a sûrement d’autres sacs qui remplissent aussi ces critères, mais en tout cas le mien me plaît beaucoup ! S’il vous intéresse, c’est par là 😉

 

Comment bien faire son sac pour un trek

Au fond du sac :

Les affaires volumineuses et “légères” (pour leur taille il s’entend).

  • Dans le compartiment du bas : le sac de couchage est un excellent choix
  • Au fond du compartiment principal: les autres affaires volumineuses comme la tente et les vêtements de nuit
Au milieu du sac :
  • Au milieu du compartiment principal (au-dessus du reste), contre le dos : le matériel le plus lourd (réchaud, gamelle, …)
Au dessus du sac :

Tout le reste et donc normalement léger et plutôt petit. C’est ce qui doit être accessible.

  • En haut du compartiment principal : veste à capuche ou autres vêtements les plus gros (parmi les plus petits toujours hein) qui doivent être accessible en cas de changement de temps. Mettez-y également la trousse de secours si jamais vous tombez ou encore les affaires comme le papier toilette.
  • Dans la pochette supérieure : vu la taille, forcément, vous y mettrez des affaires les moins volumineuses. Servez-vous en pour les petits objets qui doivent rester accessible tels que votre casquette par exemple (ou crème solaire ! Allez chercher ça au fond du sac 😂) pour s’adapter au changement du temps. Le spray désinfectant ou votre buff peuvent aussi aller là.

 

Le matériel de camping en trek 

– Tente

Moi qui prépare le camp dans notre tente pendant un trek au Pérou
Allez, on installe tout, on dîne et au lit 🙂

Voici les 4 critères pour choisir une bonne tente :

  • Elle doit être assez grande pour vous + sacs (sinon vous n’allez pas bien dormir !)
  • Elle doit avoir 2 couches séparés. Pourquoi ? Afin d’être vraiment imperméable, vous séparer de la condensation, couper le vent… Bref, pour bien vous protéger !
  • Elle doit être solide : tant au niveau de la structure que de la toile, on sait jamais les intempéries qui peuvent arriver. Et puis la tente c’est le seul truc qui vous protège de l’extérieur.
  • Et si possible légère ! (votre dos vous remerciera)

Nous on avait une tente 2 places qui regroupait tous ces critères.

En plus c’était super pratique parce qu’il fallait à peine quelques minutes pour la monter ! (elle est pré-montée, il faut juste attacher les deux couches à l’achat).

Seul petit défaut : les sacs à dos rentrent seulement sous les auvents, donc il vaut mieux les poser sur leur housse pour la rosée du matin, pas idéal, mais on s’y fait.

Dans l’ensemble on est quand même très contents de notre tente, elle très simple d’utilisation, très solide et protège bien des intempéries ! Ah oui et super légère pour cette qualité (2 kg).

On l’avait achetée en Mongolie mais vous la trouverez sur internet en cliquant là si ça vous intéresse.

– Sac de couchage

Lisa et moi au chaud dans nos sacs de couchages
Coucou !! Nous voilà bien nichés… 🙂

C’est un achat à ne pas négliger car si vous dormez mal, vous n’allez pas autant profiter du trek que vous ne l’auriez voulu !

Il y a 3 critères à avoir en tête pour acheter le bon sac de couchage. Les voici par ordre d’importance : 1) la chaleur du sac, 2) la taille et 3) le poids.

Concernant la chaleur nécessaire, cela dépend beaucoup du pays où vous randonnez et de l’altitude.

Si je mets la taille avant le poids, c’est parce qu’on a eu une mauvaise expérience en Mongolie : on a acheté un sac de couchage top chaud, pas trop lourd, bref super mais… Il ne rentrait même pas dans nos sac à dos ! (je veux dire même pas dans le grand compartiment hein). On a donc dû le rendre…Donc oui la taille c’est vraiment important.

A savoir avant d’acheter :

  • Un sac de couchage moins chaud est souvent plus léger (et inversement donc : sac plus chaud souvent plus lourd)
  • Mais ! Il existe aussi des sacs de couchage vraiment chauds et légers à la fois. Le truc ? (oui parce qu’il en a forcément un) : ça coûte cher voire très cher pour certains (ça va grosso modo de 500€ jusqu’à 800€).

→ Achetez un sac de cette qualité si vous pensez randonner beaucoup (et avez les moyens il s’entend). Histoire de rentabiliser l’investissement. Sinon, si vous avez besoin d’un sac bien chaud seulement de temps à autre (et que vous n’avez pas de sac du tout ou que le vôtre n’est pas assez chaud), vous pouvez toujours en louer un !

De notre côté on a opté pour un sac confort -2 degré.

Ca s’est révélé être le bon choix car ça nous a suffit pour tous nos treks et randonnées, que ce soit en Mongolie, au Népal, en Bolivie… ! Dans le pire des cas on mettait une ou deux couches de vêtements et tadam !

Alors bien sûr, on aurait pu prendre plus chaud. Mais ça aurait plus lourd (ou plus cher) et le nôtre faisait seulement 1 kilo !

– Matelas de sol

Un matelas de sol ça sert à 2 choses :

  • Avoir le dos confortable
  • S’isoler du froid du sol

Bref, un essentiel pour un bon sommeil réparateur.

Souvent un matelas de sol prend de la place, alors nous on a choisi un matelas gonflable particulièrement compact (tous les matelas gonflables ne le sont pas). Pour nous c’était aussi important qu’il prenne peu de place dans le sac à dos, on a assez de choses comme ça s’est-on dit.

Là où il est vraiment top, c’est que malgré sa petite taille enroulé, il est largement assez épais une fois ouvert et gonflé pour assurer des bonnes nuits de sommeil. Bref, un choix dont a été ravis pour nos randonnées ! Si vous voulez le voir, c’est par ici. 

Sinon l’autre option c’est d’avoir un matelas non gonflable que vous mettez simplement à l’extérieur du sac à dos. Plus simple dans un sens, mais pas idéal pour les intempéries car risque de pas rentrer dans la housse de protection.

– Lampe frontale

A prendre même si vous dormez en refuge, y’a pas toujours d’électricité, ou pas partout ! Nous on avait pris une lampe assez puissante (on descend pas chercher une bouteille à la cave), mais pas trop non plus (on est pas spéléologues) de 160 lumens.

⇒ Si vous dormez en refuge, une partie de ce matériel ne vous sera plus utile, comme la tente et le matelas de sol. Pour le sac de couchage, tout dépend la possibilité d’avoir de bonnes couvertures sur place. En cas de doute, prenez votre sac de couchage tout de même ! Mieux vaut avoir trop que pas assez !

 

Comment bien choisir son emplacement de bivouac ?

Il y a quelques critères simples et bons à savoir pour un parfait camping !

  • Avez-vous le droit de camper où vous voulez ? Certains endroits comme les parcs nationaux imposent des sites de camping. Renseignez-vous avant de commencer le trek.
  • Evitez les emplacements en forme de cuvette qui recueilleront toute l’eau de pluie en cas d’averse…
  • S’il y a un abri naturel contre le vent à disposition, profitez-en (haie, rocher, etc.) ! Parfois certains campeurs qui sont déjà passés par là on bâti un petit mur de pierre…
  • Toujours à propos du vent : mettez votre tente dans le sens du vent
  • Ne vous installez pas à côté ou sous une falaise ou toute sorte de paroi rocheuse : en cas d’ébouli, fissure, chute… vous êtes protégés ! Et puis, on est mieux au soleil, non ?
  • Installez-vous à proximité d’une rivière pour avoir accès à l’eau… Mais pas trop ! On sait jamais qu’il y ait une crue.
  • Ne laissez pas la nourriture à l’air ou sinon éloignez là carrément de la tente, ça vous évitera des visiteurs impromptus ! (je parle de nos amis les animaux). Nous en Mongolie par exemple on a eu un troupeau de yacks qui est passé tout autour de nous en pleine nuit, heureusement qu’il y avait rien de sorti qui aurait pu leur ouvrir l’appétit. Dans tous les cas éviter les pâturages 😉
  • Choisissez un terrain plat, sans bosses et pas pentu si c’est possible.
  • Nettoyez le terrain avant d’y poser votre tente : pierres, branches, etc. Ca évitera d’abîmer votre matériel d’une part et de mieux dormir d’autre part.

⇒ On peut pas toujours respecter tous ces critères à la fois, mais on peut toujours faire au mieux !

 

Eau & nourriture en randonnée

– Gourde filtrante Water-to-go

Moi qui boit avec ma gourde filtrante water to go, une affaire de randonnée indispensable
Ca me donne soif de voir cette photo haha

En randonnée, comme on l’a vu avant, il vaut mieux un accès à des sources d’eau pour ne pas se trimballer des kilos d’eau potable.

Bien sûr on pourrait aussi dépendre des points de vente d’eau potable, mais y’a 3 problèmes avec ça :

  • Déjà pas sûr qu’il y en ait (renseignez-vous avant)
  • Ca fait des bouteilles en plastiques, il y a des solutions simples plus écologiques
  • C’est plus facile de s’approvisionner aux sources naturelles en général

La meilleure solution à mon avis : filtrer l’eau !

Nous on a choisi d’utiliser la gourde filtrante water-to-go comme moyen de filtration et voilà pourquoi :

  • En cas d’eau pas claire, on peut filtrer contrairement à une pastille
  • Ca a meilleur goût et c’est plus rapide qu’une pastille (aucune attente pour boire)
  • C’est largement moins cher qu’un steripen
  • C’est plus pratique qu’un lifestraw

→ Bref, le côté 2 en 1 gourde + filtre et le prix abordable (et les autres petits plus) nous ont vraiment convaincu ! A ce jour ça fait 3 ans que j’utilise la water-to-go et elle est toujours aussi indispensable lors de mes treks et voyages 😉

– Couverts

– Réchaud

Perso on en a jamais pris pour le moment pour s’alléger, mais la plupart des randonneurs en prennent. Histoire d’avoir un truc chaud le soir lorsque la température descend… C’est vrai que ça doit être bien sympa ! Le mieux est de prendre un réchaud à essence car son utilisation dépend beaucoup moins de la température que le gaz qui est l’alternative classique.

→ Pensez à prendre des aliments rapides à cuire, sinon vous devrez utiliser plus d’essence et donc porter plus d’essence…

– Tupperware ou gamelle

Boite alimentaire avec couverts, équipement de randonnée utile
Bon je sais, c’est grillé que c’est à la plage… Donc oui là c’était une petite rando de quelques heures en Malaisie et non un trek ^^

Indispensable pour préparer notre popote. Cela dit, si vous avez un réchaud, vous partirez sûrement plus pour une gamelle ou mangerez à même la casserole pour faire plus simple.

 

Notre nourriture type en trek

Préparation du déjeuner pendant le trek au lac Khövsgöl en Mongolie
Je suis en pleine préparation de notre déjeuner lors de notre trek au Lac Khövsgöl en Mongolie

La quantité de nourriture à prendre dépend de la longueur du trek et de votre appétit !

Mieux vaut compter large que de pas avoir assez. Mais j’insiste pas sur ce point car si vous débutez vous risquez de toute façon automatiquement de le faire 😉 On l’a fait aussi avec Lisa haha

Je vous donne juste des idées à titre indicatif, faites votre propre tambouille, notre liste est pas toujours idéale.

Déjeuner

Sandwichs ou de quoi en faire : pain, fromage ou avocat selon le pays (on adorait nos sandwichs à l’avocat en amérique du sud), avec sel et poivre s’il vous plait 😉

Pour compléter : quelques fruits mais pas trop, histoire de pas bouffer que des glucides et des protéines et puis pour varier et se faire plaisir. Mais on limitait car ça fait vite lourd !

Dîner

Semoule ou polenta avec du thon : c’est une entorse que j’ai fait à mon régime végétarien, mais ça permet de varier, d’équilibrer et aussi moins se lasser.

En tout cas tout ce qui est semoule ou encore nouilles chinoises, c’est super pratique parce que ça reste assez léger et pas trop encombrant, il suffit de faire chauffer dans de l’eau et boum le tour est joué !

La semoule marche même avec l’eau froide, c’est pour ça qu’on s’est pas encombré d’un réchaud (suffit de laisser mariner un peu).

Snacks

C’est presque le plus important en trek. Il vous faut des calories et pour ça rien de mieux que quelques barres chocolatées ou de céréales (hésitez pas à prendre un truc “malsain” pour le coup, ce qui compte pour une fois c’est d’avoir des calories et donc du sucre). Nous on aimait beaucoup varier avec des fruits secs, des oléagineux (en plus ça pour le coup c’est hyper bon pour la santé) etc…

Au-delà de l’aspect pratique, un snack sucré ça fait plaisir ! C’est vraiment l’allié parfait d’une pause.

Petit-déjeuner

Noix, fruits séchés, crackers, une bonne dose d’énergie pour démarrer comme il faut la journée.

⇒ Si vous mangez en refuge comme au trek du camp de base de l’Everest (EBC), pas besoin de se trimbaler votre nourriture, vous pourrez l’acheter aux refuges/restaurants sur la route.

Les snacks également, mais ça va faire bien plus cher, d’où mon conseil d’en prendre quand même une réserve avec soi avant de partir.

 

Accessoires à prendre en trek

– Casquette/chapeau, lunettes de soleil

– Housse de pluie

– Appareil photo

Nous on avait acheté il y a quelques années le Canon EOS 100D. Il a plusieurs avantages :

1) C’est un réflexe donc on peut faire des photos pros (en théorie hein, on s’est bien amélioré Lisa et moi mais on en est encore loin) : idéal que vous vous lanciez ou ayez déjà de bonnes connaissances

2) Ca reste de l’entrée de gamme donc on dépense pas 2000 balles (loin de là).

3) Il est super léger : 400g. Je n’ai jamais vu aussi léger et même les pros qui ont essayé l’appareil trouvent qu’il est étonnement léger ! (je viens de vérifier en fait, il est même officiellement l’appareil photo reflex une lentille le plus léger au monde) Non seulement ça allège le sac, mais ça permet aussi une meilleure prise en main je trouve 😉

Si l’appareil vous plaît malheureusement il ne se vend plus (en tout cas neuf)… Mais bonne nouvelle ! Le 200D le remplace : il ressemble beaucoup et est quasiment aussi léger. A la différence qu’il est moins compact mais bien plus performant. Si vous voulez jeter un coup d’oeil, allez voir là. 

– Batterie solaire

En rando, si vous utilisez votre téléphone comme carte/GPS avec maps.me ou comme appareil photo, la batterie risque de descendre à toute berzingue !

Mais avec une batterie solaire comme on avait, aucun souci : vous rechargez votre téléphone autant de fois que vous voulez, pas besoin de prise électrique pour recharger la batterie externe ni le téléphone. Il suffit d’accrocher la batterie solaire quelques heures sur votre sac pendant la journée et hop c’est rechargé !

 

Astuce pour éviter aux batteries de se vider trop vite en cas de froid

Eh oui malheureusement lorsqu’il fait vraiment froid, les batteries se vident à toute vitesse ! On l’a vu pendant notre trek au camp de base de l’Everest.

Du coup, la nuit (quand il faisait 0 degré dans la chambre), on mettait téléphones, batterie de l’appareil photo et compagnie dans nos sacs de couchage. Mais ça marche aussi le jour en les mettant dans vos poches intérieures par exemple. Bref, l’idée c’est d’enfouir les appareils électroniques pour les protéger du froid.

 

– Sacs de compression

En rando mais pas que, c’est l’accessoire indispensable pour protéger vos vêtements des intempéries.

En effet, s’il pleut de façon continue, l’eau finira par ruisseler sur votre dos et puis forcément à un moment ira dans votre sac. Avec les sacs de compression qui sont étanches vous êtes peinards.

Sans compter que comme leur nom l’indique ça sert bien sûr à économiser de la place dans le sac haha.

Et accessoirement à compartimenter vos affaires. Moi je trouve ça chouette, comme ça j’avais un sac de compression avec mes affaires de jour et un avec mes affaires de nuit.  

 

Produits d’hygiène et santé en trek

– Savon du Dr. Bronner’s

Moi qui lave nos tupperwares avec le savon solide naturel du Dr. Bronner pendant un trek
Et là je lave la « vaisselle » ou plutôt nos tupperwares, pratique, non ? 😉

En rando, on le sait, on met l’hygiène un peu de côté. Mais un peu, pas totalement ! Et pour y arriver, rien de mieux qu’un savon naturel solide ! En plus de pouvoir vous nettoyer ça a 3 avantages :

  • C’est plus écolo que les lingettes nettoyantes : c’est naturel et non chimique + on le jette pas après s’être lavé
  • C’est tout de même plus propre que les lingettes
  • Ça lave aussi la vaisselle : une gamelle ou des couverts à laver, sortez le savon du Dr. Bronner’s !

– Brosse à dent Lamazuna

Brossage de dents avec ma brosse à dents écologique Lamazuna pendant un trek au Pérou
Se brosser les dents, c’est cool ^^

N’oubliez pas votre brosse à dents ! (et le dentifrice).

Moi j’utilise celle de Lamazuna car c’est une brosse à dents non jetable ! (contrairement à toutes les autres). On change seulement la tête au bout de 3 mois lorsqu’elle est usée. Et d’ailleurs pensez à garder la tête usée pour la donner à Lamazuna à votre retour afin qu’elle soit recyclée. Ca prend zéro place et c’est zéro déchet 😉

– Spray désinfectant mains Dr. Bronner’s

En pause déj ou après être allé faire vos besoins s’il n’y a pas d’eau à proximité, un coup de spray et hop ! Mains propres ! (gâchez pas votre eau potable pour ça).

L’avantage du spray du Dr. Bronner’s c’est qu’il est entièrement naturel. Surtout qu’en rando, on devient forcément plus sensible aux traces qu’on laisse sur la nature.

– Trousse de secours

A remplir avec :

  • Pansements
  • Paracétamol (normalement je préfère le Samahan qui est un remède naturel sri lankais mais il faut faire bouillir de l’eau, donc pas très pratique de s’arrêter pour ça)
  • Pastilles de charbon (anti-diarrhée)
  • Miel (désinfectant/cicatrisant)

 

Le mal d’altitude ou mal aigu des montagnes (MAM) : symptômes, comment le traiter et comment l’éviter

Les symptômes du mal d’altitude sont :
  • maux de tête
  • sensation de fatigue et somnolence
  • essoufflement
  • troubles du sommeil
  • vertiges et troubles de l’équilibre
  • perte d’appétit et troubles digestifs
  • nausées
  • irritabilité
  • diminution du volume des urines
Comment traiter le mal d’altitude ?

Si vous ressentez un ou plusieurs de ces symptômes, c’est sûrement le mal aigu des montagnes : arrêtez-vous !

Médicament ou pas ?

Avec Lisa on est plutôt médecine douce, donc j’ai pas mis de médicament pour l’altitude dans la trousse de toilette, mais sachez que ça existe.

Il y a le Diamox qui est connu, mais il y a plusieurs problèmes avec lui :

  • Il a des effets secondaires sur la vue et la réactivité (rien de grave cependant, mais mieux vaut savoir).
  • Pris de façon préventive, il empêche justement la détection d’un problème lié à l’altitude
  • Il vous déshydrate, ce qui est l’inverse de ce qu’on cherche en montagne lors d’un effort

→ A savoir : il vous faut une ordonnance de votre médecin pour l’acheter

Si comme nous vous ne souhaitez pas en acheter, le mieux est d’attendre que ça passe.

Si ça ne passe pas malgré le repos et un médicament type antalgique pour les maux de tête ou antivomitif pour les nausées par exemple, c’est qu’il faut redescendre !

C’est vrai que c’est frustrant de pas aller au bout, on est déçu, c’était peut-être même le trek de notre vie. Mais les conséquences si vous restez peuvent être graves :

Vous risquez en effet une oedème pulmonaire ou cérébral.

  • L’oedème pulmonaire se manifeste par : insuffisance respiratoire, toux, lèvres bleues, crachat.
  • L’oedème cérébral se manifeste par : maux de têtes forts, vue troublée, vomissements, troubles psychiatriques.
Vue depuis le Gokyo Ri, un sommet à plus de 5000 mètres d'altitude, attention au mal des montagnes
Et quand on monte à plus de 5000 comme là au magnifique Gokyo Ri au Népal, vaut mieux faire attention 🙂
Comment éviter le mal d’altitude ?

Mauvaise nouvelle, on ne peut pas éviter le mal des montagnes à proprement parler : il peut toucher n’importe qui, n’importe quand, même les personnes expérimentées et sportives.
Il apparaît grosso modo à partir de 2000 à 3000 mètres.

Cela dit, pour diminuer vos chances qu’il vous touche, pensez à :

  • Vous hydrater abondamment : 3 à 4 litres par jour
  • Vous acclimater avant le trek : minimum 2 à 3 jours en altitude sont bien (plus est encore mieux si possible)
  • Vous acclimater pendant le trek : éviter de monter plus de 800 mètres par jour, dormir plus bas que l’altitude à laquelle vous êtes montés dans la journée (si vous passez un col à 5000 vous dormez à 4600 par exemple), si c’est un trek long et/ou haut, faites une journée entière à la même altitude au moins une fois.
  • Bien manger : ne négligez pas le petit-déjeuner qui vous donnera vos forces pour partir
  • Y aller doucement : un trek n’est pas une compétition, on est là pour admirer la nature, se sentir libre, faire un peu d’exercice, mais il ne faut surtout pas forcer.

Si vous voulez en savoir plus sur le mal d’altitude, je vous conseille cet article très complet : https://www.voyage-perou.com/conseils-voyageurs/mal-d-altitude.php

 

– Crème solaire

– Papier toilette

– Répulsif à moustique

En prendre dépend si vous êtes dans une zone chaude tropicale ou non en fait. J’avoue ne pas l’avoir encore testé, mais l’huile essentielle de géranium est censé être un remède efficace pour éloigner (et non tuer, je trouve ça tellement démesuré) les ravageurs de peau que sont les moustiques.

Vous savez pourquoi ? Parce que traditionnellement on utilisait justement les géraniums sur les rebords de fenêtres pour éloigner ce genre de nuisibles !

 

Vêtements de trek

 

Pourquoi utiliser de la laine de mérinos ?

Dans ma liste de vêtements de randonnée, j’ai pas mal de vêtements en laine de mérinos. En fait, la laine de mérinos en trek c’est hyper canon car c’est très respirant ! Ca permet donc :  

1) D’avoir quasiment aucune odeur (la laine de mérinos est naturellement anti-odeur et ça marche bien mieux que le synthétique), et donc une meilleure hygiène 😉 Pour une longue randonnée c’est cool

2) D’être au sec la plupart du temps : ça respire mieux mais ça sèche aussi très vite du coup ! C’est tout de même plus confortable un t-shirt sec.

3) C’est entièrement naturel ! Pour le sport on dépend encore beaucoup du synthétique mais du coup quand on peut acheter naturel, autant le faire 🙂

 

– 2 t-shirts en laine de mérinos

Lisa et moi avec mon t-shirt en mérinos près d'une rivière au Kirghizistan
Lisa et moi avec mon t-shirt Icebreaker lors d’une de nos toutes 1ères rando de tour du monde au Kirghizistan !

Avec Lisa on acheté plusieurs de nos affaires chez Icebreaker, une marque responsable spécialisée dans les vêtements outdoor en mérinos.

Moi je prenais toujours :

  • 1 t-shirt manches longues : quand il fait plus froid, mais peut aussi servir contre les coups de soleil (attention en altitude) si vous souhaitez pas bronzer ou contre les moustiques
  • 1 t-shirt manches courtes : quand il fait plus chaud (je suis sûr que vous vous attendiez pas à celle là hein ^^)

Et je pratiquais ce qu’on appelle la technique des couches.

 

La technique des couches de vêtements

La technique des couches consiste à empiler des couches de vêtements, pas forcément trop épaisses. Ca permet d’être plus flexible tout en pouvant aller jusqu’à une protection contre le froid importante ! Et ça évite d’utiliser sa polaire ou doudoune trop grosse dans certains cas.

 

– 1 t-shirt thermique

J’ai toujours adoré le moment où j’enfile mon t-shirt thermique pour la nuit lorsqu’on campe. C’est mon petit moment confort : j’enfile quelque chose de propre, confortable, chaud et j’ai plus qu’à me glisser dans mon sac de couchage ! Bonne nuit !

– 1 veste à capuche en mérinos

Moi assis au bord d'un lac turquoise avec ma veste en mérinos
La veste que je mettais tout le temps haha

Ah cette veste combien de fois on l’a mis. Excepté dans les pays chauds (Asie du sud-est, Colombie), peut-être tous les jours en tour du monde !

En fait, c’est une simple veste à capuche mais version mérinos, donc en mieux quoi niveau odeurs et respirabilité. Bref, un incontournable de randonnée et de voyage.  

– 1 pantalon de trek zippable Vaude

Bon des pantalons de trek, y’en a plein sur le web ou en magasin, mais j’avais choisi le Skomer ZO de Vaude :

1) C’est la marque de sport écolo Vaude

2) Il est zippable et donc polyvalent, ça évite de prendre avec soi pantalon + short de randonnée

En vrai je l’ai quasiment jamais dézippé : douillet que je suis je préférais garder le bas pour ne pas me faire fouetter les jambes par les branches basses ou plantes. Et aussi, je suis un peu flemmard haha.

Mais après tout le monde n’est pas moi.

En tout cas il est super confortable (tout doux à l’intérieur) et ça j’ai beaucoup apprécié en rando de plusieurs jours. Donc voilà, le Skomer ZO peut être une piste si vous cherchez un pantalon de trek.

– 1 legging/caleçon long en mérinos

Le legging aussi est un outil très utile en trek, peut-être plus qu’on ne le pense !

Pour des raisons de confort, de chaleur et d’hygiène, je le mets la nuit. Pourquoi du mérinos ? Encore une fois, c’est bien plus respirant ! D’ailleurs vu que je le portais souvent que la nuit, ben à la fin du trek, y’avait pas une odeur. Top !

L’avantage c’est que qu’un caleçon long ou legging peut aussi être polyvalent en cas de froid plus sévère que prévu : il vous suffit de mettre votre legging en-dessous votre pantalon de rando pour la journée et voilà ! Ca nous est d’ailleurs arrivé de temps en temps avec Lisa, en Mongolie ou au Népal quand il faisait dans les -20.

– 1 veste de pluie/coupe vent

En altitude, le climat peut être capricieux et vite changer, et on se retrouve vite en pleine intempérie.

Une veste de pluie ou coupe vent (c’est la même chose) vous sera donc très utile en trek pour :

  • La pluie
  • Le vent, surtout sur les sommets ou les cols qui sont particulièrement exposés. Votre simple veste suffira carrément plus, il faut un coupe-vent !

– 2 à 3 sous-vêtements en synthétique et en mérinos

En fonction de la durée du trek, j’avais 2 à 3 boxers le plus souvent (mais plus pour le trek au camp de base de l’Everest qui dure 2 semaines tout de même). Pareil que pour d’autres vêtements : j’alternais entre jour et nuit. Le jour j’enfilais mes boxers en synthétique et la nuit en mérinos, afin d’être “au propre” et me sentir bien pour la nuit.

– 2 à 3 paires de chaussettes en mérinos

Tout comme pour les boxers, je prends le plus souvent 2 à 3 paires, dont une plus chaude pour la nuit, je suis un peu frileux (oui, je suis douillet, frileux, tout ça quoi ^^). Et même si vous ne l’êtes pas comme moi, je vous conseille de faire pareil car les pieds restent un endroit sensible et ça peut vite gâcher une nuit. N’oubliez pas qu’on ne bouge pas pendant la nuit (ou si peu), donc mieux vaut être bien au chaud.

Pour le jour une paire “normale” de la marque Icebreaker (spécialisée dans la laine de mérinos, toujours dans l’idée de minimiser les odeurs). J’avais opté pour les chaussettes spéciales randonnées Hike + car elles sont ni trop hautes ni trop basses et il y a un pied droit et gauche, ça évite d’abîmer les chaussettes !

– 1 paire de chaussures basses imperméables

Avec le sac à dos de trekking, les chaussures de marche font partie des éléments les plus importants de l’équipement du randonneur.

De mon côté j’ai choisi les Moab FST de Merrell parce qu’elles m’ont convaincues pour 3 choses essentielles en rando à mon avis dont vous pouvez vous inspirer pour choisir votre paire :

1) Elles ont un très bon profil (je les ai essayées sur le terrain rocheux test du magasin, c’était marrant).

2) Elles sont imperméables avec certification Gore Tex : le top !. Ce qui est rigolo c’est que l’imperméabilité m’a été super utile mais pas pour ce que je pensais haha. Ce n’est pas tant de la pluie que ça m’a protégé que de ma maladresse : mon pied a régulièrement fini dans les rivières qu’on traversait à gué sur des rochers…

3) Elles sont assez légères et de bonne qualité, ce qui n’était pas pour me déplaire.

Si vous voulez vous procurer cette paire, cliquez-là.

 

Chaussures de marches basses ou chaussures de marche hautes ?

Le fameux débat des chaussures basses versus chaussures hautes…

On a eu nos hésitations nous aussi…

Mais au final j’ai choisi des chaussures basses (et Lisa aussi) et voici pourquoi :

Avantages des chaussures basses :
  • C’est bien plus léger, ce qui a l’avantage de soulager votre dos lorsque vous les portez pas ! Et de soulager vos pieds (vous serez bien plus à l’aise et dynamiques) lorsque vous les portez
  • C’est moins encombrant, si vous voyagez sur le long terme ça compte vachement
  • C’est juste notre expérience mais après 11 treks autour du monde, pas une fois on a eu l’impression d’avoir besoin de chaussures plus hautes ! (même au trek du camp de base de l’Everest, c’est dire).
  • Les chaussures basses apportent une réelle liberté : perso je me sens coincé dans des chaussures hautes,
Inconvénients des chaussures basses :
  • Les chaussures basses protègent insuffisamment les chevilles

Pour moi les chaussures basses sont bien plus avantageuses, mais c’est mon avis subjectif.

Pour vous aider à choisir je vous dirais surtout qu’il faut faire un arbitrage entre sécurité et liberté 😉

→ Conseil qui peut peut-être vous éviter cette arbitrage difficile :

Combinez liberté et sécurité en achetant chaussures de rando basses + bâtons de marche.

Vous avez la cheville libre, tout en diminuant les risques de chute grâce aux bâtons. Après ça remplace pas des chaussures hautes, donc voilà, y’a pas de solution parfaite, mais il y en a bien une pour vous ^^

 

Comment bien acheter et tester ses chaussures de randonnée ?

Une fois que vous savez si vous préférez haute ou basse et le modèle qui vous plaît, voici mes conseils pour bien acheter et tester votre paire de chaussures de randonnée :  

  • Prendre une taille au-dessus

Ou en tout cas, un peu plus grand que d’habitude ! Car lorsqu’on descend avec des chaussures de rando, si elles ont trop ajustées, vos pieds vont venir taper et frotter contre le devant de la chaussure. Une descente plaisir qui pourrait vite devenir un enfer ^^

Si vous avez du mal à estimer, hésitez pas à demander conseil à un conseiller.

  • Portez-les avant de partir en trek !

Il faut tester pour voir si vous vous sentez vraiment bien dedans, important pour une activité sportive. Et surtout il faut les faire à votre pied afin d’éviter de se retrouver avec de bonnes ampoules en plein trek (mieux vaut avoir les ampoules chez soi haha).  

 

– Bâtons de rando

Lisa avec ses bâtons de randonnée au début du trek El Choro en Bolivie
Lisa avec les bâtons qu’on venait d’acheter au début du magnifique trek El Choro en Bolivie ♥︎ Ca a bien aidé pour la descente !

Comme je disais ça peut-être utile pour se stabiliser mais ça sert aussi à soulager les jambes de votre poids et celui de votre sac, notamment lors des descentes. Sinon aïe les genoux… Car oui perso je trouve ça plutôt soulageant de descendre, mais je préfère les montées car la descente sollicite justement beaucoup les genoux (et monter a un côté défi que j’aime bien).  

Mais bien sûr les bâtons sont aussi utiles comme point d’appui pour les montées.

– Buff, gants fins, chèche/écharpe

– Selon la température :

Peut-être il vous sera nécessaire de vous habiller vraiment chaudement. Dans ce cas prenez aussi : bonnet, gants chauds, polaire/doudoune ou veste en primaloft, pantalon imperméable (qui sera aussi utile s’il risque de beaucoup pleuvoir).

 

Quel poids de sac à dos idéal ?

Normalement, il faut veiller à ne pas dépasser 20% de son propre poids.

Mais à moins de mal vous y prendre, vous devriez y arriver sans trop de problème 😉

Bon après je fais le malin, mais il est vrai que pour notre trek au camp de base de l’Everest qui dura un peu plus de 2 semaines, j’ai dépassé ce quota. Mon sac faisait 16 kg environ… Mais bon je suis tout maigre, je fais 62 kilos. Si vous avez un IMC plus « normal » que le mien ça ira 😉

Sinon heureusement la plupart du temps mon sac à dos faisait plus dans les 10-12 kg.

 

Comment avoir un sac à dos de trekking léger ?

Porteur népalais qui porte une grosse charge
Les pauvres porteurs népalais qui portent des dizaines de kilos… :/ On a de la chance de pouvoir faire attention à notre dos nous

Il y a 3 techniques pour réduire le poids de son sac à dos de rando :

  • Acheter les éléments qui sont les plus lourds les plus légers possibles :

Je pense notamment à la tente et aux sacs de couchage, bref le matos de camping quoi. Après, comme je disais, un sac bien chaud et léger ça coûte cher. Mais vous avez peut-être juste besoin d’un sac confort 0 qui sera donc pas si cher et assez léger, tout dépend de votre trek.

  • Prendre le strict nécessaire :

Fiez vous aux renseignements que vous avez glânés. Ne prenez pas de polaire si vous savez que la température ne descendra pas en-dessous de 10 par exemple (je dis ça au hasard, en tant que frileux je l’aurais quand même prise je crois haha, mais vous voyez l’idée).

  • Partager ce qui peut l’être :

Si vous êtes à plusieurs, vous pouvez partager la trousse à pharmacie ou la crème solaire par exemple.

 

Où laisser ses affaires quand on part en trek ?

Vous pourrez sûrement laisser le barda que vous n’emportez pas à votre guesthouse (ou hôtel ou auberge, bref). Avec Lisa ça nous ai jamais arrivé de pas pouvoir en tout cas.

Avant de partir, pensez à demander s’ils ont bien une pièce dédiée et si possible fermée ou sinon surveillée. Nous on a jamais eu de problème en tout cas.

On a toujours pris tout notre argent et nos papiers avec nous par contre, car c’est pas en trek qu’on risque de se le faire voler à priori.

 

Mes conseils pour faire un trek écologique

Moi avec ma veste en primaloft écologique Vaude
Pensez à la marque Vaude, en tout cas moi j’aime bien !
  • Partez avec la gourde filtrante water-to-go ou un tout autre système qui évite les bouteilles en plastique jetables
  • Si vous avez besoin de vêtements, prenez les chez Vaude ou Icebreaker qui sont des marques responsables
  • Achetez des aliments avec un minimum d’emballage si possible (je sais c’est pas toujours évident :/)
  • Restez sur sentier de randonnée : si vous sortez vous abîmez la flore locale et pouvez effrayer la faune ! (ou vous faire effrayer haha)
  • Ramassez les déchets trouvés en chemin : mettez les dans le sac poubelle où vous mettez vos déchets de repas

 

Se repérer en randonnée

Moi avec l'application maps.me pendant le trek du camp de base de l'Everest au Népal
Il est où le chemin chérie ? 🙂

Nous on utilisait :

  • maps.me : cette application mobile c’est un peu le Google Maps offline des randonnées ! Vous n’avez pas besoin de connexion internet pour l’utiliser et il y a de nombreux sentiers de randos.  
  • Carte papier d’appoint : on se débrouillait souvent sans, mais si maps.me est insuffisant, mieux vaut en avoir. Ca dépend beaucoup de là où vous randonnez pour en trouver mais allez voir en librairie, grand magasin, office du tourisme…
  • Gaia GPS : on l’a très peu utilisée mais si vous êtes un peu plus calés en topographie que nous (c’est pas qu’on est moins calés, c’est carrément qu’on y connait que dalle en vrai) ça vous plaira : il y a tout le dénivelé, l’altitude et la vitesse !

 

Estimer son budget de trek

Moi au guichet pour payer l'entrée du parc naturel lors d'une randonnée
Il y a parfois des entrées de parcs à considérer pour le budget

Je ne vais pas vous donner ici un budget moyen, car que vous fassiez du trek en Islande ou en Bolivie, ça va pas du tout coûter la même chose.

Cela dit, pour que puissiez faire une évaluation du coût de votre rando, voici les éléments à prendre en compte :

  • Equipement

Si vous n’avez pas tout ce qu’il vous faut, il faudra donc investir un peu. Hésitez pas à regarder ma liste si ça peut vous aider à faire votre choix.

  • Nourriture & eau

Si vous êtes déjà sur place, allez voir au marché et au supermarché les prix de la nourriture. Pour l’eau, si vous êtes intéressés par la gourde water-to-go dont je vous parlais, sachez qu’elle coûte 35€. Une somme rentabilisée en quelques semaines de voyage.

Si vous pensez acheter eau ou nourriture sur le chemin de rando, pensez aussi à vous renseigner sur leurs coûts.

  • Camping sur place ou le refuge

Le camping est parfois payant, renseignez-vous alors sur internet au sujet de votre rando. Pareil pour le refuge.

  • Transports

Pour vous acheminer jusqu’au départ de votre itinéraire et revenir.

  • Entrée du parc naturel/national (éventuellement)

 

Checklist pour bien préparer son trek en autonomie

Voici les éléments à faire ou vérifier pour réussir et profiter un maximum de votre trek ou randonnée en indépendants :

1) Vous préparer physiquement

2) Prendre une assurance : je vous conseille World Nomads Explorer, ils couvrent votre trek, vos dépenses médicales même très élevées et bien d’autres encore

3) Vous renseigner sur : l’itinéraire, la difficulté, la technicité du trek, les points d’eau et la météo

4) Acheter votre équipement : hésitez pas à regarder ma liste d’équipement de trek pour vous aider à choisir le vôtre

5) Préparer votre sac de trekking : voir mon encadré pour avoir un sac léger et bien répartir le poids dans le sac 😉

6) Demander à votre logement pour laisser vos affaires que vous ne prenez pas avec vous en randonnée

7) Télécharger maps.me, et pourquoi pas achetez une carte papier si maps.me est insuffisant.

8) Protéger ce que vous admirez : regardez mes conseils pour faire un trek écolo

9) Estimer votre budget pour : la nourriture, le matériel de rando, le camping, le transport et éventuellement l’entrée dans un parc national ou naturel

10) Prévenez votre logement ainsi qu’un proche que vous partez en trek au cas où il vous arrive quelque chose

11) Profitez de votre trek !

TÉLÉCHARGEZ LA CHECKLIST DE PRÉPARATION DE TREK EN AUTONOMIE

 

Vous aimez mon article ? Epinglez-le !

Préparer son trek en autonomie : équipement de randonnée et conseils pratiques

 

Prêts à partir en trek en autonomie ? 😉

J’espère que mon article va vraiment vous aider à préparer votre trek !

J’ai essayé d’être le plus complet possible en vous donnant ma liste d’équipement de randonnée mais aussi tout un tas de conseils pratiques sur les différents aspects ou problématiques qu’un trek ou une longue randonnée soulèvent 🙂

Vous avez besoin d’inspiration pour votre trek en autonomie ?

Je vous recommande de lire mes articles :

Si vous avez des questions ou quoi que ce soit, commentez et je vous aiderai !

2 commentaires

  1. Bonjour

    Article très complet effectivement comme le premier pays que je vais faire pour mon projet de globe trotter retraité c’est le Népal j’ai prévu de faire deux treks un le premier mois avec visite d’une école pour soutenir une association et un deuxième quand je remonterais l’Inde vers le Myanmar Je vais mettre ton article en référence et ta checklist dans un article que je prépare avec un Népalais qui habite en France
    https://globetrotterretraité.com/guide-de-voyage-au-nepal

    1. Ah merci Régis !! Je me suis donné du mal donc je suis content que ça t’aide ! 🙂
      Oh quel beau projet tu as ! Tu sais déjà quels treks tu veux faire ?
      Merci !! C’est gentil.

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